topblog Ivoire blogs Créez votre blog Envoyer ce blog à un ami

01.12.2008

Election présidentielle : Un face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s`impose

election 2.PNG
Les principaux candidats à l’élection présidentielle à venir, MM. Laurent Gbagbo, Aimé Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, devront s’affronter dans un débat contradictoire sur le plateau de la télévision nationale. Pour que les Ivoiriens sachent pourquoi chacun veut diriger (de nouveau) la Côte d’Ivoire.
«Il est de notoriété que Monsieur Gbagbo et son parti n’ont jamais eu de programme de gouvernement eux qui se contentent de plagier de la plus mauvaise manière leurs prédécesseurs, incapables qu’ils sont de comprendre ce qu’ils copient comme des robots. Comment, dans ces conditions, Monsieur Gbagbo pourrait-il soutenir un ou des débats sur des programmes de gouvernement qui n`existent pas et dont il se demande comment un tel document se confectionne ? Il sait qu’il sera ridicule, parce qu’il ne s’agira pas de venir sortir des clichés usés du genre : “Nous allons gouverner autrement”.
Ces formules creuses pour amuser la galerie et autres galéjades pour séduire des pommés et des gueux se disant patriotes ne font plus recette. D’ailleurs, si l’audimat de la radio et de la télévision nationale FPI a chuté de façon si vertigineuse, c’est parce que les Ivoiriens en ont ras-le-bol des menteries qu’on leur déverse à longueur de journée et qui sont quotidiennement contredites par les faits. Monsieur Gbagbo sait qu’il est incapable de soutenir le moindre débat politico-socio économique avec le président Bédié et le Premier ministre Ouattara. Parce que soutenir un débat avec quelqu’un, ce n’est pas se rendre dans les agoras et les fora pour donner son “gbô” à des crétins et à des va-nu-pieds qui se contentent d’avaler sans discernement ce qu’on leur sert. Il faut convaincre et surtout mettre ses adversaires et contradicteurs K.O. Il se trouve que nous ne voyons pas dans quel registre et avec quels arguments Monsieur Gbagbo pourrait mettre K.O le président Bédié et le Premier ministre Ouattara».
Ces propos à la fois injurieux, démagogiques et truffés de contrevérités sont un extrait d’une chronique du Professeur Niamké Koffi alias Doubé Binty, militant du PDCI-RDA, porte-parole de Henri Konan Bédié et du PDCI), publiée dans le quotidien «Le Nouveau Réveil» (proche du PDCI-RDA) daté du samedi 29 novembre 2008.
Au-delà du venin qui le caractérise, ce pan du texte de Doubé Binty met subtilement au goût du jour une préoccupation qui nous paraît essentielle. A savoir organiser un débat contradictoire à la télévision nationale, durant la campagne pour l’élection présidentielle, entre les principaux candidats que sont Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Cet exercice constituera un grand pas en avant pour la jeune démocratie ivoirienne en pleine construction. Mais un tel débat que l’on voudra totalement dépassionné entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s’impose pour d’autres raisons fondamentales. D’abord, ce sera l’occasion pour chacun d’eux de présenter son projet de société et son programme de gouvernement. Ensuite, ils s’expliqueront sur leur gestion de la Côte d’Ivoire. Enfin, ils répondront aux accusations portées contre chacun d’eux à propos de leur responsabilité dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis septembre 2002. Et même bien avant cette date, soit depuis 1993.

