27.12.2008
Qui va dedommager nos fermiers ?

Hier nuit, en regardant un reportage qui traitait de l'impact de la Grippe Aviaire en Côte d'Ivoire, sur l'ORTM, soit la 1ère chaîne publique malienne j'ai été choqué par les chiffres et les dégâts qu'on causés le virus H5N1 en terre d'Eburnie :
*Soit 4500 suppressions d'emplois liés à la filère
*18 millions de F CFA de perte dans la filère en 2006
Un fermier ivoirien, implanté dans l'agglomération Abidjanaise affirmait qu'il avait due vendre ces poules pondeuss de 2000 F CFA l'unité à 500 FCFA l'unité, imaginez-vois les pertes ?
Afin de soutenir, les fermiers ivoiriens, dans le volet culturel, l'artiste DJ Jewis, concepteur de la danse de la Grippe aviaire, a décidé de sortir un nouvel opus en duo avec Tino Malashi. Un morceaux dans lequel il se demande "Qui va dédommager nos fermiers" avec une touche de coupé-décalé
Voici le clip-vidéo :
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
15:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe aviaire, politique, dj lewis, ivoirenews
14.12.2008
Qui est Awa Ehoura ?
Awa Ehoura Tabitha est une journaliste et animatrice de télévision ivoirienne.
Elle est actuellement présentatrice du journal télévisé de 13 heures et 20 heures sur La Première.
17:43 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : awa ehoura, biographie, ivoirenews, rti, la premiere, journal
01.12.2008
Election présidentielle : Un face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s`impose
«Il est de notoriété que Monsieur Gbagbo et son parti n’ont jamais eu de programme de gouvernement eux qui se contentent de plagier de la plus mauvaise manière leurs prédécesseurs, incapables qu’ils sont de comprendre ce qu’ils copient comme des robots. Comment, dans ces conditions, Monsieur Gbagbo pourrait-il soutenir un ou des débats sur des programmes de gouvernement qui n`existent pas et dont il se demande comment un tel document se confectionne ? Il sait qu’il sera ridicule, parce qu’il ne s’agira pas de venir sortir des clichés usés du genre : “Nous allons gouverner autrement”.
Ces formules creuses pour amuser la galerie et autres galéjades pour séduire des pommés et des gueux se disant patriotes ne font plus recette. D’ailleurs, si l’audimat de la radio et de la télévision nationale FPI a chuté de façon si vertigineuse, c’est parce que les Ivoiriens en ont ras-le-bol des menteries qu’on leur déverse à longueur de journée et qui sont quotidiennement contredites par les faits. Monsieur Gbagbo sait qu’il est incapable de soutenir le moindre débat politico-socio économique avec le président Bédié et le Premier ministre Ouattara. Parce que soutenir un débat avec quelqu’un, ce n’est pas se rendre dans les agoras et les fora pour donner son “gbô” à des crétins et à des va-nu-pieds qui se contentent d’avaler sans discernement ce qu’on leur sert. Il faut convaincre et surtout mettre ses adversaires et contradicteurs K.O. Il se trouve que nous ne voyons pas dans quel registre et avec quels arguments Monsieur Gbagbo pourrait mettre K.O le président Bédié et le Premier ministre Ouattara».
Ces propos à la fois injurieux, démagogiques et truffés de contrevérités sont un extrait d’une chronique du Professeur Niamké Koffi alias Doubé Binty, militant du PDCI-RDA, porte-parole de Henri Konan Bédié et du PDCI), publiée dans le quotidien «Le Nouveau Réveil» (proche du PDCI-RDA) daté du samedi 29 novembre 2008.
Au-delà du venin qui le caractérise, ce pan du texte de Doubé Binty met subtilement au goût du jour une préoccupation qui nous paraît essentielle. A savoir organiser un débat contradictoire à la télévision nationale, durant la campagne pour l’élection présidentielle, entre les principaux candidats que sont Laurent Gbagbo, Henri Konan Bédié et Alassane Dramane Ouattara. Cet exercice constituera un grand pas en avant pour la jeune démocratie ivoirienne en pleine construction. Mais un tel débat que l’on voudra totalement dépassionné entre Gbagbo, Bédié et Ouattara s’impose pour d’autres raisons fondamentales. D’abord, ce sera l’occasion pour chacun d’eux de présenter son projet de société et son programme de gouvernement. Ensuite, ils s’expliqueront sur leur gestion de la Côte d’Ivoire. Enfin, ils répondront aux accusations portées contre chacun d’eux à propos de leur responsabilité dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis septembre 2002. Et même bien avant cette date, soit depuis 1993.
