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15.04.2011

Côte d'ivoire : Dure la Réconciliation...

Côte d'ivoire : Dure la Réconciliation...

Une réconciliation nationale déjà en péril ?

arrestation.jpgLe « Président »Alassane Ouattara promet de « réconcilier » et «  pacifier » le pays. A l'heure actuelle, la Côte d'ivoire sort lentement d'un traumatisme post-électoral.

Cependant, comme l'affirmait dans le journal Libération un élément des Forces Licornes ayant collaboré avec les FRCI, « Alassane Ouattara a du pain sur la planche, les soldats traditionnels (dozos) sont tres indisciplinés » .


Les élites ivoiriennes pourchassées


Deux jours après l'arrestation de Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara et déjà plus de cent opposants politiques arrêtés, certains assignés à résidence, d'autres froidement battues et assassinés comme ce fut le cas du Ministre Désiré Tagro. Les hommes politiques d'aspiration socialiste sont largement visés, et recherchés à travers le pays, parmi lesquelles Laurent Akoun, Amani N'Guessan, Alphonse Douati, Gomon Diagou, ou encore Bohoun Bouabré. Les anciens compagnons de lutte du Président Houphouet-Boigny n'ayant pas soutenu Alassane Ouattara ne sont pas épargnés, ainsi Jean-Jacques Béchio et Ben Soumahoro ont été lynchés par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara), tandis que des anciens ministres d'Houphouet-Boigny sont activement recherchés. La liste des recherchés s'étend aussi aux acteurs de la vie économique, sociale et culturelle qui ne sont pas forcement ancrés dans une formation politique, il s'agit notamment d'Ahoua Don Mello (Ex- President du BNETD), Philippe Attey, Zadi Kessé, Michel Digbeu (Digbeu Cravatte), O'nel Mala, Bailly Spinto (liste non exhaustive). L'on vient aussi d'apprendre que Gadji Céli et Hanny Tchéllé auraient été découpés à la machette, une information qui reste à confirmer.

Une première pour la Côte d'Ivoire, jamais une chasse à l'homme de cette ampleur n'avait été observée, même sous le régime de Gbagbo, jamais un opposant politique n'avait été arrêté.

 

Au regard de tous ces événements, sans être partisan, nous somme en droit de nous demander si nous ne risquons pas de perdre toute une partie de la classe politique ou même une partie des élites ayant contribué directement ou indirectement au développement de la nation depuis l'indépendance. Alassane Ouattara, l'homme qui se dit économiste devrait savoir l'importance du capital humain et des ressources humaines en général, dans la perspective de croissance économique d'un pays. L'on ne peut pas remplacer tous les fonctionnaires de l'État par son bon vouloir. Il faudra compter sur des anciens hauts fonctionnaires connaissant biens les dossiers pour bâtir une politique économique efficace. Et non se contenter de nommer à des postes stratégiques des personnalités aux connaissances plus que douteuses, dont les parcours académiques sont limités comme Hamed Bakayoko (Ministre de l'intérieur), Guillaume Soro (Premier Ministre), Sidiki Konaté ou encore la ministre de l'Education Kandia Camara dont le cursus universitaire est limité au BAC+1 .

 

Il ne faudra pas oublier aussi que la réconciliation ne se fait pas à l'intérieur d'un seul camp ou par l'élimination des représentants d'un camp adverse, cela ne peut qu'animer le désir de haine pour se transformer en une spirale vicieuse de la vengeance d'années en années. A l'instar de Nelson Mandela en Afrique du Sud, le défi du Président Alassane Ouattara est de remettre au travail, ensemble, tous les enfants d'une même nation, après un forum de réconciliation des forces vives de la société, sans chercher à écarter ses opposants par des faux procès, comme l'on fait Mobutu (au Zaïre), ou encore Staline (URSS) dans le passé.

 

La Chasse aux civils


La situation est encore plus grave pour les civils, l'on constate que les populations du sud tels que les Attiés, Ebriés, Adjoukrous, Bétés ou encore Agnis, pour ne citer que ceux la, sont persécutés par les FRCI dans certaines zones de la capitale économique ivoirienne. C'est le cas notamment à Yopougon Gesco et Abidjan sud. Les populations dioulas et baoulés sont par contre épargnés.