Du programme de gouvernement des candidats
Les partis politiques qui portent leurs candidatures respectives (FPI, PDCI-RDA et RDR) et leurs différents états-majors soutiennent que Gbagbo, Bédié et Ouattara possèdent tous des programmes de gouvernement et des projets de société. Même si les observateurs attentifs de la vie politique savent que c’est le FPI qui constitue le précurseur en la matière sur l’échiquier politique ivoirien. C’est, effet avec le FPI que les Ivoiriens ont réellement entendu parler en 1990, d’un projet de société et d’un programme de gouvernement. Durant ses six ans de présence à la tête de l’Etat ivoirien (1993-1999), Bédié a parlé de «l’Eléphant d’Afrique ». Perçu par ses partisans comme un programme de gouvernement ou un projet de société, c’est selon. En octobre dernier, au cours de son investiture comme candidat du RDR à la présidentielle, Ouattara a présenté son programme de gouvernement. Certaines personnes l’ont qualifié de pâle copie de celui du FPI. Est-ce vrai ? Quelle est la différence entre le programme de gouvernement de Gbagbo et celui de Ouattara ? Entre le programme de Ouattara et de Bédié ? Ou celui de Gbagbo et de Bédié ? C’est à toutes ces questions que le débat télévisé répondra en direct.
Ce débat éclairera également la lanterne des Ivoiriens sur la gestion de la Côte d’Ivoire par ces trois personnalités. Parce qu’à la vérité, ils ont tous dirigé ce pays à divers niveaux. Deux d’entre eux en tant que président de la République et chef de l’Etat. Ce sont Henri Konan Bédié (de 1993 à 1999) et Laurent Gbagbo (depuis octobre 2000). Le troisième, Alassane Dramane Ouattara, a dirigé le pays en tant que Premier ministre et véritable chef de l’Etat. Puisqu’à partir de 1991, lorsque l’état de santé du président Félix Houphouet-Boigny a commencé à se dégrader, c’est le Premier ministre Alassane Ouattara qui tenait les rênes du pouvoir. Il décidait quasiment de tout, de 1991 à 1993. De 1991 jusqu’à la mort d’Houphouet en décembre 1993, l’homme fort au sommet de l’Etat en Côte d’Ivoire était Alassane Dramane Ouattara. Il en était si conscient et y avait tellement pris goût qu’il avait tenté de tenir tête à Bédié, le dauphin constitutionnel à la mort d’Houphouet.

S’expliquer sur la crise de septembre 2002

Le face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara permettra, par ailleurs, à la population ivoirienne de savoir la responsabilité de chacun des trois personnalités dans la crise qui a éclaté en septembre 2002 (coup d’Etat manqué mué en rébellion armée). Ils pourront s’expliquer sur les questions que les uns et les autres se posent au sujet de leur rôle dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis 1993. La lumière pourra être faite sur le coup d’Etat de décembre 1999 et bien d’autres événements qui ont marqué la vie politique ivoirienne.
Autre préoccupation qui pourrait être abordée, celle des relations entre la Côte d’Ivoire et la France, entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde durant les prochaines années. De quelle nature seront-elles ? Qu’est-ce qui sera privilégié ? Autant de questions qui apparaissent déterminantes et pour lesquelles Gbagbo, Bédié et Ouattara doivent indiquer aux Ivoiriens dans quel sens chacun d’eux veut conduire le bateau Ivoire. Comme l’actuel chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, lui-même, l’a dit récemment : «Il y a trop de mensonges en Côte d’Ivoire».
Le débat télévisé en direct permettra aux Ivoiriens de savoir d’où viennent ces mensonges.

Par Didier Depry

11.11.2008

Blé Goudé par-ci, Blé Goudé par là : où va la Côte d’Ivoire ?


Blé Goudé Charles, c’est l’ancien leader étudiant qui a succédé à l’actuel premier ministre Guillaume Soro au poste de secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) en 1998. Mais avant l’accession du Front populaire ivoirien (FPI) au pouvoir en octobre 2000 avec Laurent Gbagbo, il semble déjà que l’homme s’était mis au service de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire. Accusé d’avoir acheté une licence d’Anglais à l’Université de Côte d’Ivoire, Blé Goudé décide de rejoindre l’Angleterre en 2001, pour de hautes études. Mais en septembre 2002, lorsque la crise ivoirienne déclenche, le « jeune vieux » retrouve les bords de la lagune Ebrié avec fracas. Il prétend créer un front de la résistance avec ses camarades et se font abusivement appeler « les jeunes patriotes ». Il met en place donc « l’alliance des jeunes patriotes » et devient qu’on le veuille ou pas, le leader de cette façon de penser, propre à ces jeunes gens proches de Laurent Gbagbo. Ils estiment en effet, que la France, le Burkina Faso de Blaise Compaoré, Alassane Dramane Ouattara, le leader du RDR et ses parents nordistes, veulent leur arracher leur beau pays ( ?), la Côte d’Ivoire. Ce qui pouvait donc valoir des actes de barbarie contre tout ce qui sonnait burkinabé, et même nordiste. L’incendie du quartier précaire situé entre le camp de gendarmerie d’Agban et Cocody les 2 plateaux, le jour de l’attaque d’Abidjan par l’ex-rébellion, le 19 septembre 2002, est la conséquence de la haine que les uns et les autres ont semé durant quelques années. Il est vrai que Blé Goudé n’était pas encore rentré d’Angleterre pour sonner la résistance ( ?), mais les graves dérives dans la zone sous contrôle gouvernemental étaient le fruit d’une longue campagne de haine. Qui s’est poursuivie à partir du 6 novembre 2004 contre les ressortissants français en Côte d’Ivoire. Cette nuit là, Blé Goudé avait appelé des Ivoiriens à cesser de manger, de dormir, de boire…, pour aller défendre la République qui se mourait par la faute selon lui, de la France qui, en représailles à neuf de ses soldats et plusieurs autres blessés par un raid de l’armée ivoirienne sur les positions de l’ex-rébellion, avait détruit les aéronefs ivoiriens. Des destructions de biens, à des atteintes physiques contre les Français, tout y est passé.