Du programme de gouvernement des candidats
Les partis politiques qui portent leurs candidatures respectives (FPI, PDCI-RDA et RDR) et leurs différents états-majors soutiennent que Gbagbo, Bédié et Ouattara possèdent tous des programmes de gouvernement et des projets de société. Même si les observateurs attentifs de la vie politique savent que c’est le FPI qui constitue le précurseur en la matière sur l’échiquier politique ivoirien. C’est, effet avec le FPI que les Ivoiriens ont réellement entendu parler en 1990, d’un projet de société et d’un programme de gouvernement. Durant ses six ans de présence à la tête de l’Etat ivoirien (1993-1999), Bédié a parlé de «l’Eléphant d’Afrique ». Perçu par ses partisans comme un programme de gouvernement ou un projet de société, c’est selon. En octobre dernier, au cours de son investiture comme candidat du RDR à la présidentielle, Ouattara a présenté son programme de gouvernement. Certaines personnes l’ont qualifié de pâle copie de celui du FPI. Est-ce vrai ? Quelle est la différence entre le programme de gouvernement de Gbagbo et celui de Ouattara ? Entre le programme de Ouattara et de Bédié ? Ou celui de Gbagbo et de Bédié ? C’est à toutes ces questions que le débat télévisé répondra en direct.
Ce débat éclairera également la lanterne des Ivoiriens sur la gestion de la Côte d’Ivoire par ces trois personnalités. Parce qu’à la vérité, ils ont tous dirigé ce pays à divers niveaux. Deux d’entre eux en tant que président de la République et chef de l’Etat. Ce sont Henri Konan Bédié (de 1993 à 1999) et Laurent Gbagbo (depuis octobre 2000). Le troisième, Alassane Dramane Ouattara, a dirigé le pays en tant que Premier ministre et véritable chef de l’Etat. Puisqu’à partir de 1991, lorsque l’état de santé du président Félix Houphouet-Boigny a commencé à se dégrader, c’est le Premier ministre Alassane Ouattara qui tenait les rênes du pouvoir. Il décidait quasiment de tout, de 1991 à 1993. De 1991 jusqu’à la mort d’Houphouet en décembre 1993, l’homme fort au sommet de l’Etat en Côte d’Ivoire était Alassane Dramane Ouattara. Il en était si conscient et y avait tellement pris goût qu’il avait tenté de tenir tête à Bédié, le dauphin constitutionnel à la mort d’Houphouet.
S’expliquer sur la crise de septembre 2002
Le face-à-face télévisé entre Gbagbo, Bédié et Ouattara permettra, par ailleurs, à la population ivoirienne de savoir la responsabilité de chacun des trois personnalités dans la crise qui a éclaté en septembre 2002 (coup d’Etat manqué mué en rébellion armée). Ils pourront s’expliquer sur les questions que les uns et les autres se posent au sujet de leur rôle dans le drame que vivent les Ivoiriens depuis 1993. La lumière pourra être faite sur le coup d’Etat de décembre 1999 et bien d’autres événements qui ont marqué la vie politique ivoirienne.
Autre préoccupation qui pourrait être abordée, celle des relations entre la Côte d’Ivoire et la France, entre la Côte d’Ivoire et le reste du monde durant les prochaines années. De quelle nature seront-elles ? Qu’est-ce qui sera privilégié ? Autant de questions qui apparaissent déterminantes et pour lesquelles Gbagbo, Bédié et Ouattara doivent indiquer aux Ivoiriens dans quel sens chacun d’eux veut conduire le bateau Ivoire. Comme l’actuel chef d’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo, lui-même, l’a dit récemment : «Il y a trop de mensonges en Côte d’Ivoire».
Le débat télévisé en direct permettra aux Ivoiriens de savoir d’où viennent ces mensonges.
Par Didier Depry
22:36 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, débat présidentiel, face a face, gbagbo, bédié, wodié, ouattara
23.11.2008
Affaire Jean-Paul Ney
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on a connu la France officielle plus indignée face à l'incarcération d'un de ses ressortissants dans un pays du Sud, surtout quand il est journaliste. Cela fait 9 mois que Jean-Paul Ney, journaliste et photographe free-lance, est aux mains des "services" ivoiriens, et l'on constate avec étonnement que la France diplomatique et médiatique a choisi de s'astreindre au "service minimum". On condamne certes, mais le plus discrètement possible, avec le moins de grandiloquence possible. Pourquoi cette attitude particulière ? Qui est Jean-Paul Ney ? Les quotidiens ivoirien Nord-Sud (proche du Premier ministre et des Forces nouvelles) et Notre Voie (proche du FPI, parti présidentiel) en sont convaincus : ce Français né le 4 mai 1976 à Prades, dans les Pyrénées orientales est un "espion". Vrai ou faux ?
Pour se faire sa propre opinion, il suffit de fouiller un peu sur le net. Car Jean-Paul Ney, internaute hyperactif, a une visibilité qui pourrait faire pâlir bien des entreprises commerciales. Il a un site Internet à sa gloire, où figure sa biographie en anglais - son CV en français étant accessible sur sa page Ziki.
Que dit Jean-Paul Ney de lui-même ? Il se présente comme journaliste, et affiche de solides références.
Grand reporter et chercheur en matière de sécurité internationale. Vice-président de la Commission des journalistes de la défense, de la sécurité intérieure et des correspondants de guerre. Spécialiste de la communication de crise et de l'infoguerre.
Consultant pour les médias français et étrangers : LCI, Le Figaro, BBC, Al Jazeera, Newsweek.
J'ai mis mes compétences au service de plusieurs grands groupes, de parlementaires et d'institutions (Mindef et MIAT). Je rédige régulièrement des rapports de situation en me rendant sur place, ma force c'est mon réseau.