 

Un régime de terreur à l'ouest


civils.jpgLes populations de l'ouest subissent les plus grandes exactions de la part de FRCI : viols et crimes par centaines, notamment à Duékoué, Daloa, Gagnoa, Issia ou encore Toulépleu. Selon des témoins sur place, les FRCI ont commencés depuis une semaine à arracher les terres cultivables aux populations autochtones pour les transmettre à des individus d'ethnie Mossi, Moré ou Dioula.

 

La terreur règne en ce moment dans la ville de Daloa qui s’est vidée de sa population Bété et des jeunes autres que Dioulas. Les forces d’Alassane Ouattara sont sans pitié pour tous les jeunes d’autres ethnies. Sur indications de certains jeunes, ces forces de la terreur dont certaines se surnomment, à raison, Terminator, écument les quartiers où vivent les Bété, Guéré et Wobés à la recherche de « miliciens de Gbagbo ». Ainsi, chaque jour qui passe apporte son lot de désolation dans les familles autres que Dioulas.

 

Ainsi, le mardi 12 avril dernier, au quartier Soleil 1, un jeune homme a été arraché de sa maison pour être exécuté au corridor de Man pour son activisme en faveur de Gbagbo pendant les campagnes présidentielles ; ce même jour également, dans un village dont nous taisons le nom, un autre jeune homme a été sauvagement abattu sous les yeux impuissants des villageois à qui l’ordre a été donné de ne pas l’inhumer pour servir « d’exemple aux autres » ! Le mercredi 13 avril, une femme a été battue à mort par les supporters de Ouattara qui continuaient encore de jubiler de l’arrestation de Gbagbo. Cette femme aurait proféré des injures à la bande joyeuse de Ouattara. La mort de ladite femme a multiplié la joie chez ladite bande.

 

C’est ainsi que la vie se déroule désormais à Daloa. Les membres de « mauvaises ethnies » se terrent ou vivent dans la brousse. Il règne en ce moment une ambiance de terreur à Daloa. En dehors des Dioula, tous les autres ont peur, à moins qu’ils soient militants RDR. Quant aux militants LMP, ils sont systématiquement traqués et/ou tués. Dommage que la « grande communauté internationale » ferme volontairement les yeux sur ces atrocités primitives portant atteinte grave aux droits de l’homme. « Nous vivons ici à Daloa la peur au ventre, attendant l’arrivée inopinée de ces visiteurs indésirables qui pillent aussi les maisons et arrachent les portables à leurs propriétaires » selon un témoin.

 

Par Akwa Bahi J.C

 

16.02.2011

Budget 2011 : Comment les 2.907 milliards seront mobilisés

20110214_JDE_102.jpgEn pleine crise post électorale, croulant sous le poids des sanctions économiques, quasiment sevré par ses partenaires bilatéraux, le gouvernement ivoirien du Premier ministre Aké N’Gbo a fait le pari d’exécuter entièrement un budget fixé à 2907,3 milliards Fcfa.

La question était sur toutes les lèvres au lendemain de la publication du budget 2011 de la Côte d’Ivoire. La crise post électorale qui a exacerbé les perturbations de l’environnement socio- économique et la croissance attendue, en 2010 à 3%, a connu un fléchissement à 2,7%, sans compter la décélération de la croissance mondiale à 4,2% contre 4,8% en 2010. Comment, dans de telles conditions, le gouvernement ivoirien s’arrangera-t-il pour tenir les 2 907,3 milliards de budget annoncés ? Bluff, effet d’annonce, coup de pub… Le scepticisme était le sentiment le mieux partagé… avant la tenue, le 9 février dernier, de la rentrée budgétaire. Occasion, pour le ministère délégué en charge du Budget, de décliner toutes les composantes de ce budget et de situer sur l’effectivité de sa mise en œuvre. Justin Koné Katinan, en charge de ce ministère, a réuni les différents responsables des régies financières pour situer sur les dispositions pratiques qui seront prises, pour tenir ce pari, même dans un contexte de quasi hostilité !

Impôts : Signature de contrats d’objectifs entre le Dg et les responsables de services Principales pourvoyeuses de recettes pour l’Etat, les administrations des impôts et des Douanes reconnaissent que le contexte de crise post- électorale rendra difficile les hypothèses de travail, plus précisément, la collecte des ressources. Elles ont dû édicter des mesures particulières pour renforcer leur productivité sur le terrain. A la direction générale des impôts, la mesure phare est la signature de contrats d’objectifs chiffrés entre le Directeur générale et les responsables des différents services producteurs de recettes.

