04.06.2008
Affaire FAO : Wade a peut-être raison
AFFAIRE FAO : Abdoulaye Wade attaque son "Frère Diouf" et pourquoi n'aurait'il pas raison ?
Il y'a deux semaines, dans un discours télévisé (à RTS - chaîne sénégalaise), alors que son pays est menacé par les manifestations contre la cherté de la vie, le président sénégalais à critiqué l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le président sénégalais à affirmé que la FAO était "Un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain". Selon lui, cette organisation est inefficace. Il a demander la suppression de cette institution dont le président est le sénégalais Jacques Diouf et la création d'une autre organisation plus efficace et installée en Afrique, c'est à dire au cœur du problème et non pas à Rome.
La part de vérité
Dans le système pratiqué par la FAO, le problème alimentaire africain est pris en aval et non en amont. La FAO ne fait pas d'important programme alimentaire mais que des dons. L'Afrique préfère comme l'a dit A.Wade un "investissement innovant dans l'agriculture en Afrique" car l'Afrique n'entend pas faire de l'aumône qui ne règle en rien son problème. Le problème dans certains pays africains c'est que les producteurs n'ont pas assez de moyens pour planter en quantité et peu de moyens techniques modernes qui permettraient d'atteindre une autosuffisance alimentaire au niveau nationale.
Prenons pour exemple la Côte d'Ivoire qui a aussi connut des émeutes de la faim. Dans ce pays Ouest-africain, le riz constitue la nourriture de base d'une grande partie des populations. L'État importe 700 mille tonnes de riz pour plus de 152 milliards de FCFA (à peu près 232 000 000 €) par an. Et pourtant, certains pays fournisseurs comme la Chine, la Thaïlande premier producteur mondial du riz, n'ont pas été aussi "gâtés" par la nature que la Côte d'Ivoire. L'espace cultural et la démographique galopante sont autant d'éléments qui devraient faire de ce dragon d'Asie, une oasis de famine. Mais que non, le 1 milliard 600 millions de chinois mangent suffisamment et arrivent à exporter le surplus vers les autres pays notamment la Côte d'Ivoire.
De sur croix, selon les experts, le riz pousse partout en Côte d'Ivoire ! et on peut facilement et rapidement ramener les importations à 5 mille tonnes par an comme le veut l'État mais les moyens injectés restent insuffisants.
Pour revenir à la FAO, son budget s'élève chaque année à 867,6 millions de dollars, le président Wade à lui dénoncé "certaines ONG, goulues et dévoreuses de ressources d'aide qui en absorberont une bonne partie au moyen de toutes sortes d'artifices, en administration, voyages et frais d'hôtel luxueux de soi-disant experts, plutôt qu'en actions".
La réponse de Diouf
Jacques Diouf a lui jugé "inopportunes" les virulentes déclarations du président sénégalais et l'a renvoyé "à ses problèmes".
La position de Ban-Ki Moon
Devant cette allocation solennel du Président Wade, Ban-Ki Moon compatit mais n'entend pas céder, il a affirmé à la presse : "Vu la gravité et le sérieux de la situation, je veux comprendre l’irritation de beaucoup de dirigeants africains et compatir avec eux, y compris le président Wade du Sénégal".
Pour finir, on peut resté serein, ce problème alimentaire qui existe depuis plus de 40 ans sur le continent africain se règlera certainement dans un peu moins d'un mois à Rome (siège FAO). Enfin, c'est ce que nous croyons ! ce qui est sûre, il se tiendra une importante réunion internationale sur la crise alimentaire mondiale à l'extérieur du continent le plus pauvre.
Par Akwa Bahi Jean-Christophe.
18:15 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, Sénégal, Wade, FAO, Diouf, Dossier, Ivoirenews
22.05.2008
L’Union Africaine : Pour quoi ?
Dans quelques jours, précisément le dimanche prochain 25 mai, l’organisation de l’Unité Africaine aura 45 ans. D’une structure dédiée à la décolonisation, la mutation en Union Africaine doit éclaircir les rôles et missions de l’organisation panafricaine. Que de chemins parcourus ?
Cependant, à l’heure actuelle, hormis l’ancien Président Béninois Emile Derlin Zinzou, aucun des chefs d’Etat, pères fondateurs de l’OUA, ne se trouve encore parmi nous. Excepté les présidents Ahmed Sékou TOURE de la Guinée et Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire (morts au pouvoir), Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Léopold Sédar Senghor du Sénégal (décédés après avoir bien longtemps abandonné le pouvoir), tous les autres pères fondateurs de l’organisation ont été soit destitués, soit victimes de coups d’Etat. La défunte OUA était essentiellement politique.