Passé le temps des empoignades, Blé Goudé s’est mis dans la peau d’un constructeur de développement et de faiseur de paix, avec des projets de développement qu’il propose à de jeunes Ivoiriens. Mais sans être dupes, tous savent que le chef d’entreprise, -il est patron d’une structure de Communication dénommée Leader Team- n’en fait qu’une couverture. Car, venu le temps des pré-campagnes, Blé Goudé ressort la tête. Pas pour faire la peau à qui que ce soit maintenant. Fort heureusement ! Mais pour remettre la question « Laurent Gbagbo » au centre des préoccupations. Prenant prétexte des opérations couplées d’identification et d’enrôlement en cours dans le pays, le « jeune vieux » en profite pour faire l’apologie de Gbagbo, mais surtout pour tirer à boulets rouges sur les adversaires du chef de l’Etat. Dans des meetings qu’il organise ici et là, il « allume » Henri Konan Bédié du PDCI, minimise Alassane Ouattara du RDR, et feint d’ignorer Mabri Toikeusse de l’UDPCI.

L’incompréhensible mission de la RTI

Le comble dans tout cela, c’est que l’homme est admis sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne pour parler d’identification et d’enrôlement, on ne sait à quel titre. Car, pour ce qu’on sait, Blé Goudé n’est pas impliqué dans le processus électoral pour aller se voir consacrer plus d’une heure d’antenne à parler de ces opérations en cours. On aurait invité le premier ministre ou le président ou un vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI) pour parler de ces opérations qu’on l’aurait accepté sans rougir. Mais la présence du leader des jeunes patriotes sur le plateau de la RTI devant quatre (4) journalistes n’avait pas sa raison d’être, même s’il est l’homme à tout faire de Laurent Gbagbo, qui du reste, est celui grâce à qui Brou Amessan est à la tête de cette prestigieuse maison, la maison commune à tous les Ivoiriens. Mais pourquoi les jeunes des autres partis d’opposition tels que Karamoko Yayoro du RDR, Kouadio Konan Bertin dit KKB du PDCI, Yao Kouadio Séraphin de l’UDPCI, ou Siméon Kpanhi du MFA, n’iraient pas s’adresser aux jeunes Ivoiriens comme on le permet à Blé Goudé ? Avec les quatre cités plus haut, auxquels on peut ajouter Konaté Navigué de la jeunesse du FPI, personne ne trouverait à redire. Mais en Côte d’Ivoire, dites-nous ce que représente l’alliance des jeunes patriotes comme une structure digne de confiance ? Qu’apporte t-elle de positif à la Côte d’Ivoire de si important pour bénéficier d’autant d’attention ? Mais on comprend. Blé mérite attention sur les médias d’Etat, parce qu’il est au service de Gbagbo. Celui qui, semble t-il, entre au palais présidentiel et à la résidence du chef de l’Etat comme dans sa propre maison, c’est-à-dire sans rendez-vous pris, est en mission pour le candidat du FPI à la prochaine présidentielle. Comment Brou Amessan, le DG de la RTI, et Jean Baptiste Akrou, le DG de Fraternité Matin, à ces postes par la volonté de Gbagbo, peuvent-ils oser refuser l’antenne ou deux premières pages de Frat-Mat à « l’incontournable » Blé Goudé ? Il est clair que le chef des éditions des journaux télévisés de la Première chaîne de la télévision nationale, Mme Habiba Dembélé Sahouet, très professionnelle sur les bords, était très gênée, lorsqu’elle enregistrait cette émission d’échanges sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, entre le leader patriotique et des journalistes ; laquelle émission a été diffusée le mercredi 29 octobre dernier, sur les antennes. Mais que peut-elle devant la décision de la hiérarchie ? Car, au-delà de toutes considérations, la présence de l’invité du jour ne s’expliquait pas, surtout pour le thème à débattre. Mais encore une fois, cela s’appelle « donner dans le laxisme ». Et ce que vit en ce moment la Côte d’Ivoire n’est pas loin de faire d’elle une « République bananière », où il suffit d’être le « chouchou » de la famille présidentielle pour venir, comme un président d’Institution, dire ce qu’on veut sur les antennes nationales. Ce qui est très grave pour un pays aussi respectable que notre chère patrie. C’est à croire que le défenseur de la République ( ?) est devenue un chef d’Institution. Merci messieurs de nous faire souffrir dans notre chair. Nous qui aimons que les choses soient jugées à leurs justes valeurs. Merci de nous faire ça.

