01.12.2008
Election présidentielle : Un face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s`impose
«Il est de notoriété que Monsieur Gbagbo et son parti n’ont jamais eu de programme de gouvernement eux qui se contentent de plagier de la plus mauvaise manière leurs prédécesseurs, incapables qu’ils sont de comprendre ce qu’ils copient comme des robots. Comment, dans ces conditions, Monsieur Gbagbo pourrait-il soutenir un ou des débats sur des programmes de gouvernement qui n`existent pas et dont il se demande comment un tel document se confectionne ? Il sait qu’il sera ridicule, parce qu’il ne s’agira pas de venir sortir des clichés usés du genre : “Nous allons gouverner autrement”.
Ces formules creuses pour amuser la galerie et autres galéjades pour séduire des pommés et des gueux se disant patriotes ne font plus recette. D’ailleurs, si l’audimat de la radio et de la télévision nationale FPI a chuté de façon si vertigineuse, c’est parce que les Ivoiriens en ont ras-le-bol des menteries qu’on leur déverse à longueur de journée et qui sont quotidiennement contredites par les faits. Monsieur Gbagbo sait qu’il est incapable de soutenir le moindre débat politico-socio économique avec le président Bédié et le Premier ministre Ouattara. Parce que soutenir un débat avec quelqu’un, ce n’est pas se rendre dans les agoras et les fora pour donner son “gbô” à des crétins et à des va-nu-pieds qui se contentent d’avaler sans discernement ce qu’on leur sert. Il faut convaincre et surtout mettre ses adversaires et contradicteurs K.O. Il se trouve que nous ne voyons pas dans quel registre et avec quels arguments Monsieur Gbagbo pourrait mettre K.O le président Bédié et le Premier ministre Ouattara».
Ces propos à la fois injurieux, démagogiques et truffés de contrevérités sont un extrait d’une chronique du Professeur Niamké Koffi alias Doubé Binty, militant du PDCI-RDA, porte-parole de Henri Konan Bédié et du PDCI), publiée dans le quotidien «Le Nouveau Réveil» (proche du PDCI-RDA) daté du samedi 29 novembre 2008.
Au-delà du venin qui le caractérise, ce pan du texte de Doubé Binty met subtilement au goût du jour une préoccupation qui nous paraît essentielle. A savoir organiser un débat contradictoire à la télévision nationale, durant la campagne pour l’élection présidentielle, entre les principaux candidats que sont Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Cet exercice constituera un grand pas en avant pour la jeune démocratie ivoirienne en pleine construction. Mais un tel débat que l’on voudra totalement dépassionné entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s’impose pour d’autres raisons fondamentales. D’abord, ce sera l’occasion pour chacun d’eux de présenter son projet de société et son programme de gouvernement. Ensuite, ils s’expliqueront sur leur gestion de la Côte d’Ivoire. Enfin, ils répondront aux accusations portées contre chacun d’eux à propos de leur responsabilité dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis septembre 2002. Et même bien avant cette date, soit depuis 1993.
Du programme de gouvernement des candidats
Les partis politiques qui portent leurs candidatures respectives (FPI, PDCI-RDA et RDR) et leurs différents états-majors soutiennent que Gbagbo, Bédié et Ouattara possèdent tous des programmes de gouvernement et des projets de société. Même si les observateurs attentifs de la vie politique savent que c’est le FPI qui constitue le précurseur en la matière sur l’échiquier politique ivoirien. C’est, effet avec le FPI que les Ivoiriens ont réellement entendu parler en 1990, d’un projet de société et d’un programme de gouvernement. Durant ses six ans de présence à la tête de l’Etat ivoirien (1993-1999), Bédié a parlé de «l’Eléphant d’Afrique ». Perçu par ses partisans comme un programme de gouvernement ou un projet de société, c’est selon. En octobre dernier, au cours de son investiture comme candidat du RDR à la présidentielle, Ouattara a présenté son programme de gouvernement. Certaines personnes l’ont qualifié de pâle copie de celui du FPI. Est-ce vrai ? Quelle est la différence entre le programme de gouvernement de Gbagbo et celui de Ouattara ? Entre le programme de Ouattara et de Bédié ? Ou celui de Gbagbo et de Bédié ? C’est à toutes ces questions que le débat télévisé répondra en direct.
