17.03.2010
MAM et Villepin devant la justice ivoirienne
Le juge militaire, Jean Ehui, veut auditionner à titre de "témoins" Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie (photo), respectivement ministres des Affaires Etrangères et de la Défense lors du bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côté d'Ivoire, en 2004. Le juge a rouvert le dossier après avoir reçu des "élèments nouveaux que lui ont apporté un certain nombre de témoins principalement maître Jean Balan, l'avocat français de plusieurs familles de victimes" a-t-il déclaré.
Une procédure a aussi été lancée par la juge du Tribunal aux armées de Paris (Tap), Florence Michon, pour obtenir l’audition comme témoin de l’ex-ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie (actuellement à la Justice), dans l'enquête sur le bombardement du camp militaire français de Bouaké (Côte d'Ivoire) par deux avions Sukhoï-25 des forces loyalistes ivoiriennes, le 6 novembre 2004. Une attaque qui avait entraîné la mort de neuf militaires français, d’un civil américain, et blessé 38 soldats.
La procédure, entamée ‘la semaine dernière’, selon des sources judiciaires, vise à obtenir l'autorisation du Conseil des ministres pour l’audition de Michèle Alliot-Marie. Si la juge ‘n'a pas encore obtenu de réponse’, la ministre ne s’oppose pas à sa démarche. Selon l’actuel ministre de la Défense, Hervé Morin, Michèle Alliot-Marie a ‘indiqué en Conseil des ministres (…) qu'elle répondrait à cette demande’.
Me Jean Balan, l’avocat des familles de victimes est très remonté contre Michèle Alliot-Marie, qu’il avait accusée, le 25 janvier dernier, d'avoir "menti" dans le dossier, notamment à propos des pilotes des Sukhoï. La ministre avait prétendu qu'ils n'avaient pu être identifiés, alors que, selon l’avocat, de multiples photos exploitables figurent au dossier. "Mme Alliot-Marie a toujours dit qu'elle s'exprimerait devant la justice si elle était convoquée. Je n'attends que ça", a déclaré Me Jean Balan.
18:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mam jean balan villepin justice bouaké
14.03.2010
CV de l'Afrique
NOM : Continent
PRÉNOM : Africain
AGE : Berceau de l'humanité.
SITUATION MATRIMONIALE : Célibataire avec plus d'un milliard d'enfants.
CONTACT : Au sud de l'Europe, à l'est de l'Amérique.
OBJECTIF : Mettre mes enfants et mes ressources à la disposition des autres pour contribuer à leurs développements, à mon détriment.
DOMAINES DE COMPETENCE
Coups d'Etats, guerres, génocides, tripatouillages de constitutions.
ETUDES ET FORMATIONS
-Hautes études à l'ESOCE (Ecole Supérieure Occidentale de Commerce d'Esclaves).
-Hautes études à l'AFRIQUE (L'Africaine de Formation pour la Réélection des Incompétents, Querelleurs, Usurpateurs et Egoïstes).
DIPLÔMES OBTENUS
-Le MRTS (Médaille de Reconnaissance du Tirailleur Sénégalais).
-Le GPRTT (Génocide le Plus Rapide de Tous les Temps).
-Le CPRMPP (Continent le Plus Riche Mais le Plus Pauvre).
-Le CPTS (Continent le Plus Touché par le SIDA).
-Le CPDPP (Continent ou les Présidents Durent le Plus au Pouvoir).
-Le PMDDP (Premier en Matière de Détournement de Deniers Publics).
-Le CPE (Continent le Plus Endetté).
-Le CN (Continent ''Noir'')
-Le CPPTE (Continent des Pays Pauvres Très Endettés)
EXPERIENCES
-Une participation chaotique aux deux guerres mondiales.
-Mes coups d'Etats:
1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier
1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil
1963 : Congo , David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou
1963 : Togo , Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio
1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella
1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu
1966 : Burkina Faso , Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo
1966 : Burundi , Michel Micombero renverse Ntare V.