Par Denis Zobo

28.10.2008

Enlèvement d'enfant : le débat est clos

Le cinéma ivoirien s'empare de cette affaire d'enlèvement d'enfant :

Immigration : Les blancs ont les foutaises !

Colonisation puis immigration choisie en passant par le renvoie massif d'immigrés africains : Les blancs se foutent de nous ?
C'est ce que en tout cas afirmaient les poussins chocs dans les années 1990, nous avons retrouvé le morceau ici :

Poussins chocs - Foutaises



Par Akwa Bahi Jean-Christophe (Zouglou forever !)

25.10.2008

Nostalgie : Béba roots (Muziki) et les Roujos (vidéo)

Nostalgie : Voici 2 groupes de chanteurs zouglou qui dans les débuts des années 2000 ont fait dansés les ivoiriens. Une affaire de Zouglou forever par Ivoirenews !

Béba roots - Musiki :



Béba roots - Mimi



Les Roujos - Mamantchi



Par Akwa Bahi Jean-Christophe

23.10.2008

Le pardon des Super chocs (Video)

Les Superchocs apellent au Pardon

Gbagbo accusé de corruption par les Malgaches ?

photo.asp?id=23019Le président ivoirien a-t-il soudoyé les joueurs malgaches comme cela se raconte sur la grande île ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, des sources affirment que le chef de l’Etat ivoirien, en marge de la dernière journée des éliminatoires du second tour de la CAN et du mondial 2010, le samedi 4 octobre dernier, a offert à chaque joueur malgache la somme de 500 US dollar américain (200.000 FCFA). Un « cadeau » très mal perçu par les autorités malgaches selon le journal malgache L’Express publié le samedi dernier. « Le ministre malgache de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs Jean Louis Robinson a exprimé sa colère vendredi à Antananarivo vis-à-vis du président ivoirien Laurent Gbagbo qui a donné de l`argent aux footballeurs malgaches quand ils sont allés en Côte d`Ivoire la semaine dernière », écrit le tabloïd. Le ministre malgache des sports, qui animait une conférence de presse le vendredi a ensuite affirmé que le geste de Gbagbo « compromet non seulement notre sport, mais aussi notre pays ». Avant d’espérer que ce curieux don n’ait eu aucun rapport avec le résultat du match. La Côte d’Ivoire avait surclassé les Bareas par le score de trois buts à rien pour terminer en tête du groupe 7 de ce tour éliminatoire combiné de la CAN et du Mondial 2010. Manifestement, cette information du ministre malgache prouve que le président Gbagbo a gaffé. Il n’aurait pas dû donner de l’argent, sous aucun prétexte, aux adversaires des Eléphants. Car cela ressemble à tout point de vue à une tentative de corruption. Surtout que rien ne justifiait un tel élan de générosité. Même si le ministre malgache des sports reconnaît que ses joueurs étaient à court d’argent. «J`admets que les joueurs sociétaires des Barea de Madagascar ont été à court d`argent de poche lors de ce périple en terre ivoirienne mais je ne sais pas s`ils ont bien fait d`accepter ce cadeau», s’interroge Jean Louis Robinson. Le faisant, Gbagbo s’est mépris et ses conseillers auraient du lui dire qu’une telle gentillesse peut être mal interprétée. Que la FIFA ne permet et tolère aucune ingérence du politique dans le sportif. Et beaucoup moins quand des billets de banque rodent autour d’un match de football estampillé du sceau de la fédération internationale. Il est vrai que sur le terrain, les Bareas avaient très peu d’argument pour contrarier la formation ivoirienne qui dominait déjà ce groupe et était quasiment assurée d’être présente dans la dernière ligne droite des éliminatoires de la CAN et de la coupe du monde 2010, mais l’attitude du premier capitaine n’est pas sans reproche.