« La réalisation de ces objectifs est une obligation de résultats », a indiqué Lambert Kessé Feh, le patron de l’administration fiscale ivoirienne. L’exécution de ces contrats fera l’objet chaque trimestre, d’une évaluation. Toutefois, les moyens nécessaires seront mis à la disposition de ces différents services pour la réalisation desdits objectifs. D’autres mesures ‘’à impact positif’’ sont annoncées dans l’annexe fiscale 2011 : reconduction de la contribution de sortie de crise, pour laquelle il est attendu 16,8 milliards FCFA, sera reversée à 100% au budget de l’Etat. Une taxe sur les télécommunications (l’un des secteurs les plus dynamiques) a été instituée et devrait rapporter 13 milliards de recette et contribuera à 50% au budget national. Le caoutchouc granulé aussi en pleine embellie connaîtra une nouvelle taxe qui participera à 30% au budget national. Ce qui devrait permettre d’engranger 9 milliards d’impôts. De façon plus générale, les efforts qui ont été des facteurs de productivité en 2010 seront renforcés. Il s’agit, notamment du renforcement de l’encadrement des services, de l’intensification de la lutte contre la fraude et de l’amélioration de l’organisation des services.

Selon Kessé Feh, si toutes ces mesures sont mises en œuvre, la DGI devrait pouvoir atteindre ses objectifs qui ont été fixés, pour 2011 à 1070,9 milliards F. Soit une marge de progression de 6,3% par rapport à 2010.

La Douane vise 1000 milliards

L’objectif de recette de la Douane en 2011 est, officiellement, fixé à 928 milliards F. mais le directeur général de cette administration compte bien aller au-delà et atteindre la barre des 1000 milliards. Alphonse Mangly explique cet optimisme par l’ensemble des projets qui seront mis en œuvre pour rendre les Douanes ivoiriennes aussi performantes qu’en 2010 où 938,58 milliards ont été collectés. Il s’agit, notamment de la sécurisation et de la simplification des procédures au niveau du Port, de l’organisation des contrôles sur la base de l’analyse du risque, de la maîtrise du transit, des régimes suspensifs et des exonérations, du renforcement des contrôles après dédouanement et la lutte contre la fraude, de la modernisation de la gestion des ressources et enfin, de l’optimisation du système Sydam Word.

Le Trésor compte sur la qualité de la signature de la Côte d’Ivoire Des différentes ressources qui sont attendues dûe la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, le plus gros espoir réside dans les emprunts sur les marchés monétaire et financier. Du moins jusqu’à ce que la crise à la Bceao n’éclate. Selon la Directrice générale de cette administration, Simone Djédjé Mama, en 2011, il est prévu, au titre des émissions de titres publics, un montant total de 717,1 milliards F, dont 627,1 milliards pour les Bons du Trésor, 60 milliards pour les emprunts obligataires et 30 milliards pour les obligations du Trésor. ‘’Ces émissions de titres publics représentent à elles seules 24,6% des ressources totales du budget’’, confie la ‘’caissière de l’Etat’’. Loin devant les recettes fiscales et non fiscales, desquelles il est attendu moins de 110 milliards.

Cette année, le Trésor ne compte pas sur les appuis budgétaires émanant essentiellement des partenaires bilatéraux que sont le FMI et la Banque Mondiale (73,7 milliards en 2010). C’est dire que le fer de lance au niveau de cette administration pour relever le défi du budget national est la mobilisation des emprunts sur les marchés monétaire et financier. Laquelle a bâti son succès sur la qualité de la signature de la Côte d’Ivoire. Une bonne réputation qui s’est forgée à travers le respect des échéances de remboursement des bons du Trésor, ‘’malgré un environnement économique et financier difficile’’. C’est pourquoi, la plus grande inquiétude de Simone Djédjé Mama est le désamour actuel entre la Bceao et la Côte d’Ivoire. ‘’Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu d’intervention sur le marché financier. Alors que celles-ci ne devraient pas s’arrêter en principe’’. C’est pourquoi pense t- elle, ‘’il faut revoir les chiffres relatives aux prévisions sus mentionnées’’.

Par Jean-Louis GBANGBO (
Le Journal De L'Economie - 14/02/2011)

19.01.2011

Droit d'ingérence : « deux poids, deux mesures » ?