1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko
1966 : Nigeria , Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe
1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa
1968 : Mali , Moussa Traoré renverse Modibo Keïta
1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier
1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari
1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote
1973 : Rwanda , Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda
1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier
1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom
1974 : Niger , Seyni Kountché renverse Hamani Diori
1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar renverse Ahmed Abdallah
1975 : Nigeria , Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi
1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye
1976 : Burundi , Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero
1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse Saïd Mohamed Jaffar
1977 : Congo , Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi
1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti
1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani renverse Ali Soilih
1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah
1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier
1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse Francisco Macías Nguema
1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum
1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada
1980 : Burkina Faso , Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana
1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral
1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert
1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko
1982 : Burkina Faso , Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo
1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei
1983 : Burkina Faso , Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo
1983 : Nigeria , Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari
1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui
1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla
1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote
1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry
1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab
1987 : Burkina Faso , Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara
1987 : Burundi , Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza
1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba
1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.
1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe
1991 : Mali , Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré
1992 : Algérie, le Haut conseil de securité renverse Chadli Bendjedid
1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo renverse Said Mohamed Djohar
1996 : Burundi , Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya
1996 : Niger , Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane
1997 : Zaïre/République démocratique du Congo , Laurent Désiré Kabila renverse Mobutu Sese Seko
1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde
1999 : Côte d'Ivoire , Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié
1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira
1999 : Niger , Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara
2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé
2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala
2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya
2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de Lansana Conté
2009 : Madagascar , Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse impressionnante le régime de Marc Ravalomanana
2010 : Niger, Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou
AUTRES CONNAISSANCES
Analphabétisme, déscolarisation, chômage, pauvreté, guerres religieuses, obscurantisme et paupérisation.
LOISIRS
Troubles, désordres en tout genre, natalité incontrôlée et famine.
Par F.Dindé
13:48 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cv afrique guerre constitution coup d etat
16.02.2010
Article 48 : le RHDP en a aussi profité
L'article 48 utilisée abusivement ?
Rappelons-nous qu’en 2003, sous la pression de l’opposition, de la rébellion et la pression internationale, le président de la République a été contraint d’appliquer exceptionnellement, l’article 48 de la constitution afin de permettre à Mr Alassane Dramane Ouattara d’être candidat aux élections présidentielles, tout en sachant, qu’il ne remplissait pas toutes les conditions d’éligibilité. C’est aussi ce même article qui a permis que tout le monde puisse être candidat aux élections présidentielles chez nous. Monsieur Konan Bédié, avec son âge dépassant la limite permise et Adama Dahico n’ayant pas plus de dix ans de résidence en tant que citoyen… ont pu être candidat aux élections présidentielles. On voit qu’il y a deux poids deux mesures. Quant les décisions du président de la république relevant de l’article d’exception font l’affaire des opposants du RHDP, elles sont acceptables mais lorsque l’application de cet article ne les arrange pas, Monsieur Laurent Gbagbo devient alors un dictateur. Nous comprenons que ce n’est pas chez les responsables du RHDP qu’il faut aller chercher la bonne volonté d’aller à la paix, encore moins, l’application du code de bonne conduite.
QUAND LE PASSE DE BEDIE LE RATTRAPE
envoyé par lgconnect. - L'actualité du moment en vidéo.
Par Yro Djezion et Akwa Bahi
23:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : article 48 gouvernement cei dissout
12.02.2010
A Bouaké, les "Com-zones" règnent en seigneurs sur le nord de la Côte d`Ivoire
A Bouaké, les "Com-zones" règnent en seigneurs sur le nord de la Côte d`Ivoire
Le drapeau ivoirien flotte de nouveau sur la préfecture de Bouaké, la "capitale" rebelle située à 350 km au nord d'Abidjan. Dans la chaleur étouffante de ce début février, l'atmosphère est plombée et le bâtiment plongé dans la léthargie. "L'important c'est le symbole, de montrer que l'Etat est de retour", reconnaît Traoré Vassiriki, secrétaire général de cette préfecture fantomatique. Car trois ans après sa signature, l'accord politique de Ouagadougou (APO) qui devait réunifier la Côte d'Ivoire, coupée en deux par la rébellion née au nord en 2002, n'y est pas parvenu. D'Abidjan, le président Laurent Gbagbo ne contrôle que le sud. Au nord, les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN) sont enracinés. Ce bicéphalisme persistant a provoqué le report - à cinq reprises déjà - de la présidentielle. Et plus personne ne croit à la tenue du scrutin en mars.