J 'ai travaillé sur la communication d'un candidat à l'élection présidentielle (réinformation & contre-information).
Carrière journalistique :
Sipa Press (photoreporter)
Canal Plus / I-télé (reporter et réalisateur en charge des dossiers défense/sécurité)
France Soir (grand reporter, envoyé spécial USA et Moyen-Orient)
Paris Match & le Figaro Magazine (grand reporter)
Association des Journalistes de la Défense, école militaire (responsable des systèmes d'information)
Mission Spéciale Productions (grand reporter)
Gamma (grand reporter).
Il était en Côte d'Ivoire, dit-il, pour l'agence Gamma - qui confirme mollement. Mais Jean-Paul Ney se dit aussi "chercheur" et déclare être directeur de la division Intelink, du groupe Digital Network, fondé par Christophe Casalegno, un proche d'Yves Bonnet, ancien patron de la DST, très visible sur le net lui aussi, à travers son blog ouvertement favorable à Nicolas Sarkozy, où il se présente volontiers comme un "hacker" et sur lequel figure son CV et sa photo. Ses liens avec Jean-Paul Ney et Intelink y sont explicites.
Justement, sur le site de la fameuse division Intelink du groupe Digital Network (qui se présente clairement comme un appendice des services français), l'on lit deux articles fort curieux d'un certain Jean-Philippe Caron. Le premier, daté du 20 décembre 2007, évoque un retour imminent de IB, un coup d'Etat inéluctable et une prétendue note de la DGSE dithyrambique envers un IB ultra-favori (ne riez pas !) en cas d'élection présidentielle. Le second, daté du 22 décembre, se réjouit du renversement inéluctable de Laurent Gbagbo tout en s'indignant de l'efficacité grandissante du système d'écoutes téléphoniques en Côte d'Ivoire, réalisé avec l'aide des Israëliens. Cinq jours après la parution de cette brillante analyse, Jean-Paul Ney était arrêté alors qu'il faisait des prises de vue devant la RTI.
Jean-Paul Ney et les autres pions de son réseau sont-ils des zozos déséquilibrés ? De nombreux internautes ne sont pas loin de le penser, et vilipendent ses manières d'insulteur public sur le Net qui lui ont valu des procès. Ceci dit, il a de l'entregent au sein de l'establishment, et il sera difficile de nous faire le coup du "doux dingue". Selon sa page Ziki, il est auteur et/ou coauteur de publications préfacées par Yves Bonnet, ancien patron de la DST et Nicolas Sarkozy himself. Vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre... Jean-Paul Ney est-il un "fou des services" qui a reçu un vague feu orange de la part de l'Etat français, une barbouze officielle ou un simple mercenaire à la solde d'intérêts ivoiriens ? Les prochains jours nous le diront.
Il reste que Ney n'est pas le premier jeune Français, mi-journaliste mi-agent, qui "grouille" dans l'entourage de IB. Un certain Vincent Rigoulet, qui a écrit pour Le Monde depuis Ouagadougou, a longtemps été un des conseillers les plus visibles de IB, et a même réussi à publier, en son nom, une tribune libre dans Le Monde - ce qui est assez piquant quand on sait que le pauvre sergent peine à écrire une phrase correcte en français.
Un jour, il sera temps d'enquêter sérieusement sur les liens étranges entre IB, Soro et les réseaux des services secrets français, qu'ils soient en symbiose ou en concurrence.
Par Kouamouo Théo
22:26 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : espion, jean-paul ney, dst
11.11.2008
Blé Goudé par-ci, Blé Goudé par là : où va la Côte d’Ivoire ?
Blé Goudé Charles, c’est l’ancien leader étudiant qui a succédé à l’actuel premier ministre Guillaume Soro au poste de secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) en 1998. Mais avant l’accession du Front populaire ivoirien (FPI) au pouvoir en octobre 2000 avec Laurent Gbagbo, il semble déjà que l’homme s’était mis au service de ceux qui sont aujourd’hui au pouvoir en Côte d’Ivoire. Accusé d’avoir acheté une licence d’Anglais à l’Université de Côte d’Ivoire, Blé Goudé décide de rejoindre l’Angleterre en 2001, pour de hautes études. Mais en septembre 2002, lorsque la crise ivoirienne déclenche, le « jeune vieux » retrouve les bords de la lagune Ebrié avec fracas. Il prétend créer un front de la résistance avec ses camarades et se font abusivement appeler « les jeunes patriotes ». Il met en place donc « l’alliance des jeunes patriotes » et devient qu’on le veuille ou pas, le leader de cette façon de penser, propre à ces jeunes gens proches de Laurent Gbagbo. Ils estiment en effet, que la France, le Burkina Faso de Blaise Compaoré, Alassane Dramane Ouattara, le leader du RDR et ses parents nordistes, veulent leur arracher leur beau pays ( ?), la Côte d’Ivoire. Ce qui pouvait donc valoir des actes de barbarie contre tout ce qui sonnait burkinabé, et même nordiste. L’incendie du quartier précaire situé entre le camp de gendarmerie d’Agban et Cocody les 2 plateaux, le jour de l’attaque d’Abidjan par l’ex-rébellion, le 19 septembre 2002, est la conséquence de la haine que les uns et les autres ont semé durant quelques années. Il est vrai que Blé Goudé n’était pas encore rentré d’Angleterre pour sonner la résistance ( ?), mais les graves dérives dans la zone sous contrôle gouvernemental étaient le fruit d’une longue campagne de haine. Qui s’est poursuivie à partir du 6 novembre 2004 contre les ressortissants français en Côte d’Ivoire. Cette nuit là, Blé Goudé avait appelé des Ivoiriens à cesser de manger, de dormir, de boire…, pour aller défendre la République qui se mourait par la faute selon lui, de la France qui, en représailles à neuf de ses soldats et plusieurs autres blessés par un raid de l’armée ivoirienne sur les positions de l’ex-rébellion, avait détruit les aéronefs ivoiriens. Des destructions de biens, à des atteintes physiques contre les Français, tout y est passé.