10-07-15-sarkozy-afrique.jpgDepuis plusieurs jours, la communauté internationale exige le retrait du président ivoirien Laurent Gbagbo. En revanche, le Conseil européen n'a pas pipé mot sur le récent rapport qui lève le voile sur les anciennes «activités maffieuses» de l'actuel Premier ministre kosovar Hashim Thaçi. Pour le Nouveau Bastille-République-Nation, le droit d'ingérence ne s'exprime pas toujours de la même façon selon les pays...

actualité présente parfois de facétieuses coïncidences. Le parlementaire suisse Dick Marty vient de lever le voile sur les antécédents de l’actuel Premier ministre kosovar en éclairant l’histoire du mouvement de guérilla séparatiste qu’il dirigeait à la fin des années 1990 : l’UCK était alors le fer de lance du crime organisé, et se livrait au trafic d’organes. Certes, M. Thaçi a qualifié ce rapport de « scandaleux » et reposant sur des « faits sans fondement ». En réalité, M. Marty, qui avait déjà embarrassé les dirigeants européens en révélant l’affaire des prisons secrètes de la CIA, ne fait que confirmer ce que d’autres enquêtes avaient déjà pointé, notamment celle de Carla Del Ponte, ancien procureur peu suspecte de parti-pris pro-serbe.

Le rapport précise que les parrains américains et européens de M. Thaçi n’ignoraient rien de ses activités maffieuses. Ils l’ont cependant soutenu dans son ascension jusqu’à la tête de l’actuel gouvernement du Kosovo. Le Conseil européen, réuni les 16 et 17 décembre, n’a pas jugé utile d’évoquer le sujet.

Sans doute était-il trop occupé à menacer le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. On sait que la Commission électorale de ce pays a proclamé la victoire de son rival, l’ancien dirigeant du FMI, Alassane Ouattara, à l’issue du second tour de l’élection du 28 novembre. Prenant en compte certaines fraudes alléguées, la Cour constitutionnelle ivoirienne a en revanche déclaré vainqueur le président sortant. Ladite Cour, comptant en son sein « des proches du président Gbagbo », la « communauté internationale », relayée par les grands médias, a balayé sans examen cette décision, pourtant formellement conforme aux procédures du pays. L’ONU (après quelques réticences de la Russie), l’UA et l’Ue ont choisi leur camp, celui de l’homme du FMI, et fait d’avance porter les responsabilités des violences au président sortant. Les Vingt-sept n’avaient d’ailleurs pas attendu le scrutin pour afficher cette préférence.

A Bruxelles, on a donc joué les vertus indignées. Le Conseil européen a enjoint aux « dirigeants ivoiriens, civils et militaires, de se placer sous l’autorité du président élu ». Et pris des sanctions contre ceux qu’il accuse de ne respecter « la volonté souveraine du peuple ivoirien ».

Les dirigeants européens n’avaient pas eu exactement la même farouche détermination à faire respecter « la volonté souveraine du peuple » irlandais lorsqu’ils ont contraint ce dernier à inverser son verdict référendaire de juin 2008. De même, le contraste est remarquable entre les foudres dirigées contre Laurent Gbagbo, et le soutien témoigné jusqu’à aujourd’hui à Hashim Thaçi et au PDK, ex-UCK arrivée au pouvoir par la grâce d’actions qui eussent ailleurs été qualifiées de terroristes (appuyées il est vrai par les bombardements euro-atlantiques).

Ce « deux poids, deux mesures » révèle à quel point les discours lénifiants sur les droits de l’homme et l’état de droit servent de couverture à une volonté de faire prévaloir des intérêts inavoués. La pression exercée aujourd’hui sur la Côte d’Ivoire succède à celle qui le fut sur le Zimbabwe hier, et qui pourrait l’être à nouveau sur le Soudan demain.

En matière de sanctions, l’Afrique est servie. Et pour cause : les sanctions ne peuvent exister que des puissants vers les faibles. Ainsi, le regretté George Bush accéda à son premier mandat grâce à une élection, en 2000, dont les résultats avaient probablement été inversés par des tripatouillages en Floride, ce que la Cour suprême (tiens, là aussi…) valida au terme de plusieurs jours de cafouillage. On ne sache pas que l’Union européenne ait intimé l’ordre aux « dirigeants américains, civils et militaires, de se placer sous l’autorité du président » Albert Gore. Quant à la Côte d’Ivoire, elle eût été bien audacieuse d’imposer des sanctions à Washington.


En réalité, le principe même de l’ingérence gangrène immanquablement les relations internationales. Pour être pacifiques, celles-ci ne peuvent supporter d’être bâties sur un rapport d’inégalité. Comme l’affirmait le texte fondateur de l’ONU, « aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale ». Cela fait hélas longtemps que ce principe est allègrement piétiné par l’ONU elle-même, sous pression de la logique impériale enrubannée d’arrogance humanitaire.