Ce débat éclairera également la lanterne des Ivoiriens sur la gestion de la Côte d’Ivoire par ces trois personnalités. Parce qu’à la vérité, ils ont tous dirigé ce pays à divers niveaux. Deux d’entre eux en tant que président de la République et chef de l’Etat. Ce sont Henri Konan Bédié (de 1993 à 1999) et Laurent Gbagbo (depuis octobre 2000). Le troisième, Alassane Dramane Ouattara, a dirigé le pays en tant que Premier ministre et véritable chef de l’Etat. Puisqu’à partir de 1991, lorsque l’état de santé du président Félix Houphouet-Boigny a commencé à se dégrader, c’est le Premier ministre Alassane Ouattara qui tenait les rênes du pouvoir. Il décidait quasiment de tout, de 1991 à 1993. De 1991 jusqu’à la mort d’Houphouet en décembre 1993, l’homme fort au sommet de l’Etat en Côte d’Ivoire était Alassane Dramane Ouattara. Il en était si conscient et y avait tellement pris goût qu’il avait tenté de tenir tête à Bédié, le dauphin constitutionnel à la mort d’Houphouet.
S’expliquer sur la crise de septembre 2002
Le face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara permettra, par ailleurs, à la population ivoirienne de savoir la responsabilité de chacun des trois personnalités dans la crise qui a éclaté en septembre 2002 (coup d’Etat manqué mué en rébellion armée). Ils pourront s’expliquer sur les questions que les uns et les autres se posent au sujet de leur rôle dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis 1993. La lumière pourra être faite sur le coup d’Etat de décembre 1999 et bien d’autres événements qui ont marqué la vie politique ivoirienne.
Autre préoccupation qui pourrait être abordée, celle des relations entre la Côte d’Ivoire et la France, entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde durant les prochaines années. De quelle nature seront-elles ? Qu’est-ce qui sera privilégié ? Autant de questions qui apparaissent déterminantes et pour lesquelles Gbagbo, Bédié et Ouattara doivent indiquer aux Ivoiriens dans quel sens chacun d’eux veut conduire le bateau Ivoire. Comme l’actuel chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, lui-même, l’a dit récemment : «Il y a trop de mensonges en Côte d’Ivoire».
Le débat télévisé en direct permettra aux Ivoiriens de savoir d’où viennent ces mensonges.
Par Didier Depry
22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, débat présidentiel, face a face, gbagbo, bédié, wodié, ouattara
23.10.2008
Gbagbo accusé de corruption par les Malgaches ?
Le président ivoirien a-t-il soudoyé les joueurs malgaches comme cela se raconte sur la grande île ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, des sources affirment que le chef de l’Etat ivoirien, en marge de la dernière journée des éliminatoires du second tour de la CAN et du mondial 2010, le samedi 4 octobre dernier, a offert à chaque joueur malgache la somme de 500 US dollar américain (200.000 FCFA). Un « cadeau » très mal perçu par les autorités malgaches selon le journal malgache L’Express publié le samedi dernier. « Le ministre malgache de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs Jean Louis Robinson a exprimé sa colère vendredi à Antananarivo vis-à-vis du président ivoirien Laurent Gbagbo qui a donné de l`argent aux footballeurs malgaches quand ils sont allés en Côte d`Ivoire la semaine dernière », écrit le tabloïd. Le ministre malgache des sports, qui animait une conférence de presse le vendredi a ensuite affirmé que le geste de Gbagbo « compromet non seulement notre sport, mais aussi notre pays ». Avant d’espérer que ce curieux don n’ait eu aucun rapport avec le résultat du match. La Côte d’Ivoire avait surclassé les Bareas par le score de trois buts à rien pour terminer en tête du groupe 7 de ce tour éliminatoire combiné de la CAN et du Mondial 2010. Manifestement, cette information du ministre malgache prouve que le président Gbagbo a gaffé. Il n’aurait pas dû donner de l’argent, sous aucun prétexte, aux adversaires des Eléphants. Car cela ressemble à tout point de vue à une tentative de corruption. Surtout que rien ne justifiait un tel élan de générosité. Même si le ministre malgache des sports reconnaît que ses joueurs étaient à court d’argent. «J`admets que les joueurs sociétaires des Barea de Madagascar ont été à court d`argent de poche lors de ce périple en terre ivoirienne mais je ne sais pas s`ils ont bien fait d`accepter ce cadeau», s’interroge Jean Louis Robinson. Le faisant, Gbagbo s’est mépris et ses conseillers auraient du lui dire qu’une telle gentillesse peut être mal interprétée. Que la FIFA ne permet et tolère aucune ingérence du politique dans le sportif. Et beaucoup moins quand des billets de banque rodent autour d’un match de football estampillé du sceau de la fédération internationale. Il est vrai que sur le terrain, les Bareas avaient très peu d’argument pour contrarier la formation ivoirienne qui dominait déjà ce groupe et était quasiment assurée d’être présente dans la dernière ligne droite des éliminatoires de la CAN et de la coupe du monde 2010, mais l’attitude du premier capitaine n’est pas sans reproche.