Source : Koné Lassiné

22.10.2008

Les années de Bédié au pouvoir, un vrai cauchemar !

Henri Konan Bédié, 74 ans, souhaite à nouveau, gouverner la Côte d`Ivoire après son passage à la tête de l`Etat de 1993 à 1999. A la chute de son régime par un putsch militaire le 24 décembre 1999, le pays était au bord de l`asphyxie économique et financière. Les dettes intérieures cumulaient à plusieurs centaines de milliards. Les relations avec les bailleurs de fonds étaient rompues. Ce fut un drame national, seulement quatre ans après la dévaluation du franc CFA et les pluies de milliards qui en ont résulté. Aujourd`hui, il semble avoir tout oublié. Simple rappel pour les électeurs et les observateurs nationaux et étrangers. Il y a presqu`une décennie, Henri Konan Bédié était aux affaires. Les temps ont changé, mais, sa méthode de gestion et celle du Pdci, elles, restent inchangées. C`est le président de la jeunesse de ce parti, Kouakou Konan Bertin qui le dit, lorsqu`il affirmait récemment dans un journal de la place que “le programme de gouvernement du Pdci porte toujours sur les douze travaux de l`Eléphant d`Afrique”. Ce vaste chantier avait effectivement démarré. Pour mémoire, quelques jours après le coup d`Etat, l`ex-chef de la junte militaire, feu le général Robert Guéi, s`était rendu sur un des grands chantiers, notamment le domaine privé de Bédié à Daoukro évalué à 4,5 milliards de FCFA dont 1,5 milliard déjà englouti. (Voir encadré 1). De toute évidence, sous l`ère Bédié, le pays ne rassure pas ses partenaires extérieurs (FMI, Banque mondiale, Union européenne, BAD, les partenaires bilatéraux). Car, au fond, la question est plus affligeante que les populations ne le savent.
Pluie de milliards
Dès 1994, les prêts des bailleurs de fonds atteignent la coquette somme de 556 milliards de F CFA, consécutivement à la dévaluation du franc CFA. Sur la période 1994-1997, le régime de Bédié reçoit au total plus de 1 368 milliards de FCFA. Ajouter à cette somme colossale 1 063 milliards de gains engrangés grâce aux rééchelonnements obtenus devant le Club de Paris sur quatre ans. Le gâteau s`agrandit et devient plus appetissant. Le régime de Bédié gagne un flux total de 2 431 milliards. De mémoire des financiers, c`est une première dans la zone franc.
Bédié, sa famille et le Pdci se frottent les mains (voir encadré n° 2). Car, indépendamment de cette générosité des partenaires, les exportations ivoiriennes progressent avec des cours orientés à la hausse. Aussi, les investissements privés reprennent. La consommation et la croissance augmentent considérablement. Hélas ! Bédié et les barons du pouvoir Pdci perdent les pédales face aux énormes ressources financières cumulées entre leurs mains en si peu de temps. Pouvait-il en être autrement au regard du piètre passé du porte-flambeau du plus vieux parti ivoirien. Flash-back sur les traces d`un “has been”, dépassé par les réalités des temps modernes ! A moins de 30 ans, Henri Konan Bédié est nommé, par Houphouët, Ambassadeur de Côte d`Ivoire aux Etats-Unis. Houphouët le nomme plus tard, en 1966, ministre de l`Economie et des Finances. Bédié avait à peine 32 ans. Il conservera ce poste de 1966 à 1977, soit 11 ans durant. Peu expérimenté, novice en gestion des affaires de l`Etat, le protégé de Houphouët va marquer son passage au ministère ivoirien de l`Economie et des Finances par un véritable scandale financier. C`est l`affaire des “complexes sucriers”, révélée par la presse. Le “surfactureur d`usines”, l`appelle-t-on ainsi. Mais, il bénéficie d`une grâce exceptionnelle du Président Houphouët qui le retire momentanément des affaires de l`Etat. Trois