Dans le cas présent, il conviendrait que les Ivoiriens, seuls, décident de leur sort. A moins que le choix d’un président ne relève déjà plus de la compétence nationale ?

Source : Marianne

13.12.2010

A Paris, des milliers de manifestants dénoncent le coup d’Etat de Ouattara

gbagbo france 1.jpgPARIS - Ce dimanche 12 décembre, au nombre de 2000 selon les organisateurs, et 1000 selon les policiers, des manifestants d’origines africaines se sont réuni rue Montpensier, devant le Conseil Constitutionnel présidé par Jean-Louis Debré, pour dénoncer des ingérences françaises. En effet, le président sortant ivoirien, Laurent Gbagbo a été réélu avec 51.45% des suffrages devant son adversaire Alassane Ouattara, cependant ces résultats prononcés par le Conseil constitutionnel ivoirien, ont été contesté par Nicolas Sarkozy et le secrétaire général de l’ONU, le Coréen Ban Ki-Moon. Ainsi, les manifestants ont brandi des banderoles où l’on pouvait lire « La Côte d’Ivoire n’appartient ni à la France, ni à l’ONU, ni à l’UE, ni à l’UA. Elle appartient aux ivoiriens, c’est tout ». Avec surprise, l’on a aussi pu voir des sympathisants du RDR (parti du candidat Alassane Ouattara) prendre part à la manifestation. Ces derniers nous ont affirmé soutenir leur candidat Ouattara mais vouloir dénoncer les « pratiques françafricaines de l’Elysée ». L’un d’entre eux nous a confié, qu’il avait vu un reportage sur la « Françafrique » le jeudi 9 décembre sur France 2, démontrant les différentes opérations de la communauté internationale pour imposer des Présidents en Afrique, contre la volonté du peuple, par divers magouilles, comme au Gabon en 2009.

Cette manifestation de soutient aux institutions ivoiriennes et contre l’ingérence française ne sera pas la dernière selon les organisateurs. Une autre est prévue devant l’Elysée le samedi 18 décembre et devant l’Assemblée nationale le dimanche 19 décembre dans les environs de 14h00.

Par Moussa Ouattara (recueilli par Akwa Bahi)

04.04.2009

Reportage tv: "Images fortes d'un drame"

Reportage tv sur le drame qui à causé la mort de 19 personnes et 132 blessés (bousculade Stade FHB lors de CIV-Malawi), Voici des images surprenantes, sans commentaires au Stade FH Boigny le 29 mars 2009, Face à cela Gbagbo fond en larme. Reportage signé ivoiremedia



Par Akwa Bahi JC

01.12.2008

Election présidentielle : Un face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s`impose