Créée en vue de consolider la paix et la concorde entre tous les Etats du continent, l’OUA n’a jamais pu accomplir cette noble mission. La preuve, aussitôt après sa naissance, elle connaîtra des conflits internes aigus tel le problème du Sahara Occidental. C’est ce problème qui est à l’origine du retrait du Maroc de l’organisation. Malgré moultes démarches et tractations, le Roi Hassane II n’a jamais voulu faire réintégrer son pays au sein de l’OUA.
Après le décès du Roi Hassane II en 2000, son fils Mohamed V n’a, lui aussi, daigné faire un retour du royaume à l’organisation. Le Zaïre de Mobutu, aussi, avait mis un moment sa participation entre parenthèse, avant de revenir sur la pointe des pieds. Les sommets de l’OUA étaient devenus une sorte de foire destinée aux rencontres annuelles de chefs sans relief. En son temps, l’Ivoirien Felix Houphouet Boigny préférait un voyage d’agrément à Paris à la messe africaine.
En 2003-40 ans après son existence – en vue de redynamiser cette organisation moribonde, les chefs d’Etat africains, avec à leur tête le guide Libyen Mouammar Kadhafi, opteront pour le changement de l’OUA en « Union Africaine ». L’Ivoirien Amara Essy fut le dernier secrétaire général de l’OUA et notre compatriote, Alpha Oumar Konaré aura été le premier président de la commission de l’Union africaine. L’Union Africaine ayant succédé à l’OUA, le Secrétariat général a été remplacé par la Commission. Malgré ce profond changement, l’Union africaine, à l’instar de la défunte OUA, traverse de nombreuses difficultés. Bâtie sur le même modèle que l’Union Européenne, l’Union Africaine souffre d’abord d’un manque de moyen certain.
L’épineux problème de l’Union Africaine est le non-paiement des cotisations par les Etats. Rares sont les Etats-membres qui s’acquittent régulièrement de leurs cotisations annuelles. Pour certains des Etats, c’est un refus délibéré et non une incapacité financière. Des Etats avaient mis plus de cinq ans sans s’acquitter de leurs arriérées de cotisations.
Un autre problème majeur auquel est confrontée l’Union Africaine est la lourdeur des dépenses. Malgré ses maigres ressources et le refus de certains Etats de payer leurs cotisations, l’Union Africaine entretient ses fonctionnaires à coup de milliards de nos francs. D’ailleurs, d’aucuns se demandent si l’organisation panafricaine a été créée pour le bonheur commun de tous les africains ou pour l’enrichissement de quelques personnes se trouvant à sa tête. Article copié sur maliweb. net. La nouvelle Union Africaine, tout en conservant le même siège que l’OUA propose une réelle mutation. Elle compte prendre en charge le développement du continent. Elle est porteuse d’un programme politique, économique et social pour l’Afrique. Avec pour objectif, une politique commune de défense, la participation populaire aux affaires de l’Union, le droit d’intervention dans les pays coupables de crime contre l’humanité ou simplement à la demande d’un pays afin de rétablir la paix ou la sécurité.
Sur le continent, la guerre existe au Soudan, en Somalie, au Burundi, au Tchad, au Congo Démocratique, en Erythrée etc.…. Qu’a fait l’Union Africaine pour la résolution de ces problèmes brûlants ? Ces conflits ont contraint des millions d’africains à prendre le chemin de l’exil. Qu’a fait l’Union Africaine pour ces millions de réfugiés qui vivent sur le continent ? Souvent, des chefs d’Etat sont eux-mêmes la cause du phénomène des réfugiés en Afrique. Assisterons-nous impassibles à ce phénomène de réfugiés, rapatriés et personnes déplacées sur notre continent ?
La fusion de deux propositions de plans de développement de l’Afrique, celle du Sud-Africain Thabo MBecki et du Sénégalais Abdoulaye Wade donna naissance à un plan unique, le Nouveau Partenariat pour le Developpement de l’Afrique (NEPAD). Malgré une promesse de soutien de l’Union Européenne, des institutions internationales et du G8, le NEPAD tarde à prendre son envol. Le Président de la commission de l’UA semble plus absorbé par les questions de politiques ou de gestion des conflits que de developpement.
Enfin, le problème de leadership tend à diviser les responsables de l’Union. Les structures sont élaborées de telle sorte que le président de la Commission n’a aucun pouvoir contraignant sur les chefs d’Etat.
Est-ce la raison pour laquelle notre compatriote, Alpha Oumar Konaré, n’a pas jugé nécessaire de briguer un second mandat ? Quel avenir pour l’Union Africaine
Source : temoust
19:15 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Côte d'Ivoire, Sénégal, Union Africaine, Ivoirenews, Boigny