ans durant, il va exercer à la Banque mondiale. Un refuge presque doré pour quelqu`un qui est passible de poursuite judiciaire, dans un Etat de droit. Henri Konan Bédié regagne la Côte d`Ivoire en 1980. Il est élu député sous la bannière du parti unique, le PDCI-RDA, par la seule volonté du Président Houphouët-Boigny. De là, viendra l`ascension de l`homme novice. Il ignore totalement les rouages pratiques de la gestion des affaires de l`Etat. Il est propulsé président de l`Assemblée Nationale en remplacement de Philippe Yacé. Et devient du coup, le dauphin constitutionnel. Dès le 7 décembre 1993, à la mort de Houphouët, il s`autoproclame Président de Côte d`Ivoire en vertu de l`article 11 de l’ex-constitution. Nourri au biberon politique, Bédié n`a jamais pu être un bon économiste ni un bon gouvernant. Né le 5 mai 1934 à Pèpressou, un quartier de Diadékro, village situé à deux kilomètres de Daoukro, à 300 km au nord d`Abidjan, Henri Konan Bédié marié à Henriette Koizan Bomo (encadré n°3) “tue” l`Etat ivoirien par sa gestion douteuse et des plus scabreuses.
Gaspillage des ressources
Malgré les pluies de milliards, les relations avec les partenaires de la Côte d`Ivoire commencent à se raidir dès le début 1997 avec le FMI. Le renouvellement du programme d`ajustement, venu à expiration en mars 1997, est bloqué. Le Fonds est en total désaccord avec les “bédéistes” à cause des “dérapages des finances publiques”. Le régime Pdci réussit l`exploit en obligeant les bailleurs de fonds à rompre les relations sur des questions de gestion. Il y a eu des dérapages au niveau des finances publiques. Ceux-ci se caractérisent par la mauvaise performance au niveau des recettes fiscales. Au total, on dénombre des centaines de milliards de moins values. Il y a également des dérapages au niveau des dépenses tout comme l`on a déploré les fameux DENO (dépenses engagées non ordonnancées). Fin 2006, le FMI dénonçait déjà près de 134 milliards de FCFA de DENO. De 1998 à 2000, les dépenses de ce type étaient successivement 100 milliards, 131 milliards et 121,5 milliards. Et ce n`est pas tout. Les passifs audités cumulent à 89 milliards en 2000. La gabegie est d`autant plus criante qu`il y a problème au niveau des ressources et un dérapage au niveau des dépenses. C`est la mal gouvernance.
Dans un tel climat délétère et de méfiance à l`intérieur comme à l`extérieur de la Côte d`Ivoire, Bédié et le PDCI font face à une équation difficile, à savoir que les recettes sont inférieures aux prévisions, et les dépenses publiques sont en forte hausse. Le régime Bédié reste sourd aux appels à la normalisation et aux cris de détresse des travailleurs. Au début de l`année 1998, le FMI émet de sérieuses réserves sur la gestion des finances publiques et considère que les conditions ne sont pas réunies pour la poursuite du programme d`ajustement en cours. Une critique en règle est dirigée alors contre la Côte d`Ivoire et aboutit à la rupture totale des relations avec les institutions financières internationales. Le régime dilapide ainsi l`héritage. De réels problèmes de gouvernance se posent. Les scandales financiers fusent de toutes parts. Ce sont, entre autres, l`affaire des 18 milliards de l`Union européenne détournés alors qu`ils étaient destinés à soutenir le système sanitaire ivoirien, et cette autre affaire Roger Nasra qui “a soustrait 4 milliards de FCFA du trésor public par un système de fausses déclarations de TVA”, (confère Notre Voie du 27 mars 2008) des caisses de l`Etat. Derrière ce crime médiatisé, il y en a qui sont très peu connus du grand public. C`est le cas des exportateurs dits défaillants. Ils