Source : Koné Lassiné
16:02 Publié dans Sport | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, madagascar, football, corruption, gbagbo, kalou
21.10.2008
Classement dette publique : Côte d'Ivoire 13ème du monde
Mauvaise gestion du 16ème étage de l'Immeuble Sciam d'Abidjan (Ministère de l'économie) ? La Côte d'Ivoire se retrouve 13ème sur 120 pays dans le classement de la dette publique, et 3ème pays africain. Bohoun Bouabré, le poulain de Gbagbo, avait t'il bien géré l'économie ivoirienne pendant ses longues années au poste de Ministre de l'Economie ?
Ceci est une liste de pays par dette publique en pourcentage du produit intérieur brut, basé sur le CIA World Factbook. Quelques entités non souveraines figurent dans cette liste pour information et comparaison.
Sauf indication contraire, les données par pays sont des estimations pour l’année 2006. Les chiffres peuvent varier selon les définitions de la dette publique ; la définition retenue est celle de CIA World Factbook :
-Nations par dette publique, en 2006
-Rang Pays Dette publique
(% du PIB)
-Autre chiffre (autre date)
1 Liban 190,20
2 Japon 177,60
3 Jamaïque 137,10
4 Seychelles 134,40
5 Égypte 113,40
6 Italie 106,70
7 Singapour 98,30
8 Zimbabwe 96,40
9 Sri Lanka 93,00
10 Belgique 88,80 [2]
11 Israël 84,90
12 Nicaragua 83,10
13 Côte d'Ivoire 82,50
14 Grèce 82,40
15 Bhoutan 81,40 (2004)
16 Éthiopie 80,30
17 Uruguay 72,10
18 Jordanie 69,80
28 Allemagne 63,10 (2008)
19 Maroc 67,40
20 Maurice 66,40
21 États-Unis 65,60 (2008)
22 Portugal 65,30
23 Hongrie 64,90
24 Chypre 64,80
25 France 64,20
26 Argentine 64,00
27 Philippines 63,80
29 Soudan 63,20
30 Autriche 62,10
31 Inde 60,00
32 Turquie 59,80
33 Panama 58,40
34 Colombie 56,80
35 Tunisie 55,70
36 Pakistan 55,10
37 Serbie 53,10 (2005)
38 Costa Rica 51,80
39 Suisse 51,00
40 Pays-Bas 49,40
41 Gabon 49,10
42 Canada 48,70 (2004)
43 Kenya 48,50
44 Ghana 48,00
45 Suède 47,80
46 Papouasie-Nouvelle-Guinée 47,00
47 Aruba 46,30 (2005)
48 Croatie 46,10
49 Brésil 46,00
50 Pologne 45,50
51 Vietnam 43,80
52 République dominicaine 43,30
53 Royaume-Uni 42,70
54 Malaisie 42,30
55 Macédoine 41,50
56 Norvège 41,20
57 Thaïlande 41,20
58 Salvador 41,10
59 Espagne 39,90
60 Bangladesh 39,60
61 Malawi 39,40
62 Finlande 38,90
63 Indonésie 38,60
64 Syrie 37,90
65 Trinité-et-Tobago 37,50
66 Zambie 35,70
67 Slovaquie 35,00
68 Taiwan 34,60
69 Honduras 33,60
70 Afrique du Sud 33,30
71 Équateur 33,00
72 Pérou 32,60
73 Arabie saoudite 32,20
74 Islande 31,50
75 Bahreïn 31,00
76 Namibie 30,70
77 Danemark 30,10
78 Moldavie 30,00
79 Yémen 29,20
80 Paraguay 27,80
81 Tanzanie 27,80
82 République tchèque 27,50
83 Qatar 26,80
84 Angola 26,60
85 Bulgarie 26,20
86 Slovénie 25,80
87 Corée du Sud 25,20
88 Irlande 24,90
89 Ouzbékistan 24,80
90 Cameroun 24,40
91 Venezuela 24,30
92 Iran 23,60
93 Bosnie-Herzégovine 23,40
94 Mexique 23,20
95 Guatemala 23,20
96 Mozambique 23,20
97 Chine 22,10
98 Nouvelle-Zélande 21,20
99 Ouganda 19,40
100 Roumanie 18,30
101 Lituanie 18,20
102 Sénégal 16,30
103 Émirats arabes unis 16,20
104 Australie 16,10
105 Nigeria 15,70
106 Ukraine 14,10
107 Hong Kong 13,30
108 Algérie 12,80
109 Kazakhstan 12,50
110 Lettonie 9,90
111 Azerbaïdjan 8,30
112 Koweït 8,20
113 Russie 7,70
114 Botswana 6,60
115 Wallis-et-Futuna 5,60 (2004)
116 Chili 5,40
117 Libye 5,40
118 Guinée Equatoriale 4,20
119 Estonie 4,10
120 Oman 3,40