Officiellement, la "zone de confiance" qui séparait physiquement le nord et le sud a pourtant été démantelée. L'ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro, a été nommé en 2007 premier ministre par son ancien adversaire Laurent Gbagbo. Mais dans sa préfecture de Bouaké, comme partout au nord, Traoré Vassiriki doit se contenter de "symboles". Le pouvoir réel se trouve à trois cents mètres de son parking désert, à l'Infas, un ancien centre de formation des professions de santé devenu le siège des Forces nouvelles. Allers, venues, agitation, ballet de puissants véhicules tout-terrain... Ici, on travaille.
En ce dimanche 31 janvier, les dix "Com-zones" du pays - sanglés dans leurs uniformes camouflés et repassés, coiffés d'un béret rouge, bleu, vert ou noir simulant une vraie armée - y sont réunis en conclave. Ces commandants des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) qui menèrent la rébellion en 2002 contre le pouvoir central d'Abidjan sont avec leurs milices les véritables maîtres du terrain. Toute la partie centre nord-ouest (CNO) de Côte d'Ivoire (60 % du pays, 30 % des Ivoiriens) est sous la coupe de Cherif Ousmane dit "guépard", Ouattara Zoumana, alias Wattao et autres seigneurs de guerre. Sous-officiers bodybuildés au début de la rébellion, les dix "Com-zones" règnent aujourd'hui en maîtres, qui ne se lassent pas de piller leurs domaines. "Ils contrôlent les précieuses ressources naturelles et le commerce", dénonce le dernier rapport d'évaluation de l'ONU, remis en décembre 2009 au Conseil de sécurité.
Les experts y décrivaient notamment "une économie de type féodal" tenue par les "Com-zones". Sécurité, circulation des marchandises, coton, cacao, diamant, essence et armement, rien ne leur échappe. Pas une taxe ne rentre dans les caisses d'Abidjan. Tout comme les paris de la Loterie nouvelle de Côte d'Ivoire (Lonci), version nordiste de la Lonaci abidjanaise. "L'argent va au Burkina Faso, au Mali ou dans des paradis fiscaux", explique un haut responsable de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).
Il n'y a guère que le slogan écrit sur les murs du lycée de jeunes filles fraîchement repeint et rouvert grâce à l'aide internationale pour proclamer "la Côte d'Ivoire, unie à jamais". "Et non ! Nous avons braqué le nord et nous ne le lâcherons pas", rectifie en souriant un cadre des FN. "Les élections, la réunification, le désarmement, tout cela c'est du cirque. Les affaires sont trop bonnes", ajoute-t-il.
Ce trentenaire gère l'un des corridors partant de Bouaké où passent plus de 500 camions par semaine. "Cumulés, les péages aux différents barrages des FN me coûtent jusqu'à 100 000 francs CFA (environ 170 euros) par semi-remorque", calcule un industriel. "Le coût de la tonne transportée est l'un des plus élevés au monde", confirme Jean-Louis Billon, puissant homme d'affaires ivoirien.
A quelques carrefours de la ville, des policiers des Forces nouvelles règlent tout aussi vainement qu'à Abidjan une circulation chaotique. Et rackettent les conducteurs pour moins cher que dans la capitale économique rongée par la corruption. Cherif Ousmane - et non les casques bleus pakistanais de l'Onuci déployés dans la ville - a aussi remis de l'ordre dans ses troupes de volontaires qui ne gagnaient leur vie qu'en terrorisant la ville. Mais on ne peut pas parler d'administration. Les fonctionnaires qui avaient fui les combats ne sont d'ailleurs revenus qu'au compte-gouttes.