Passé le temps des empoignades, Blé Goudé s’est mis dans la peau d’un constructeur de développement et de faiseur de paix, avec des projets de développement qu’il propose à de jeunes Ivoiriens. Mais sans être dupes, tous savent que le chef d’entreprise, -il est patron d’une structure de Communication dénommée Leader Team- n’en fait qu’une couverture. Car, venu le temps des pré-campagnes, Blé Goudé ressort la tête. Pas pour faire la peau à qui que ce soit maintenant. Fort heureusement ! Mais pour remettre la question « Laurent Gbagbo » au centre des préoccupations. Prenant prétexte des opérations couplées d’identification et d’enrôlement en cours dans le pays, le « jeune vieux » en profite pour faire l’apologie de Gbagbo, mais surtout pour tirer à boulets rouges sur les adversaires du chef de l’Etat. Dans des meetings qu’il organise ici et là, il « allume » Henri Konan Bédié du PDCI, minimise Alassane Ouattara du RDR, et feint d’ignorer Mabri Toikeusse de l’UDPCI.
L’incompréhensible mission de la RTI
Le comble dans tout cela, c’est que l’homme est admis sur les antennes de la Radiodiffusion télévision ivoirienne pour parler d’identification et d’enrôlement, on ne sait à quel titre. Car, pour ce qu’on sait, Blé Goudé n’est pas impliqué dans le processus électoral pour aller se voir consacrer plus d’une heure d’antenne à parler de ces opérations en cours. On aurait invité le premier ministre ou le président ou un vice-président de la Commission électorale indépendante (CEI) pour parler de ces opérations qu’on l’aurait accepté sans rougir. Mais la présence du leader des jeunes patriotes sur le plateau de la RTI devant quatre (4) journalistes n’avait pas sa raison d’être, même s’il est l’homme à tout faire de Laurent Gbagbo, qui du reste, est celui grâce à qui Brou Amessan est à la tête de cette prestigieuse maison, la maison commune à tous les Ivoiriens. Mais pourquoi les jeunes des autres partis d’opposition tels que Karamoko Yayoro du RDR, Kouadio Konan Bertin dit KKB du PDCI, Yao Kouadio Séraphin de l’UDPCI, ou Siméon Kpanhi du MFA, n’iraient pas s’adresser aux jeunes Ivoiriens comme on le permet à Blé Goudé ? Avec les quatre cités plus haut, auxquels on peut ajouter Konaté Navigué de la jeunesse du FPI, personne ne trouverait à redire. Mais en Côte d’Ivoire, dites-nous ce que représente l’alliance des jeunes patriotes comme une structure digne de confiance ? Qu’apporte t-elle de positif à la Côte d’Ivoire de si important pour bénéficier d’autant d’attention ? Mais on comprend. Blé mérite attention sur les médias d’Etat, parce qu’il est au service de Gbagbo. Celui qui, semble t-il, entre au palais présidentiel et à la résidence du chef de l’Etat comme dans sa propre maison, c’est-à-dire sans rendez-vous pris, est en mission pour le candidat du FPI à la prochaine présidentielle. Comment Brou Amessan, le DG de la RTI, et Jean Baptiste Akrou, le DG de Fraternité Matin, à ces postes par la volonté de Gbagbo, peuvent-ils oser refuser l’antenne ou deux premières pages de Frat-Mat à « l’incontournable » Blé Goudé ? Il est clair que le chef des éditions des journaux télévisés de la Première chaîne de la télévision nationale, Mme Habiba Dembélé Sahouet, très professionnelle sur les bords, était très gênée, lorsqu’elle enregistrait cette émission d’échanges sur l’identification et l’enrôlement des électeurs, entre le leader patriotique et des journalistes ; laquelle émission a été diffusée le mercredi 29 octobre dernier, sur les antennes. Mais que peut-elle devant la décision de la hiérarchie ? Car, au-delà de toutes considérations, la présence de l’invité du jour ne s’expliquait pas, surtout pour le thème à débattre. Mais encore une fois, cela s’appelle « donner dans le laxisme ». Et ce que vit en ce moment la Côte d’Ivoire n’est pas loin de faire d’elle une « République bananière », où il suffit d’être le « chouchou » de la famille présidentielle pour venir, comme un président d’Institution, dire ce qu’on veut sur les antennes nationales. Ce qui est très grave pour un pays aussi respectable que notre chère patrie. C’est à croire que le défenseur de la République ( ?) est devenue un chef d’Institution. Merci messieurs de nous faire souffrir dans notre chair. Nous qui aimons que les choses soient jugées à leurs justes valeurs. Merci de nous faire ça.