Par Akwa Bahi Jean-Christophe & classement CIA World Factbook
19:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : classement, dette publique, côte d'ivoire, bohoun bouabré, gbagbo, ivoirenews
10.10.2008
Bédié prépare un coup d'Etat
Des jours sombres s’annoncent sur la Côte d’Ivoire. Dans l’ombre, les putschistes s’attèlent aux derniers réglages avant le lancement de leur vaste opération de déstabilisation. Révélations. Les armes vont-elles à nouveau crépiter en Côte d’Ivoire ? Si on en croit des sources proches des grandes oreilles de la République, l’éventualité est plus que probable, car, indiquent-elles, les déstabilisateurs du régime Gbagbo n’entendent pas lâcher prise. Ils sont actuellement à pied d’œuvre pour porter l’estocade au locataire de la Présidence et partant, à l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Ils reviennent à la charge après avoir momentanément pris du recul, suite à la découverte de leur projet prévu initialement pour se tenir le 12 septembre dernier. En effet, nos sources au cœur de cet énième coup tordu contre la République, rapportent que les hommes qui travaillent au retour de Bédié, au pouvoir, n’ont pas chômé ces derniers jours. C’est ainsi qu’il y a une semaine, ils se sont rencontrés à Prikro et non à Daoukro, comme ils avaient pris l’habitude de le faire. Le changement de lieu s’explique, dit-on, par le souci de brouiller au maximum, les pistes, surtout après la mutinerie survenue les 24 et 25 septembre 2008 dans cette localité. A cette séance de travail, on notait la présence de deux anciens ministres du régime Bédié, d’un commissaire de police en poste à l’inspection générale des services de police, du colonel N’zio, un mercenaire Ghanéen, du colonel Lebahi, un mercenaire libérien qui, précise notre informateur, supplée, depuis peu, l’absence du colonel Gaoudi Oulatta, toujours acteur, mais désormais en retrait, après avoir été découvert. Deux officiers supérieurs des Fds et trois autres de la force Licorne, dont les noms sont volontairement tenus au secret pour nécessité d’enquête, bouclent la liste de présence. De la rencontre, il ressort qu’à partir du 20 octobre prochain, toute la Côte d’Ivoire sera paralysée, avec des troubles qui vont simultanément éclater en plusieurs endroits du territoire. Ceux-ci partiront de l’Ouest. La chienlit sera l’œuvre de combattants recrutés au Libéria, au Burkina Faso, en Sierra-Léone et au Mali. Ces derniers, qui, selon nos sources, sont déjà présents en terre ivoirienne, prendront le soin de se vêtir en tenues militaires pour semer la confusion au sein des forces régulières et agir par surprise. Et pendant que le président Laurent Gbagbo cherchera à éteindre le feu ainsi allumé aux quatre coins du pays, en dégarnissant nécessairement les forces basées à Abidjan, les putschistes profiteront pour frapper la capitale économique. Dans cette entreprise, ils comptent sur des éléments des Fds qu’ils disent nombreux à avoir rallié leur cause, à coups de billets de banque. Sur la question, notre informateur indique que les hommes de Henri Konan Bédié, se sont voulu rassurants en soutenant que, pour tout ce que l’ancien chef de l’Etat aurait fait pour « son fils Mangou », ce dernier, ne peut pas se mettre au travers de leur chemin, pour défendre Laurent Gbagbo. Sûrs de leur fait, les putschistes ont même annoncé la date du 26 octobre comme la fin de règne de l’actuel chef