Et surtout, le désarmement des milices - 6 000 hommes, selon les Forces nouvelles -, leur casernement ou leur intégration dans le Centre de commandement qui associe l'état-major loyaliste et celui des ex-rebelles sont illusoires. "Nous attendons l'argent d'Abidjan pour rénover les quatre casernes", se justifie le "Com-zone" Wattao. "Nous désarmons mais, en fait, nous avons encore nos armes", ajoute-il, elliptique, le regard dissimulé derrière ses larges lunettes de soleil. Le rapport des experts de l'ONU dénonce, quant à lui, le réarmement des ex-rebelles (et aussi des forces loyalistes) au mépris de l'embargo international.
Certes, à Bouaké, les habitants ordinaires ne regrettent pas de vivre dans une zone franche où l'eau et l'électricité sont gratuites. "A Abidjan, c'est le désordre, mais à Bouaké c'est le non-droit et l'arbitraire", résume un militant des droits de l'homme. Le temps de l'union sacrée est d'ailleurs révolu. "C'est de plus en plus dur pour tous les Ivoiriens (49 % vivent avec moins d'un dollar par jour). Mais moi, je vis ici, et je vois les "Com-zones" pleins aux as. Et nous, nous ne voyons pas la couleur de l'argent", se lamente Fanta.
Inscrite dans un programme de réinsertion des anciens combattants financé par la coopération allemande, la GTZ, cette ex-rebelle à la carrure de catcheuse est déçue. "J'ai fait le coup de feu pour un idéal, confie-t-elle. Je suis allée à la baston". "Mais cet idéal a disparu depuis longtemps", regrette-t-elle, une casquette kaki vissée sur sa tête, relique de cette époque.
"On voulait chasser le régime corrompu de Laurent Gbagbo (président en fonction depuis 2000), oublier le tribalisme en donnant aussi une chance aux gens du nord marginalisés. Pour ça on a arrêté l'école, on a rejoint les "Com-zones". Maintenant, on galère, alors qu'ils nous avaient promis une vie meilleure", lâche-t-elle. "Aucune des parties n'a intérêt à reprendre les affrontements", juge un responsable de l'Onuci. Mais pour Fanta, malgré son amertume, "si ça chauffe à nouveau, j'y retourne".
Christophe Châtelot (LeMonde -
)
17:29 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique com zone guerre côte d'ivoire
01.12.2009
Pas d'equité politique à la RTI
Des organisations de la société civile ivoirienne ont dénoncé mardi "un parfait déséquilibre" à la télévision publique entre les principales forces politiques du pays, au profit du camp du
chef de l'Etat Laurent Gbagbo, dans le contexte de l'avant-scrutin présidentiel.
"La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) constate un parfait déséquilibre dans la répartition des temps d'antenne entre les partis et leaders politiques et la société civile sur les médias audiovisuels d'Etat durant la phase préélectorale", a affirmé son coordonateur Patrick N'Gouan devant la presse.
Le Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) et les autres organisations favorables à M. Gbagbo "bénéficient d'une meillleure couverture médiatique" sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, principale chaîne publique), a-t-il souligné.
De décembre 2008 à mai 2009, leur temps d'antenne "devance de plus de deux heures" celui du Rassemblement des républicains (RDR) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), les deux grands partis d'opposition, a-t-il précisé en présentant un rapport de la CSCI sur le sujet.
Les activités de l'opposition "ne sont pas suffisamment couvertes par la télévision publique", a insisté M. N'Gouan, en disant son organisation également "victime de l'ostracisme" de la RTI.
La Convention "invite" donc le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) à "assurer une répartition équitable des temps d'antenne sur les médias d'Etat".
Le PDCI a dénoncé récemment "la caporalisation" de la télévision publique.
Le leader du RDR Alassane Ouattara a aussi réclamé "l'équité de traitement", demandant à l'ONU "des mises en garde ou des sanctions".
Censée clore la crise née en 2002 d'un coup d'Etat manqué, l'élection présidentielle n'a pu se tenir dimanche, sixième report depuis la fin en 2005 du mandat de M. Gbagbo, candidat à sa succession.
17:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire rti equité politique television fpi rdr pdci
05.10.2009
Le Dadis Web Show
Les colères du président guinéen sont visionnées par des dizaines de milliers d’internautes.
Il est l’une des nouvelles coqueluches du Web. Il n’est pourtant pas « people », il n’est ni star de cinéma ni chanteur, juste le chef d’une junte qui tient depuis neuf mois le pouvoir en Guinée. Si les vidéos de Moussa Dadis Camara remportent un tel succès – 30 000 visiteurs sur YouTube –, c’est à cause de ses colères. Elles sont d’une violence rarement vue dans les hautes sphères du pouvoir. Dadis perd souvent le contrôle et, du coup, son français.
Petit échantillon des dérapages. Hors de lui, Dadis Camara lance au téléphone à un conseiller de son Premier ministre, Kabiné Komara : « Il n’est pas culotté de recevoir un directeur de zone aurifère sans nous tenir informés ! Ce n’est pas lui qui a pris le pouvoir !… Le Premier ministre là, il est gonflé, il est gonflé, hein ! » « Vous n’avez pas affaire à un con », martèle le chef de la junte, qui tempête pendant plusieurs minutes au téléphone, laissant son interlocuteur sans voix.
Une autre victime de la furie de Dadis : l’ambassadeur d’Allemagne en Guinée. Il y a un mois, le diplomate exprimait en public les inquiétudes de l’Union européenne sur une candidature de Dadis Camara à la présidentielle. Il est stoppé net et rappelé à l’ordre par le président devant des membres du gouvernement et du corps diplomatique, lors de l’un des fameux « Dadis shows » diffusés par la télévision guinéenne. « Ne me prenez pas pour votre petit gamin. Je suis le président de la Guinée. Respectez mon autorité », lance Dadis tel un professeur réprimandant un élève indiscipliné.
Idem pour deux hauts fonctionnaires, sommés de venir à la tribune, face au public, pour cinq longues minutes de réprimandes, qui se terminent par une sanction sur-le-champ : « Vous avez combien d'ans de service ? 28 ans ? bon, retraite anticipée. Et vous ? 27 ? retraite anticipée. » Sans autre forme de procès.
Traitement non moins humiliant pour l’ex-patron de la société minière Rusal en Guinée, l’Ukrainien Anatoly Pantchenko. Alors qu’il se confond en excuses devant le chef de l’État, ce dernier l’accuse d’être un voleur et le gronde ainsi : « Tu me parles comme ça, je te renvoie ! »
Parfois à peine compréhensible tant la colère l’emporte, Dadis Camara suscite de nombreux commentaires et, si quelques-uns des internautes saluent son courage et sa franchise, la plupart s’interrogent sur sa capacité à maîtriser ses humeurs.
Voir >> : Dadis pret a taper l’Ukrainien Anatoly Pantchenko
Voir >> : Dadis humilie l'Ambassadeur d'Allemagne en Guinéé
Voir >> : Dadis humilie deux hauts fonctionnaires
16:46 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.07.2009
Affaire Kieffer : Un faux temoignage receuillit par France 3

Revoilà encore l'Affaire Kieffer ! Subitement, après les interrogatoires "humiliants" de certains dirigeants ivoiriens par des juges français en Côte d'Ivoire, alors que la France refuse de faire témoigner les quatre français mis en cause par la partie ivoirienne, on trouve comme par miracle un nouveau témoin "oculaire" et "auriculaire"! Alain Gossé, qui se présente comme un Major de l`armée ivoirienne, a affirmé, dans une interview diffusée le mercredi 22 juillet 2009 sur France 3, que l`entourage de l`épouse du président ivoirien, Simone Gbagbo, est impliqué dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Selon lui, trois hommes, Seka Yapo Anselme, chargé de la sécurité de la Première Dame, Patrice Baï, chef de la sécurité civile du président, et Jean-Tony Oulaï, soupçonné d`avoir dirigé le commando auteur de l`enlèvement et actuellement en détention provisoire en France, auraient participé aux interrogatoires de M. Kieffer