election 2.PNG
Les principaux candidats à l’élection présidentielle à venir, MM. Laurent Gbagbo, Aimé Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara, devront s’affronter dans un débat contradictoire sur le plateau de la télévision nationale. Pour que les Ivoiriens sachent pourquoi chacun veut diriger (de nouveau) la Côte d’Ivoire.
«Il est de notoriété que Monsieur Gbagbo et son parti n’ont jamais eu de programme de gouvernement eux qui se contentent de plagier de la plus mauvaise manière leurs prédécesseurs, incapables qu’ils sont de comprendre ce qu’ils copient comme des robots. Comment, dans ces conditions, Monsieur Gbagbo pourrait-il soutenir un ou des débats sur des programmes de gouvernement qui n`existent pas et dont il se demande comment un tel document se confectionne ? Il sait qu’il sera ridicule, parce qu’il ne s’agira pas de venir sortir des clichés usés du genre : “Nous allons gouverner autrement”.
Ces formules creuses pour amuser la galerie et autres galéjades pour séduire des pommés et des gueux se disant patriotes ne font plus recette. D’ailleurs, si l’audimat de la radio et de la télévision nationale FPI a chuté de façon si vertigineuse, c’est parce que les Ivoiriens en ont ras-le-bol des menteries qu’on leur déverse à longueur de journée et qui sont quotidiennement contredites par les faits. Monsieur Gbagbo sait qu’il est incapable de soutenir le moindre débat politico-socio économique avec le président Bédié et le Premier ministre Ouattara. Parce que soutenir un débat avec quelqu’un, ce n’est pas se rendre dans les agoras et les fora pour donner son “gbô” à des crétins et à des va-nu-pieds qui se contentent d’avaler sans discernement ce qu’on leur sert. Il faut convaincre et surtout mettre ses adversaires et contradicteurs K.O. Il se trouve que nous ne voyons pas dans quel registre et avec quels arguments Monsieur Gbagbo pourrait mettre K.O le président Bédié et le Premier ministre Ouattara».
Ces propos à la fois injurieux, démagogiques et truffés de contrevérités sont un extrait d’une chronique du Professeur Niamké Koffi alias Doubé Binty, militant du PDCI-RDA, porte-parole de Henri Konan Bédié et du PDCI), publiée dans le quotidien «Le Nouveau Réveil» (proche du PDCI-RDA) daté du samedi 29 novembre 2008.
Au-delà du venin qui le caractérise, ce pan du texte de Doubé Binty met subtilement au goût du jour une préoccupation qui nous paraît essentielle. A savoir organiser un débat contradictoire à la télévision nationale, durant la campagne pour l’élection présidentielle, entre les principaux candidats que sont Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Cet exercice constituera un grand pas en avant pour la jeune démocratie ivoirienne en pleine construction. Mais un tel débat que l’on voudra totalement dépassionné entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s’impose pour d’autres raisons fondamentales. D’abord, ce sera l’occasion pour chacun d’eux de présenter son projet de société et son programme de gouvernement. Ensuite, ils s’expliqueront sur leur gestion de la Côte d’Ivoire. Enfin, ils répondront aux accusations portées contre chacun d’eux à propos de leur responsabilité dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis septembre 2002. Et même bien avant cette date, soit depuis 1993.

Du programme de gouvernement des candidats
Les partis politiques qui portent leurs candidatures respectives (FPI, PDCI-RDA et RDR) et leurs différents états-majors soutiennent que Gbagbo, Bédié et Ouattara possèdent tous des programmes de gouvernement et des projets de société. Même si les observateurs attentifs de la vie politique savent que c’est le FPI qui constitue le précurseur en la matière sur l’échiquier politique ivoirien. C’est, effet avec le FPI que les Ivoiriens ont réellement entendu parler en 1990, d’un projet de société et d’un programme de gouvernement. Durant ses six ans de présence à la tête de l’Etat ivoirien (1993-1999), Bédié a parlé de «l’Eléphant d’Afrique ». Perçu par ses partisans comme un programme de gouvernement ou un projet de société, c’est selon. En octobre dernier, au cours de son investiture comme candidat du RDR à la présidentielle, Ouattara a présenté son programme de gouvernement. Certaines personnes l’ont qualifié de pâle copie de celui du FPI. Est-ce vrai ? Quelle est la différence entre le programme de gouvernement de Gbagbo et celui de Ouattara ? Entre le programme de Ouattara et de Bédié ? Ou celui de Gbagbo et de Bédié ? C’est à toutes ces questions que le débat télévisé répondra en direct.
Ce débat éclairera également la lanterne des Ivoiriens sur la gestion de la Côte d’Ivoire par ces trois personnalités. Parce qu’à la vérité, ils ont tous dirigé ce pays à divers niveaux. Deux d’entre eux en tant que président de la République et chef de l’Etat. Ce sont Henri Konan Bédié (de 1993 à 1999) et Laurent Gbagbo (depuis octobre 2000). Le troisième, Alassane Dramane Ouattara, a dirigé le pays en tant que Premier ministre et véritable chef de l’Etat. Puisqu’à partir de 1991, lorsque l’état de santé du président Félix Houphouet-Boigny a commencé à se dégrader, c’est le Premier ministre Alassane Ouattara qui tenait les rênes du pouvoir. Il décidait quasiment de tout, de 1991 à 1993. De 1991 jusqu’à la mort d’Houphouet en décembre 1993, l’homme fort au sommet de l’Etat en Côte d’Ivoire était Alassane Dramane Ouattara. Il en était si conscient et y avait tellement pris goût qu’il avait tenté de tenir tête à Bédié, le dauphin constitutionnel à la mort d’Houphouet.