de l’Etat et la prise de pouvoir de Bédié. La date choisie, loin d’être hasardeuse, est plutôt symbolique et rappelle un certain 26 octobre 2000, jour de la prestation de serment du président Laurent Gbagbo. Prolixes, les hommes du « sphinx » de Daoukro, ont aussi soutenu avoir des armes bien planquées dans des cachettes, à Abobo-Kennedy, à Yopougon et à Abobo-Gagnoa gare. Aussi, selon des informations en notre possession, en cas de réussite de l’opération, Charles Konan Banny est pressenti pour occuper la Primature quand le colonel Jules Yao Yao lui est annoncé à la tête des armées. A tous les participants de la rencontre de Prikro, il a été recommandé la plus grande discrétion autour du projet, le mentor n’ayant, dit-on, pas encore digéré les fuites qui ont atterri début septembre, dans les colonnes de « Le Matin d’Abidjan ». Et cela, après les avoir assuré du soutien de la France au projet. Vrai ou faux, une chose est certaine, Paris est au moins, dans le secret des dieux. En témoigne un fax en provenance du siège de Paris que nous avons intercepté et annonçant une modification de ses horaires sur Abidjan, le 25 octobre 2008, pour
«respect de couvre feu suite au changement de saison et passage horaire hiver». En clair, la France annonce que le vol AF 703/25 oct 08 Abj 252240 CDG 206500 QQQCDG 98/2C
se fera dans les conditions particulières. Parce que ce jour-là, il y aura un couvre-feu dans la capitale économique ivoirienne. Notons que la compagnie française n’est pas à son premier coup de ce genre. En Décembre 1999, dans la fièvre du coup d’Etat, elle avait pondu un communiqué annonçant que Alassane Dramane Ouattara , arrivait à Abidjan, à bord d’un de ses vols pour venir y exercer le pouvoir d’Etat. De là à penser que, dans la foulée de la cérémonie de remise du prix FHB de la paix de l’Unesco, Henri Konan Bédié a mis, avec ses réseaux français, la dernière main à la pâte de son putsch, il y a un pas que des observateurs ont vite fait de franchir. Pour sa part, le leader du Rdr séjourne depuis quelques jours aux Etats-Unis. Les deux ténors du Rhdp seront-ils de retour à temps pour vivre la période du couvre-feu avec leurs compatriotes ? Ou au contraire, se mettront-ils soigneusement à l’abri, attendant de voir un peu plus clair avant de revenir sur les bords de la lagune Ebrié ? Wait and see. La République est avertie.
Par Safiatou Ouattara
16:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, coup d'etat, air france, gbagbo, bédié, ivoirenews
28.09.2008
Election CI : Pas de débat présidentiel ?
La date du premier tour de l'élection présidentiel est fixée au 30 novembre. La question est de savoir s'il y aura un débat entre adversaires ou même un face à face à l'entre deux tours. Nombreux sont les ivoiriens qui aimeraient voire Gbagbo, Bédié et Ouattara sur le même plateau confrontant leur idée, comme on le voit d'en d'autres pays démocratiques tels que la France, l'Italie ou même les Etats-Unis ou 3 face à face ont été fixés entre Mc Cain et Obama à la télévision et radio cette année.

En France depuis le siècle derniers, les adversaires se sont toujours livrés a un débat acharné confrontant les idées et les programmes à la télévision et à la radio, suivit par de millions de Français, ainsi on a assisté au débat Giscard-Mittérand (1974 et 1981) ; Mittérand-Chirac (1988) ; Chirac-Jospin (1995) et Royal-Sarkozy (2007).
