13.07.2008
Abidjan, la perle de l'ordure
Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire est louée par certaines personnes pour sa beauté. Mais ces personnes n’ont sûrement pas dû y séjourner longtemps pour découvrir sa qualité hygiénique car Abidjan est sale. Il faut le dire.
“La perle de la lagune”. C’est ainsi qu’on nomme souvent la ville d’Abidjan qui ne dément pas cette appellation quand on visite certains de ses endroits. Cependant, la réalité est toute autre quand on rentre dans tous les quartiers. Surtout ceux qui ont une forte concentration économique tels qu’Adjamé, Abobo, Port-Bouet…. A voir les abords des marchés de ces grandes communes, c’est à se demander si l’ivoirien a en lui une notion de propreté. Pourtant il l’a. Il suffit de faire un tour dans les zones rurales pour voir à quel point les villageois accordent une place importante à l’entretien de l’environnement. La Côte d’ivoire possède même un ministère de la ville et de la salubrité urbaine, un ministère de la santé et de l’hygiène publique et un ministère de l’environnement. Alors comment peut-on accepter que des individus s’évertuent sciemment à jeter les ordures en bordure de route et même au milieu de la route comme c’est le cas à Gonzacqueville ? Des tonnes d’ordures qui perturbent la circulation des véhicules et des piétons. Les abords du forum d’Adjamé se transforment en décharge publique selon les périodes. L’échangeur entre l’école de police et la riviera II est “officiellement ” un dépotoir public. La “sensuelle” odeur qui en émane édifierait l’odorat le plus rebelle. Même le parking du District d’Abidjan n’est pas épargné. Pourtant, rares sont ceux qui s’en plaignent. “ On est habitué maintenant oh ! ”, “ On va parler cadeau. Rien ne changera ”, “C’est l’ivoirien même qui est sale oh”, osent dire certaines personnes. Or ces mêmes ivoiriens ne tardent pas à critiquer le manque de modernisme dans les pays limitrophes. Alors que ceux-là sont de vrais exemples de soin de l’environnement. L’ivoirien gagnerait à calquer ce comportement. La faute est souvent imputée aux sociétés de ramassage des ordures, aux particuliers qui en font la collecte, à la mairie de la localité qui n’offre pas assez de bennes ou aux consommateurs et vendeurs qui n’ont aucun scrupule à verser les ordures là où bon leur semble. Dans tous les cas, la solution réside dans une sensibilisation de la population sur la gestion des ordures. Une éducation stricte, avec des mesures drastiques doit s’imposer pour rendre à Abidjan et aux autres villes leur beauté originale.
Source : FlashAfrikMag
00:06 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, ordure, perle, saleté, poussière, abidjan, lagune