Par Denis Zobo
16:27 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blé goudé, propagande, fpi, rti, ivoirenews, côte d'ivoire, afrique
05.11.2008
Obama est président !
Barack Obama vient d'être élu 44e président des Etats-Unis et premier président noir américain.
05:22 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : obama, président
22.10.2008
Les années de Bédié au pouvoir, un vrai cauchemar !
Henri Konan Bédié, 74 ans, souhaite à nouveau, gouverner la Côte d`Ivoire après son passage à la tête de l`Etat de 1993 à 1999. A la chute de son régime par un putsch militaire le 24 décembre 1999, le pays était au bord de l`asphyxie économique et financière. Les dettes intérieures cumulaient à plusieurs centaines de milliards. Les relations avec les bailleurs de fonds étaient rompues. Ce fut un drame national, seulement quatre ans après la dévaluation du franc CFA et les pluies de milliards qui en ont résulté. Aujourd`hui, il semble avoir tout oublié. Simple rappel pour les électeurs et les observateurs nationaux et étrangers. Il y a presqu`une décennie, Henri Konan Bédié était aux affaires. Les temps ont changé, mais, sa méthode de gestion et celle du Pdci, elles, restent inchangées. C`est le président de la jeunesse de ce parti, Kouakou Konan Bertin qui le dit, lorsqu`il affirmait récemment dans un journal de la place que “le programme de gouvernement du Pdci porte toujours sur les douze travaux de l`Eléphant d`Afrique”. Ce vaste chantier avait effectivement démarré. Pour mémoire, quelques jours après le coup d`Etat, l`ex-chef de la junte militaire, feu le général Robert Guéi, s`était rendu sur un des grands chantiers, notamment le domaine privé de Bédié à Daoukro évalué à 4,5 milliards de FCFA dont 1,5 milliard déjà englouti. (Voir encadré 1). De toute évidence, sous l`ère Bédié, le pays ne rassure pas ses partenaires extérieurs (FMI, Banque mondiale, Union européenne, BAD, les partenaires bilatéraux). Car, au fond, la question est plus affligeante que les populations ne le savent.
Pluie de milliards
Dès 1994, les prêts des bailleurs de fonds atteignent la coquette somme de 556 milliards de F CFA, consécutivement à la dévaluation du franc CFA. Sur la période 1994-1997, le régime de Bédié reçoit au total plus de 1 368 milliards de FCFA. Ajouter à cette somme colossale 1 063 milliards de gains engrangés grâce aux rééchelonnements obtenus devant le Club de Paris sur quatre ans. Le gâteau s`agrandit et devient plus appetissant. Le régime de Bédié gagne un flux total de 2 431 milliards. De mémoire des financiers, c`est une première dans la zone franc.
Bédié, sa famille et le Pdci se frottent les mains (voir encadré n° 2). Car, indépendamment de cette générosité des partenaires, les exportations ivoiriennes progressent avec des cours orientés à la hausse. Aussi, les investissements privés reprennent. La consommation et la croissance augmentent considérablement. Hélas ! Bédié et les barons du pouvoir Pdci perdent les pédales face aux énormes ressources financières cumulées entre leurs mains en si peu de temps. Pouvait-il en être autrement au regard du piètre passé du porte-flambeau du plus vieux parti ivoirien. Flash-back sur les traces d`un “has been”, dépassé par les réalités des temps modernes ! A moins de 30 ans, Henri Konan Bédié est nommé, par Houphouët, Ambassadeur de Côte d`Ivoire aux Etats-Unis. Houphouët le nomme plus tard, en 1966, ministre de l`Economie et des Finances. Bédié avait à peine 32 ans. Il conservera ce poste de 1966 à 1977, soit 11 ans durant. Peu expérimenté, novice en gestion des affaires de l`Etat, le protégé de Houphouët va marquer son passage au ministère ivoirien de l`Economie et des Finances par un véritable scandale financier. C`est l`affaire des “complexes sucriers”, révélée par la presse. Le “surfactureur d`usines”, l`appelle-t-on ainsi. Mais, il bénéficie d`une grâce exceptionnelle du Président Houphouët qui le retire momentanément des affaires de l`Etat. Trois ans durant, il va exercer à la Banque mondiale. Un refuge presque doré pour quelqu`un qui est passible de poursuite judiciaire, dans un Etat de droit. Henri Konan Bédié regagne la Côte d`Ivoire en 1980. Il est élu député sous la bannière du parti unique, le PDCI-RDA, par la seule volonté du Président Houphouët-Boigny. De là, viendra l`ascension de l`homme novice. Il ignore totalement les rouages pratiques de la gestion des affaires de l`Etat. Il est propulsé président de l`Assemblée Nationale en remplacement de Philippe Yacé. Et devient du coup, le dauphin constitutionnel. Dès le 7 décembre 1993, à la mort de Houphouët, il s`autoproclame Président de Côte d`Ivoire en vertu de l`article 11 de l’ex-constitution. Nourri au biberon politique, Bédié n`a jamais pu être un bon économiste ni un bon gouvernant. Né le 5 mai 1934 à Pèpressou, un quartier de Diadékro, village situé à deux kilomètres de Daoukro, à 300 km au nord d`Abidjan, Henri Konan Bédié marié à Henriette Koizan Bomo (encadré n°3) “tue” l`Etat ivoirien par sa gestion douteuse et des plus scabreuses.