Le débat en général est une discussion (constructive) sur un sujet, précis ou de fond, annoncé à l'avance, à laquelle prennent part des individus ayant des avis, idées, réflexions ou opinions divergentes pour le sujet considéré. Un débat peut s'exprimer sous diverses formes, la plus courante étant la réunion en un même endroit des personnes physiques mais il existe des autres débats. Le débat présidentiel est un rituel immuable auxquels se livrent, à chaque élection présidentielle pendant l'entre deux tour, les deux candidats à la présidence, duellistes, restant après le vote du premier tour. Pendant un débat, les adversaires critiquent ouvertement l'adversaire, annoncent et défendent leur programme. Il permet de voir la personnalité de chacun, la capacité d'argumentation et les idées implacables de chacun sous la houlette de questions de journalistes qui guident le debat.
Dans le cas des débats présidentiels, il y'a un ou deux arbitres qui sont des journalistes neutres, qui posent des questons cruciales, qui pourraient dans le cas ivoirien être : "Quelles sont vos propositions pour réduire l'insécurité à Abidjan" ou "Quel sera votre politique d'immigration".
Les populations aimeraient voire un débat radiotélévisée, en Côte d'Ivoire entre les opposants politiques, le débat est par ailleurs souvent signe de démocratie. Mais pourquoi la RTI n'en propose pas ?
Voici un aperu de débat, dans cette vidéo Ségolène Royal se met en colère contre Sarkozy (en 2007), un des tournants de l'élection présidentielle 2007 en France :
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
22:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, débat présidentiel, gbagbo, ouattara, bédié, obama, mccain
13.09.2008
Dès aujourd'hui le spot vidéo des elections CI 2008 disponible sur le net !
Le Spot tv des élections présidentielles ivoiriennes 2008 d'environ 2 minutes sera disponible entre le 12 et 13 septembre 2008 sur internet. C'est un spot vidéo bien réalisé (musique suspense, mixage de meeting de politiciens, image culte et top,...). Akwa Bahi se chargera de vous le rapporter sur Ivoirenews.
19:25 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, bédié, ouattara, gbagbo, elections, afrique, fauteuil
21.06.2008
Gbagbo s'est mis au travail
Gbagbo se rattrape ! il s'est mis au travail !
La Côte d'Ivoire à connue la crise la plus sanglante de son histoire pendant le mandat officiel de Gbagbo, personne ne peut le nier. Mais depuis quelques mois, on observe un nouveau visage du président Gbagbo. On constate qu'il est de plus en plus soucieux des ivoiriens et de la Côte d'Ivoire. On a d'abord vu son professionnalisme en qui concerne les manifestations contre la vie chère. Il a procédé à des mesures économiques en vue de faire baisser les prix. Un peu avant, l'indice de securité etait passé de 3 à 2.
Gbagbo contre la corruption
Gbagbo a décidé de sevir face à la corruption, ainsi depuis le 2 juin, un lourd programme de lutte contre le racket estimé à 500 000 000 de F CFA a débuté. Il a affirmé a ce propos : "Il faut encourager Mangou pour ne pas que la Côte d'Ivoire soit classée (au premier rang des pays corrompus, Ndlr). L'administration c'est la colonne vertébrale de l'Etat. On ne doit pas utiliser l'administration pour s'enrichir sur le dos des usagers. Si tel est le cas, il n'y a plus d'Etat. Le président compte sur l'armée et l'administration pour mener sa politique". 23 responsables seront aussi mis en examen pour détournements de fonds dans la filière café-cacao. Concernant la Lutte contre la fraude financière, 500 agents ont étés déployés sur le terrain recement. Pour la fraude aux examen, Gbagbo a aussi decidé de sevir, voilà ce qu'il a affirmer : "M. Le ministre de la Fonction publique, vous avez commencé, continuez ! Je suis avec vous. Frappez tous ceux qui vendent des places aux concours. Engageons-nous pour lutter contre la corruption".