se comptent dans l`establishment du pouvoir et devaient 45 milliards à la Caisse de stabilisation et de soutien des prix aux producteurs agricoles. Que dire également de cette honteuse affaire des créances compromises ! Le montant au préjudice de l`Etat s`élève à 63,9 milliards de Fcfa à fin 1999. L`affaire concerne au total 23 dossiers de groupes d`exportateurs défaillants vis-à-vis du secteur bancaire. En définitive, la veille du coup d`Etat qui a mis fin au régime de Bédié, la situation économique était désastreuse du fait de sa gestion chaotique. L`Administration économique et financière se trouvait dans un état démoralisé, et les services publics dans la tristesse et l`angoisse totale. Le secteur privé asséché
Au niveau des entreprises, les arriérés intérieurs gonflent et provoquent de vives tensions sur la trésorerie du secteur privé appelé pourtant à être le fer de lance de la consolidation de la croissance et de la création d`emplois. Point d`éclairci dans le secteur électrique. Après sa privatisation dans les années 1990-1991, les évolutions auraient conduit à un déficit de 50 milliards de FCFA en 2001. Cela est du au manque d`investissement dans ce secteur, à la hausse du dollar et des cours du baril, à la dévaluation du Fcfa. Assombri, l`est aussi le secteur des hydrocarbures. Un déficit de 40 milliards de Fcfa à fin 2000. Le sinistre n`épargne aucun secteur, pas même la filière café-cacao, la principale ressource de l`Etat. Qu`a fait Bédié du secteur ? Sous la pression des bailleurs de fonds, il procède à la libéralisation totale des filières café en 1998 et cacao en 1999. Il supprime la Caisse qui stabilisait et soutenait les prix de ces produits agricoles et crée en lieu et place la Nouvelle Caistab. Pressé par les mêmes partenaires, il engage la liquidation de la Nouvelle Caistab. Et c`est cette structure en liquidation qui gère la filière. Improvisation ! Absence de stratégie ! Impuissance ! Tel est l`état d`esprit de ceux qui dirigeaient la Côte d`Ivoire avec Bédié. Conséquence, les producteurs sont lâchés face aux puissances financières de la filière. Le prix au producteur passe de 508 FCfa/kg en 1998 à 300 FCFA/kg de cacao en 1999. Ce prix n`est pas garanti. Les produits sont invendus. Des paysans ont été obligés de détruire leurs récoltes. Pendant ce temps, la Caisse autonome d`Amortissement (CAA) se trouvait, elle aussi, dans un état de délabrement total : environ 196 milliards de Fcfa de créances sur l`Etat. Elle a été restructurée et transformée en Banque nationale d`Investissement (BNI). En mars 2000, faisant le point de la situation économique des six dernières années d`exercice de Bédié, le professeur Mamadou Koulibaly, alors ministre du Budget du gouvernement de transition, faisait observer que l`année 1999 s`était achevée sur un déficit d`environ 197 milliards de francs CFA, soit 3% du PIB, deux fois plus que l`objectif recherché. En quelques mots, il dépeint la gestion de Bédié et du Pdci : “les gains post-dévaluation ont été gaspillés en détournements et vols au détriment des finances publiques. On parle aujourd`hui, de 197 milliards de francs CFA mais, si l`on cumule, il s`agit en réalité de plus de 500 milliards. C`est simplement, la volonté expresse de s`enrichir, le désir de s`approprier ce qui appartient à l`État. C`est la mise en place systématique d`une mafia locale chargée de prendre ce qui appartient à l`État. C`est de la kleptocratie. Il existait un clan Bédié, comme existaient un clan Mobutu, un clan Suharto…”. L`houphouétisme, on n`en parlait plus. C`était banni du langage politique au profit du bédiéisme (voir encadrés 4 et 5).