Gaspillage des ressources
Malgré les pluies de milliards, les relations avec les partenaires de la Côte d`Ivoire commencent à se raidir dès le début 1997 avec le FMI. Le renouvellement du programme d`ajustement, venu à expiration en mars 1997, est bloqué. Le Fonds est en total désaccord avec les “bédéistes” à cause des “dérapages des finances publiques”. Le régime Pdci réussit l`exploit en obligeant les bailleurs de fonds à rompre les relations sur des questions de gestion. Il y a eu des dérapages au niveau des finances publiques. Ceux-ci se caractérisent par la mauvaise performance au niveau des recettes fiscales. Au total, on dénombre des centaines de milliards de moins values. Il y a également des dérapages au niveau des dépenses tout comme l`on a déploré les fameux DENO (dépenses engagées non ordonnancées). Fin 2006, le FMI dénonçait déjà près de 134 milliards de FCFA de DENO. De 1998 à 2000, les dépenses de ce type étaient successivement 100 milliards, 131 milliards et 121,5 milliards. Et ce n`est pas tout. Les passifs audités cumulent à 89 milliards en 2000. La gabegie est d`autant plus criante qu`il y a problème au niveau des ressources et un dérapage au niveau des dépenses. C`est la mal gouvernance.
Dans un tel climat délétère et de méfiance à l`intérieur comme à l`extérieur de la Côte d`Ivoire, Bédié et le PDCI font face à une équation difficile, à savoir que les recettes sont inférieures aux prévisions, et les dépenses publiques sont en forte hausse. Le régime Bédié reste sourd aux appels à la normalisation et aux cris de détresse des travailleurs. Au début de l`année 1998, le FMI émet de sérieuses réserves sur la gestion des finances publiques et considère que les conditions ne sont pas réunies pour la poursuite du programme d`ajustement en cours. Une critique en règle est dirigée alors contre la Côte d`Ivoire et aboutit à la rupture totale des relations avec les institutions financières internationales. Le régime dilapide ainsi l`héritage. De réels problèmes de gouvernance se posent. Les scandales financiers fusent de toutes parts. Ce sont, entre autres, l`affaire des 18 milliards de l`Union européenne détournés alors qu`ils étaient destinés à soutenir le système sanitaire ivoirien, et cette autre affaire Roger Nasra qui “a soustrait 4 milliards de FCFA du trésor public par un système de fausses déclarations de TVA”, (confère Notre Voie du 27 mars 2008) des caisses de l`Etat. Derrière ce crime médiatisé, il y en a qui sont très peu connus du grand public. C`est le cas des exportateurs dits défaillants. Ils se comptent dans l`establishment du pouvoir et devaient 45 milliards à la Caisse de stabilisation et de soutien des prix aux producteurs agricoles. Que dire également de cette honteuse affaire des créances compromises ! Le montant au préjudice de l`Etat s`élève à 63,9 milliards de Fcfa à fin 1999. L`affaire concerne au total 23 dossiers de groupes d`exportateurs défaillants vis-à-vis du secteur bancaire. En définitive, la veille du coup d`Etat qui a mis fin au régime de Bédié, la situation économique était désastreuse du fait de sa gestion chaotique. L`Administration économique et financière se trouvait dans un état démoralisé, et les services publics dans la tristesse et l`angoisse totale. Le secteur privé asséché
Au niveau des entreprises, les arriérés intérieurs gonflent et provoquent de vives tensions sur la trésorerie du secteur privé appelé pourtant à être le fer de lance de la consolidation de la croissance et de la création d`emplois. Point d`éclairci dans le secteur électrique. Après sa privatisation dans les années 1990-1991, les évolutions auraient conduit à un déficit de 50 milliards de FCFA en 2001. Cela est du au manque d`investissement dans ce secteur, à la hausse du dollar et des cours du baril, à la dévaluation du Fcfa. Assombri, l`est aussi le secteur des hydrocarbures. Un déficit de 40 milliards de Fcfa à fin 2000. Le sinistre n`épargne aucun secteur, pas même la filière café-cacao, la principale ressource de l`Etat. Qu`a fait Bédié du secteur ? Sous la pression des bailleurs de fonds, il procède à la libéralisation totale des filières café en 1998 et cacao en 1999. Il supprime la Caisse qui stabilisait et soutenait les prix de ces produits agricoles et crée en lieu et place la Nouvelle Caistab. Pressé par les mêmes partenaires, il engage la liquidation de la Nouvelle Caistab. Et c`est cette structure en liquidation qui gère la filière. Improvisation ! Absence de stratégie ! Impuissance ! Tel est l`état d`esprit de ceux qui dirigeaient la Côte d`Ivoire avec Bédié. Conséquence, les producteurs sont lâchés face aux puissances financières de la filière. Le prix au producteur passe de 508 FCfa/kg en 1998 à 300 FCFA/kg de cacao en 1999. Ce prix n`est pas garanti. Les produits sont