Gbagbo l'homme des grands chantiers
Outre les travaux de Yamoussoukro qui devraient à terme créer 130 000 emplois, et la construction des deux raffineries, Gbagbo a ouvert d'autres projets ambicieux (Voiries Port d'Abobo, Stations de peage, agrandissement du PAA, Pipeline, autoroute du nord...). Le 11 juin il a procédé, dans le village d’Azito sis dans la commune de Yopougon, à la pose de la première pierre du pont devant relier le Port autonome d’Abidjan au village d’Azito et du nouveau terminal à conteneurs dudit port sur l’île Boulay. Gbagbo a aussi insister pour la reprise immediate des travaux du troisième pont d’Abidjan devant relier Marcory à Cocody. Il a aussi initié un projet pilote qui vise à mettre à péage deux tronçons routiers : l’autoroute du nord et l’axe Abidjan-Akoupé. Trois postes à péage seront construits à Attinguié, pour l’autoroute du nord, et deux à Moapé et Thomasset pour le tronçon Abidjan-Akoupé. Les travaux de ces 3 stations ont démarrés en mars 2008. Pour Gbagbo, l’Etat de Côte d’Ivoire ne disposant pas de moyens financiers pour construire de nouvelles routes, la construction de stations à péage est la solution idoine pour résoudre ce problème. "C’est la forme moderne de financement des routes aujourd’hui ".
Le président procede aussi à la réalisation d’une voie express reliant le pont au réseau routier national avec jonction au niveau du troisième pont de Yopougon et a réalisation de travaux d’amenée des réseaux publics d’eau, d’assainissement, d’électricité et de téléphone en bordure du domaine concédé (points de l'extension du port).
Gbagbo a lancé la réalisation du prolongement de l’autoroute du nord vers Yamoussoukro. Dans ces nombreux projets ambiancieux on comte la renovation d'infrastructures sportives (en vue du CHAN 2009) ; la construction d'hôpitaux etc
Gbagbo prend du poids dans le concert des Nations
Gbagbo le nouvel avocat des pays africains dans le concert des nations du sud ? peut-etre, en tout cas c'est dans cette esprit qu'il a été invité au Venezuela en vue de symboliser avec Hugo Chavez la cooperation sud-sud ou la cooperation Amerique Latine-Afrique. Laurent Gbagbo est de plus en plus considéré dans la communauté des pays du Sud (selon, Daniel Ortega, president du Nicaragua, "Gbagbo est un leader mondial"). Premièrement, par sa volonté Yamoussoukro a acceuillit la 12 ème session du Groupe des 77 (130 membres) + la Chine. Il a ensuite prouvé par ses propositions qu'il se souciait de la solidification des relations des pays du sud pour de son developpement. Il a entre autre proposé la création d’une Banque d’investissement du Sud pour l’Afrique (à Yamoussoukro), la mise en place d’un Fonds de stabilisation des produits alimentaires et la taxation sue les exportations de matières premières.De surcroix, Gbagbo a renforcé les liens ivoiriens avec l'Algerie, le Nicaragua, la France, le Qatar, le Costa Rica, la Russie, la Belgique, l'Afrique du Sud, la Sierra Leone...
Gbagbo nous presente depuis quelques semaines son nouveau visage, ou peut-être son autre face
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
13:40 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, gbagbo, afrique, chantier, port d'abidjan, democratie, groupe des 77
19.06.2008
Côte d'Ivoire : Un homosexuel président ?
Côte d'Ivoire : Un homosexuel président ?
Alors qu'a partir des année 1990 un certain scandale homosexuel traversait toute la Côte d'Ivoire concernant un animateur de télévision ivoirien, en 2008 cette même personne, Yves Louis Noël Zogbo surnomé Yves Zogbo Junior, à l'instar de Bertrand Delanoé en France, a annoncé sa candidature à la présidentielle.
Zogbo Junior est un grand animateur en Côte d'Ivoire depuis les années 1980. Il a fait un passage à Radio France Internationale (RFI) en 1987 puis sur les antennes de la Radiodiffusion télévision Ivoirienne (RTI) ou son père était directeur. Il devient très vite populaire et le moteur des nouveaux courants musicaux. Après il devient administrateur de Radio Nostalgie en Côte d'Ivoire. Puis il travaille en tant que chargé de mission du Président de la République Henri Konan Bédié (d’où ses relations très proches avec Charles Blé Goudé ou encore Soro Guillaume, l`actuel Premier ministre ivoirien). Candidat aux élections législatives sous le régime du général Guei, en 2000, il fut le conseiller du ministre d’état chargé de la défense Moïse Lida Kouassi. Mais plus tard il s'éxile brusquement en République Démocratique du Congo ! alors que dans le même temps une ancienne rumeure circulait toujours à Abidjan et affirmait que Zogbo Junior et l'artiste chanteur Frédéric Meiway étaient homosexuels. Les Abidjanais murmuraient "Zogbo junior le pédé" partout dans les rues abidjanaise. Meiway a plus tard reconnut avoir eu des rapports sexuels avec un homme quand il était jeune.