Par Akwa Bahi Jean-Christophe

21.10.2008

Classement dette publique : Côte d'Ivoire 13ème du monde

Mauvaise gestion du 16ème étage de l'Immeuble Sciam d'Abidjan (Ministère de l'économie) ? La Côte d'Ivoire se retrouve 13ème sur 120 pays dans le classement de la dette publique, et 3ème pays africain. Bohoun Bouabré, le poulain de Gbagbo, avait t'il bien géré l'économie ivoirienne pendant ses longues années au poste de Ministre de l'Economie ?

Ceci est une liste de pays par dette publique en pourcentage du produit intérieur brut, basé sur le CIA World Factbook. Quelques entités non souveraines figurent dans cette liste pour information et comparaison.

Sauf indication contraire, les données par pays sont des estimations pour l’année 2006. Les chiffres peuvent varier selon les définitions de la dette publique ; la définition retenue est celle de CIA World Factbook :


-Nations par dette publique, en 2006
-Rang Pays Dette publique
(% du PIB)
-Autre chiffre (autre date)
1 Liban 190,20
2 Japon 177,60
3 Jamaïque 137,10
4 Seychelles 134,40
5 Égypte 113,40
6 Italie 106,70
7 Singapour 98,30
8 Zimbabwe 96,40
9 Sri Lanka 93,00
10 Belgique 88,80 [2]
11 Israël 84,90
12 Nicaragua 83,10
13 Côte d'Ivoire 82,50
14 Grèce 82,40
15 Bhoutan 81,40 (2004)
16 Éthiopie 80,30
17 Uruguay 72,10
18 Jordanie 69,80
28 Allemagne 63,10 (2008)
19 Maroc 67,40
20 Maurice 66,40
21 États-Unis 65,60 (2008)
22 Portugal 65,30
23 Hongrie 64,90
24 Chypre 64,80
25 France 64,20
26 Argentine 64,00
27 Philippines 63,80
29 Soudan 63,20
30 Autriche 62,10
31 Inde 60,00
32 Turquie 59,80
33 Panama 58,40
34 Colombie 56,80
35 Tunisie 55,70
36 Pakistan 55,10
37 Serbie 53,10 (2005)
38 Costa Rica 51,80
39 Suisse 51,00
40 Pays-Bas 49,40
41 Gabon 49,10
42 Canada 48,70 (2004)
43 Kenya 48,50
44 Ghana 48,00
45 Suède 47,80
46 Papouasie-Nouvelle-Guinée 47,00
47 Aruba 46,30 (2005)
48 Croatie 46,10
49 Brésil 46,00
50 Pologne 45,50
51 Vietnam 43,80
52 République dominicaine 43,30
53 Royaume-Uni 42,70
54 Malaisie 42,30
55 Macédoine 41,50
56 Norvège 41,20
57 Thaïlande 41,20
58 Salvador 41,10
59 Espagne 39,90
60 Bangladesh 39,60
61 Malawi 39,40
62 Finlande 38,90
63 Indonésie 38,60
64 Syrie 37,90
65 Trinité-et-Tobago 37,50
66 Zambie 35,70
67 Slovaquie 35,00
68 Taiwan 34,60
69 Honduras 33,60
70 Afrique du Sud 33,30
71 Équateur 33,00
72 Pérou 32,60
73 Arabie saoudite 32,20
74 Islande 31,50
75 Bahreïn 31,00
76 Namibie 30,70
77 Danemark 30,10
78 Moldavie 30,00
79 Yémen 29,20
80 Paraguay 27,80
81 Tanzanie 27,80
82 République tchèque 27,50
83 Qatar 26,80
84 Angola 26,60
85 Bulgarie 26,20
86 Slovénie 25,80
87 Corée du Sud 25,20
88 Irlande 24,90
89 Ouzbékistan 24,80
90 Cameroun 24,40
91 Venezuela 24,30
92 Iran 23,60
93 Bosnie-Herzégovine 23,40
94 Mexique 23,20
95 Guatemala 23,20
96 Mozambique 23,20
97 Chine 22,10
98 Nouvelle-Zélande 21,20
99 Ouganda 19,40
100 Roumanie 18,30
101 Lituanie 18,20
102 Sénégal 16,30
103 Émirats arabes unis 16,20
104 Australie 16,10
105 Nigeria 15,70
106 Ukraine 14,10
107 Hong Kong 13,30
108 Algérie 12,80
109 Kazakhstan 12,50
110 Lettonie 9,90
111 Azerbaïdjan 8,30
112 Koweït 8,20
113 Russie 7,70
114 Botswana 6,60
115 Wallis-et-Futuna 5,60 (2004)
116 Chili 5,40
117 Libye 5,40
118 Guinée Equatoriale 4,20
119 Estonie 4,10
120 Oman 3,40

Par Akwa Bahi Jean-Christophe & classement CIA World Factbook

20.10.2008

Briss-D pour la paix en Côte d'Ivoire

Briss-D chante pour la paix :

Toutes les notes