invendus. Des paysans ont été obligés de détruire leurs récoltes. Pendant ce temps, la Caisse autonome d`Amortissement (CAA) se trouvait, elle aussi, dans un état de délabrement total : environ 196 milliards de Fcfa de créances sur l`Etat. Elle a été restructurée et transformée en Banque nationale d`Investissement (BNI). En mars 2000, faisant le point de la situation économique des six dernières années d`exercice de Bédié, le professeur Mamadou Koulibaly, alors ministre du Budget du gouvernement de transition, faisait observer que l`année 1999 s`était achevée sur un déficit d`environ 197 milliards de francs CFA, soit 3% du PIB, deux fois plus que l`objectif recherché. En quelques mots, il dépeint la gestion de Bédié et du Pdci : “les gains post-dévaluation ont été gaspillés en détournements et vols au détriment des finances publiques. On parle aujourd`hui, de 197 milliards de francs CFA mais, si l`on cumule, il s`agit en réalité de plus de 500 milliards. C`est simplement, la volonté expresse de s`enrichir, le désir de s`approprier ce qui appartient à l`État. C`est la mise en place systématique d`une mafia locale chargée de prendre ce qui appartient à l`État. C`est de la kleptocratie. Il existait un clan Bédié, comme existaient un clan Mobutu, un clan Suharto…”. L`houphouétisme, on n`en parlait plus. C`était banni du langage politique au profit du bédiéisme (voir encadrés 4 et 5).
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
16:32 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, bédié, pouvoir, faste, regime
14.10.2008
Le Nouveau Réveil : Un outil de propagande ?
Avis personel d'Akwa Bahi : le Nouveau Reveil est un bulletin de propagande interne du PDCI. Même si Gbagbo fait un miracle économique il ne reconnaitrons jamais. Pourtant Le Nouveau Reveil se dit neutre. De plus le Nouveau Reveil publie le programme quotidien de Bédié, pas un jour sans qu'on parle de lui dans ce quotidien, pourquoi c'est lui et pas Wodié par exemple. D'ailleur selon Wikipédia : "Le Nouveau Réveil est un quotidien de Côte d'Ivoire. Il constitue l'organe officiel du parti politique, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire(PDCI-RDA, parti unique au pouvoir dans le pays de 1960 à 1990 et qui demeure un acteur très important de la vie politique du pays, sous la direction de l'ancien président de la république (de 1993 à 1999, date du coup d'État militaire du général Robert Guéï), Henri Konan Bédié."
Mais etant neutre, je ferais la même critique à propos de Notre Voie (avec Gbagbo et le FPI) et Le Patriote (avec Ouattara et le RDR)
Que faut-il lire ? Fraternité Matin semble le quotidien le plus serieux et neutre non ?
Avis personel d'Akwa Bahi Jean-Christophe qui attend vos réactions
21:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, nouveau réveil, le patriote, notre voie, ivoirenews, presse
10.10.2008
Bédié prépare un coup d'Etat
Des jours sombres s’annoncent sur la Côte d’Ivoire. Dans l’ombre, les putschistes s’attèlent aux derniers réglages avant le lancement de leur vaste opération de déstabilisation. Révélations. Les armes vont-elles à nouveau crépiter en Côte d’Ivoire ? Si on en croit des sources proches des grandes oreilles de la République, l’éventualité est plus que probable, car, indiquent-elles, les déstabilisateurs du régime Gbagbo n’entendent pas lâcher prise. Ils sont actuellement à pied d’œuvre pour porter l’estocade au locataire de la Présidence et partant, à l’application de l’accord politique de Ouagadougou. Ils reviennent à la charge après avoir momentanément pris du recul, suite à la découverte de leur projet prévu initialement pour se tenir le 12 septembre dernier. En effet, nos sources au cœur de cet énième coup tordu contre la République, rapportent que les hommes qui travaillent au retour de Bédié, au pouvoir, n’ont pas chômé ces derniers jours. C’est ainsi qu’il y a une semaine, ils se sont rencontrés à Prikro et non à Daoukro, comme ils avaient pris l’habitude de le faire. Le changement de lieu s’explique, dit-on, par le souci de brouiller au maximum, les pistes, surtout après la mutinerie survenue les 24 et 25 septembre 2008 dans cette localité. A cette séance de travail, on notait la présence de deux anciens ministres du régime Bédié, d’un commissaire de police en poste à l’inspection générale des services de police, du colonel N’zio, un mercenaire Ghanéen, du colonel Lebahi, un mercenaire libérien qui, précise notre informateur, supplée, depuis peu, l’absence du colonel Gaoudi Oulatta, toujours acteur, mais désormais en retrait, après avoir été découvert. Deux officiers supérieurs des Fds et trois autres de la force Licorne, dont les noms sont volontairement tenus au secret pour nécessité d’enquête, bouclent la liste de présence. De la rencontre, il ressort qu’à partir du 20 octobre