Mais voila, aux dires des responsables de l'armée ivoirienne, il faut vérifier les informations transmises par ce monsieur. Il se fait appelé "Alain Gossé" (patronyme de la même ethnie que celle du président de la République) alors qu'en réalité, il se nomme Zinsonni Noubila Paul, né le 1er janvier 1960 à Bitougou, de père Zinsoni Lamine Nadiga et de mère Andou Lamifa selon certaines sources. De surcroix, il arbore un béret de caporal de la Firpac, une unité qui n’existe même plus’’. Cette force d’intervention rapide paracommando s’est muée, à en croire nos sources, en 1er bataillon commando parachutiste (Bcp). Du côté de l’état-major des armées, l’on apprend que le général Philippe Mangou aurait convoqué une réunion d’urgence hier mercredi 22 juillet 2009 pour plancher sur la question de celui que la grande muette considère comme un imposteur. Inconnu des services ivoiriens, il passe à l'antenne Frtance 3, et apporte un témoignage qui trouble l'enquete sur la disparition du "journaliste" français. Ce n'est pas la première fois que la chaîne publique France 3 donne de faux temoignage concernant l'affaire Kieffer, un certain Berté Seydou l'avait précédé. Il se pourrait que le gouvernement ivoirien porte plainte contre France Télévision pour "Faux témoignage" et "Obstruction à l'enquete". "Des gens qui ont intérêt à ce que la manifestation de la vérité se fasse veulent distraire la justice en faisant apparaître de faux témoins comme ça a été le cas de Berthé Seydou dont on a dénoncé la nullité du témoignage", selon le conseillé Rodrigue Dadjé dans le quotidien l'Inter. Ce dernier a ajouté sur France 24 : " Dans l’armée, le macaron du béret se met à droite. Pour lui se trouve à gauche "[...] alors qu’on va vers la manifestation de la vérité, on prend n’importe qui pour venir dire n’importe quoi à la télévision "
Par Akwa Bahi JC
01:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : faux temoignage, afaire kieffer andré, seydou berté, gossé major, mangou, disparition, simone gbagbo, oulai, seka seka, france 3
04.07.2009
L'espoir de la Côte d'Ivoire !
Mini documentaire: "L'espoir de la Côte d'Ivoire", un mini film émouvant, réalisé par Ivoiremedia. La Côte d'Ivoire souffre mais l'homme de la situation est arrivé pour la liberation totale du peuple ivoirien et africain apres 30 ans de luttes ! Voici la vidéo
15:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : afrique africa spot obama gbagbo bongo sankara mobutu kabila eya
27.12.2008
Qui va dedommager nos fermiers ?

Hier nuit, en regardant un reportage qui traitait de l'impact de la Grippe Aviaire en Côte d'Ivoire, sur l'ORTM, soit la 1ère chaîne publique malienne j'ai été choqué par les chiffres et les dégâts qu'on causés le virus H5N1 en terre d'Eburnie :
*Soit 4500 suppressions d'emplois liés à la filère
*18 millions de F CFA de perte dans la filère en 2006
Un fermier ivoirien, implanté dans l'agglomération Abidjanaise affirmait qu'il avait due vendre ces poules pondeuss de 2000 F CFA l'unité à 500 FCFA l'unité, imaginez-vois les pertes ?
Afin de soutenir, les fermiers ivoiriens, dans le volet culturel, l'artiste DJ Jewis, concepteur de la danse de la Grippe aviaire, a décidé de sortir un nouvel opus en duo avec Tino Malashi. Un morceaux dans lequel il se demande "Qui va dédommager nos fermiers" avec une touche de coupé-décalé
Voici le clip-vidéo :
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
15:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe aviaire, politique, dj lewis, ivoirenews
14.12.2008
Qui est Awa Ehoura ?
Awa Ehoura Tabitha est une journaliste et animatrice de télévision ivoirienne.
Elle est actuellement présentatrice du journal télévisé de 13 heures et 20 heures sur La Première.
17:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : awa ehoura, biographie, ivoirenews, rti, la premiere, journal