S’expliquer sur la crise de septembre 2002

Le face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara permettra, par ailleurs, à la population ivoirienne de savoir la responsabilité de chacun des trois personnalités dans la crise qui a éclaté en septembre 2002 (coup d’Etat manqué mué en rébellion armée). Ils pourront s’expliquer sur les questions que les uns et les autres se posent au sujet de leur rôle dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis 1993. La lumière pourra être faite sur le coup d’Etat de décembre 1999 et bien d’autres événements qui ont marqué la vie politique ivoirienne.
Autre préoccupation qui pourrait être abordée, celle des relations entre la Côte d’Ivoire et la France, entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde durant les prochaines années. De quelle nature seront-elles ? Qu’est-ce qui sera privilégié ? Autant de questions qui apparaissent déterminantes et pour lesquelles Gbagbo, Bédié et Ouattara doivent indiquer aux Ivoiriens dans quel sens chacun d’eux veut conduire le bateau Ivoire. Comme l’actuel chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, lui-même, l’a dit récemment : «Il y a trop de mensonges en Côte d’Ivoire».
Le débat télévisé en direct permettra aux Ivoiriens de savoir d’où viennent ces mensonges.

Par Didier Depry

11.11.2008

Blé Goudé par-ci, Blé Goudé par là : où va la Côte d’Ivoire ?


Blé Goudé Charles, c’est l’ancien leader étudiant qui a succédé à l’actuel premier ministre Guillaume Soro au poste de secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) en 1998. Mais avant l’accession du Front populaire ivoirien (FPI) au pouvoir en octobre 2000 avec Laurent Gbagbo, il semble déjà que l’homme s’était mis au service de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire. Accusé d’avoir acheté une licence d’Anglais à l’Université de Côte d’Ivoire, Blé Goudé décide de rejoindre l’Angleterre en 2001, pour de hautes études. Mais en septembre 2002, lorsque la crise ivoirienne déclenche, le « jeune vieux » retrouve les bords de la lagune Ebrié avec fracas. Il prétend créer un front de la résistance avec ses camarades et se font abusivement appeler « les jeunes patriotes ». Il met en place donc « l’alliance des jeunes patriotes » et devient qu’on le veuille ou pas, le leader de cette façon de penser, propre à ces jeunes gens proches de Laurent Gbagbo. Ils estiment en effet, que la France, le Burkina Faso de Blaise Compaoré, Alassane Dramane Ouattara, le leader du RDR et ses parents nordistes, veulent leur arracher leur beau pays ( ?), la Côte d’Ivoire. Ce qui pouvait donc valoir des actes de barbarie contre tout ce qui sonnait burkinabé, et même nordiste. L’incendie du quartier précaire situé entre le camp de gendarmerie d’Agban et Cocody les 2 plateaux, le jour de l’attaque d’Abidjan par l’ex-rébellion, le 19 septembre 2002, est la conséquence de la haine que les uns et les autres ont semé durant quelques années. Il est vrai que Blé Goudé n’était pas encore rentré d’Angleterre pour sonner la résistance ( ?), mais les graves dérives dans la zone sous contrôle gouvernemental étaient le fruit d’une longue campagne de haine. Qui s’est poursuivie à partir du 6 novembre 2004 contre les ressortissants français en Côte d’Ivoire. Cette nuit là, Blé Goudé avait appelé des Ivoiriens à cesser de manger, de dormir, de boire…, pour aller défendre la République qui se mourait par la faute selon lui, de la France qui, en représailles à neuf de ses soldats et plusieurs autres blessés par un raid de l’armée ivoirienne sur les positions de l’ex-rébellion, avait détruit les aéronefs ivoiriens. Des destructions de biens, à des atteintes physiques contre les Français, tout y est passé.

Passé le temps des empoignades, Blé Goudé s’est mis dans la peau d’un constructeur de développement et de faiseur de paix, avec des projets de développement qu’il propose à de jeunes Ivoiriens. Mais sans être dupes, tous savent que le chef d’entreprise, -il est patron d’une structure de Communication dénommée Leader Team- n’en fait qu’une couverture. Car, venu le temps des pré-campagnes, Blé Goudé ressort la tête. Pas pour faire la peau à qui que ce soit maintenant. Fort heureusement ! Mais pour remettre la question « Laurent Gbagbo » au centre des préoccupations. Prenant prétexte des opérations couplées d’identification et d’enrôlement en cours dans le pays, le « jeune vieux » en profite pour faire l’apologie de Gbagbo, mais surtout pour tirer à boulets rouges sur les adversaires du chef de l’Etat. Dans des meetings qu’il organise ici et là, il « allume » Henri Konan Bédié du PDCI, minimise Alassane Ouattara du RDR, et feint d’ignorer Mabri Toikeusse de l’UDPCI.