prochain, toute la Côte d’Ivoire sera paralysée, avec des troubles qui vont simultanément éclater en plusieurs endroits du territoire. Ceux-ci partiront de l’Ouest. La chienlit sera l’œuvre de combattants recrutés au Libéria, au Burkina Faso, en Sierra-Léone et au Mali. Ces derniers, qui, selon nos sources, sont déjà présents en terre ivoirienne, prendront le soin de se vêtir en tenues militaires pour semer la confusion au sein des forces régulières et agir par surprise. Et pendant que le président Laurent Gbagbo cherchera à éteindre le feu ainsi allumé aux quatre coins du pays, en dégarnissant nécessairement les forces basées à Abidjan, les putschistes profiteront pour frapper la capitale économique. Dans cette entreprise, ils comptent sur des éléments des Fds qu’ils disent nombreux à avoir rallié leur cause, à coups de billets de banque. Sur la question, notre informateur indique que les hommes de Henri Konan Bédié, se sont voulu rassurants en soutenant que, pour tout ce que l’ancien chef de l’Etat aurait fait pour « son fils Mangou », ce dernier, ne peut pas se mettre au travers de leur chemin, pour défendre Laurent Gbagbo. Sûrs de leur fait, les putschistes ont même annoncé la date du 26 octobre comme la fin de règne de l’actuel chef de l’Etat et la prise de pouvoir de Bédié. La date choisie, loin d’être hasardeuse, est plutôt symbolique et rappelle un certain 26 octobre 2000, jour de la prestation de serment du président Laurent Gbagbo. Prolixes, les hommes du « sphinx » de Daoukro, ont aussi soutenu avoir des armes bien planquées dans des cachettes, à Abobo-Kennedy, à Yopougon et à Abobo-Gagnoa gare. Aussi, selon des informations en notre possession, en cas de réussite de l’opération, Charles Konan Banny est pressenti pour occuper la Primature quand le colonel Jules Yao Yao lui est annoncé à la tête des armées. A tous les participants de la rencontre de Prikro, il a été recommandé la plus grande discrétion autour du projet, le mentor n’ayant, dit-on, pas encore digéré les fuites qui ont atterri début septembre, dans les colonnes de « Le Matin d’Abidjan ». Et cela, après les avoir assuré du soutien de la France au projet. Vrai ou faux, une chose est certaine, Paris est au moins, dans le secret des dieux. En témoigne un fax en provenance du siège de Paris que nous avons intercepté et annonçant une modification de ses horaires sur Abidjan, le 25 octobre 2008, pour
«respect de couvre feu suite au changement de saison et passage horaire hiver». En clair, la France annonce que le vol AF 703/25 oct 08 Abj 252240 CDG 206500 QQQCDG 98/2C
se fera dans les conditions particulières. Parce que ce jour-là, il y aura un couvre-feu dans la capitale économique ivoirienne. Notons que la compagnie française n’est pas à son premier coup de ce genre. En Décembre 1999, dans la fièvre du coup d’Etat, elle avait pondu un communiqué annonçant que Alassane Dramane Ouattara , arrivait à Abidjan, à bord d’un de ses vols pour venir y exercer le pouvoir d’Etat. De là à penser que, dans la foulée de la cérémonie de remise du prix FHB de la paix de l’Unesco, Henri Konan Bédié a mis, avec ses réseaux français, la dernière main à la pâte de son putsch, il y a un pas que des observateurs ont vite fait de franchir. Pour sa part, le leader du Rdr séjourne depuis quelques jours aux Etats-Unis. Les deux ténors du Rhdp seront-ils de retour à temps pour vivre la période du couvre-feu avec leurs compatriotes ? Ou au contraire, se mettront-ils soigneusement à l’abri, attendant de voir un peu plus clair avant de revenir sur les bords de la lagune Ebrié ? Wait and see. La République est avertie.
Par Safiatou Ouattara
16:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, coup d'etat, air france, gbagbo, bédié, ivoirenews
29.09.2008
Qui était Rose Doudou Guéï ?
Rose Doudou Guéï épouse du Président Guéï Robert était la Premier dame de Côte d'Ivoire de décembre 1999 à novembre 2000. Femme de coeur, ardente défenseuse de la condition féminine ivoirienne et fermement opposée à la corruption, elle était soupçonné par les opposants de son mari à pousser celui-ci à ne pas laisser le pouvoir et l'influençait dans sa politique. En octobre 2002, au début de la Crise politico-militaire en Côte d'Ivoire elle est massacrée par l'armée régulière à son domicile d'Abidjan, avec ses gens de maison, en même que son mari, Robert Guéï et que certains de leurs proches notamment Émile Boga Doudou, ministre de l'intérieur. Le 5 mai 2006, son corps fut inhumé au parvis de la Cathédrale Saint-Paul du Plateau (Abidjan nord) où a eu lieu la levée du corps, elle repose désormais au cimetière municipal de Port-Bouët (Abidjan sud).
Source : Wikipédia
19:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, rose guéï, robert guéï, nostalgie, afrique, coup d'état, ivoirenews