Pour l'instant, avant le 30 novembre 2008 (date des élections ivoiriennes), Zogbo Junior est conseiller technique aux côté de Jean-Marie Kassamba, Coordonateur en Chef des Projets auprès du Chef de l’état de la République démocratique du Congo.
Sur les sites de débats ivoiriens certains portent des critiques virulentes concernant l'animateurs, des internautes affirment ne pas vouloir êtres gouvernés par un homosexuel (en voici un sur ce lien :
clique ici pour voir ). Enfin, c'est vrai que c'est pas en Côte d'Ivoire qu'il sera facile de voir un homosexuel président, en tout cas pas au début du XXI ème siècle. Si personne ne sait si Zogbo Junior est réellement homosexuel, ce qui est sûre c'est que sa côte de popularité a baissée. Ce sera dans un contexte difficile que Yves Zogbo Junior se présentera face aux autres candidats ivoiriens. Mais au final, qui sait si l'animateur détronera l'autre animateur qui lui il anime en boîte de nuit !
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
21:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, élections présidentielles, afrique, homosexuel, zogbo junior, gbagbo, wade
11.06.2008
Gbagbo reçoit le Prix Leadership
Laurent Gbagbo reçoit le Prix Leadership du "Groupe des 77"

Le président ivoirien, Laurent Gbagbo a reçu mardi soir, le prix d’excellence et de leadership, décerné par le groupe des 77, a constaté APA sur place à Yamoussoukro.
C’est le premier ministre d’Antigua et Barbuda, M. Baldwin Spencer, par ailleurs président en exercice du groupe des 77 qui a décerné ce prix au président ivoirien lors de la cérémonie solennelle d’ouverture des travaux de la douzième réunion du Comité intergouvernemental de suivi et de coordination de la Coopération Sud- Sud, du Groupe des 77 et la Chine.
Selon M. Spencer, ce prix vise à récompenser les efforts du président ivoirien Laurent Gbagbo pour ses efforts de paix dans son pays et dans la sous région ouest africaine.
En crise depuis septembre 2002, la Côte d’Ivoire tente de se sortir d’une crise de plus cinq ans après la signature de l’accord de Ouagadougou issu du dialogue direct que M. Gbagbo a proposé aux ex rebelles des Forces Nouvelles.
Le premier tour de l’élection présidentielle, sans cesse repousée dans ce pays est à nouveau fixé au 30 novembre prochain.
source : APA
21:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, gbagbo, prix leadership, groupe des 77, yamoussoukro, ivoirenews
27.05.2008
Nostalgie : l'hommage à Bédié
Tout le monde se souvient dans les années 1970-1980, Ernesto Djédjé "l'épervier", le "roi du Ziglibithy" chantait en l'honneur de Konan Bédié, c'était un véritable hommage !
Et oui, dans les années 1970, Konan Bédié n'était pas le même qu'aujourd'hui, l'enfant de Daoukro était populaire et c'était le chouchou de Félix Houphouët-Boigny.
Ernesto Djédjé affirmait dans son morceau que H.K.Bédié était "une carpe qui nage dans tous les milieux [...] il n'était pas seulement l'enfant de Daoukro, mais de toute la Côte d'Ivoire [...] tu nous as rendu beaucoup service, la Côte d'Ivoire ne t'oubliera jamais". En effet, dans ces années, Konan Bédié avait beaucoup rendu service à la jeunesse ivoirienne.
Enfin aujourd'hui feu Ernesto "l'épervier, l'arbre de la fôret" qui avait d'ailleur critiqué Gbagbo dans une de ses chansons n'est plus de ce monde, rendons lui plutôt un hommage. Ernesto, Ivoirenews te rend hommage !
Voici le Vidéo-clip :
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
18:35 Publié dans Souvenirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'ivoire, bédié konan, gbagbo, ernesto djédjé, hommage, mort, populaire