L’incompréhensible mission de la RTI

Le comble dans tout cela, c’est que l’homme est admis sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne pour parler d’identification et d’enrôlement, on ne sait à quel titre. Car, pour ce qu’on sait, Blé Goudé n’est pas impliqué dans le processus électoral pour aller se voir consacrer plus d’une heure d’antenne à parler de ces opérations en cours. On aurait invité le premier ministre ou le président ou un vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI) pour parler de ces opérations qu’on l’aurait accepté sans rougir. Mais la présence du leader des jeunes patriotes sur le plateau de la RTI devant quatre (4) journalistes n’avait pas sa raison d’être, même s’il est l’homme à tout faire de Laurent Gbagbo, qui du reste, est celui grâce à qui Brou Amessan est à la tête de cette prestigieuse maison, la maison commune à tous les Ivoiriens. Mais pourquoi les jeunes des autres partis d’opposition tels que Karamoko Yayoro du RDR, Kouadio Konan Bertin dit KKB du PDCI, Yao Kouadio Séraphin de l’UDPCI, ou Siméon Kpanhi du MFA, n’iraient pas s’adresser aux jeunes Ivoiriens comme on le permet à Blé Goudé ? Avec les quatre cités plus haut, auxquels on peut ajouter Konaté Navigué de la jeunesse du FPI, personne ne trouverait à redire. Mais en Côte d’Ivoire, dites-nous ce que représente l’alliance des jeunes patriotes comme une structure digne de confiance ? Qu’apporte t-elle de positif à la Côte d’Ivoire de si important pour bénéficier d’autant d’attention ? Mais on comprend. Blé mérite attention sur les médias d’Etat, parce qu’il est au service de Gbagbo. Celui qui, semble t-il, entre au palais présidentiel et à la résidence du chef de l’Etat comme dans sa propre maison, c’est-à-dire sans rendez-vous pris, est en mission pour le candidat du FPI à la prochaine présidentielle. Comment Brou Amessan, le DG de la RTI, et Jean Baptiste Akrou, le DG de Fraternité Matin, à ces postes par la volonté de Gbagbo, peuvent-ils oser refuser l’antenne ou deux premières pages de Frat-Mat à « l’incontournable » Blé Goudé ? Il est clair que le chef des éditions des journaux télévisés de la Première chaîne de la télévision nationale, Mme Habiba Dembélé Sahouet, très professionnelle sur les bords, était très gênée, lorsqu’elle enregistrait cette émission d’échanges sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, entre le leader patriotique et des journalistes ; laquelle émission a été diffusée le mercredi 29 octobre dernier, sur les antennes. Mais que peut-elle devant la décision de la hiérarchie ? Car, au-delà de toutes considérations, la présence de l’invité du jour ne s’expliquait pas, surtout pour le thème à débattre. Mais encore une fois, cela s’appelle « donner dans le laxisme ». Et ce que vit en ce moment la Côte d’Ivoire n’est pas loin de faire d’elle une « République bananière », où il suffit d’être le « chouchou » de la famille présidentielle pour venir, comme un président d’Institution, dire ce qu’on veut sur les antennes nationales. Ce qui est très grave pour un pays aussi respectable que notre chère patrie. C’est à croire que le défenseur de la République ( ?) est devenue un chef d’Institution. Merci messieurs de nous faire souffrir dans notre chair. Nous qui aimons que les choses soient jugées à leurs justes valeurs. Merci de nous faire ça.

Par Denis Zobo

28.10.2008

Enlèvement d'enfant : le débat est clos

Le cinéma ivoirien s'empare de cette affaire d'enlèvement d'enfant :

Immigration : Les blancs ont les foutaises !

Colonisation puis immigration choisie en passant par le renvoie massif d'immigrés africains : Les blancs se foutent de nous ?
C'est ce que en tout cas afirmaient les poussins chocs dans les années 1990, nous avons retrouvé le morceau ici :

Poussins chocs - Foutaises



Par Akwa Bahi Jean-Christophe (Zouglou forever !)

25.10.2008

Nostalgie : Béba roots (Muziki) et les Roujos (vidéo)

Nostalgie : Voici 2 groupes de chanteurs zouglou qui dans les débuts des années 2000 ont fait dansés les ivoiriens. Une affaire de Zouglou forever par Ivoirenews !

Béba roots - Musiki :



Béba roots - Mimi



Les Roujos - Mamantchi



Par Akwa Bahi Jean-Christophe

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