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21.06.2010

Désiré Tagro : la honte !

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a enfin ordonné dimanche l`ouverture d`une enquête portant notamment sur des soupçons de détournement d`argent visant le ministre de l`Intérieur Désiré Tagro, l`un de ses proches, a annoncé la présidence.

Désiré Tagro est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires. Voici les accusations :

- Détournement de fonds destinés aux hadj 2010
- Obstruction aux poursuites engagées contre une personne qui aurait marchandées pour des concours

- Détournement de sommes payées à l`Etat de Côte d`Ivoire par la société Trafigura pour l`indemnisation des victimes des
déchets toxiques" déversés en 2006 à Abidjan

- Detournement de la somme de dix milliards de francs CFA (15 M EUR) qui lui aurait été versée à
titre de commission par la société Sagem Sécurité.

- Obtention  frauduleuse de places d'entrée dans de grandes écoles pour des individus de son ethnie (Bété)

Cette derniere accusation retient mon attention, car je me souvient qu'en 2005, en visite chez mes beau-parents à Tahiraguhé, une localité Bété proche de Daloa à l'ouest de la Côte d'Ivoire, M Tagro s'y était personnellement rendu, et en a profiter pour emmené quatre jeunes bétés à Abidjan. Ces jeunes sont entrés dans l'école de Police sans avoir passer de concours.

Par Akwa Bahi JC

25.03.2010

Watao : le multimilliardaire

Il est multimillionnaire, noceur et sanguinaire. Avec neuf autres commandants de zones (ex-chefs rebelles), Wattao a mis en coupe réglée la moitié nord d'un pays coupé en deux.

Il a tué, dit-il, "finalement pour rien". Vécu sept ans dans la rébellion ivoirienne "pour être pris au piège et ne plus pouvoir en sortir". Pourtant, quand Issa* a pris les armes, fin 2002, il croyait dur comme fer au changement: la Côte d’Ivoire allait enfin reconnaître ses frères du nord du pays, si longtemps méprisés par Konan Bédié et les siens, comme des citoyens à part entière. Les chefs le leur avaient dit et répété: justice allait être rendue. "Tu parles, la justice, nos commandants n’en ont plus rien à foutre. Leur seul souci, aujourd’hui, c’est de faire de l’argent. Ils sont devenus millionnaires. Ils se sont tous fait construire des maisons de luxe au Burkina, ont acheté des appartements en Europe", s’indigne le jeune homme en s’assurant que ses paroles n’atteignent pas des oreilles indiscrètes dans cette rue de Bouaké, fief des anciens rebelles rebaptisés Forces nouvelles. "S’ils savent que j’ai parlé, je vais avoir de gros problèmes. C’est quand même un peu la dictature, ici", lâche-t-il, en épongeant son front en sueur.

Ainsi vit le nord de la Côte d’Ivoire: sous la coupe réglée de "quelques types qui n’étaient rien il y a dix ans", selon un cadre de l’ONU, et qui sont devenus des rois. Des seigneurs de la guerre qui, depuis la tentative de coup d’Etat contre Laurent Gbagbo en septembre 2002, contrôlent les 190.000 km² qui s’étirent depuis une ligne partant de Bouaké, à 350 km au nord d’Abidjan, jusqu’aux frontières du Burkina Faso et du Mali. Ici, on les appelle les "com-zones" – commandants de zones. Ils sont au nombre de dix et ne rendent de comptes à personne, sauf peut-être à Guillaume Soro, leur leader, devenu Premier ministre depuis les accords de Ouagadougou, en 2007.

Le Gros Serpent règne comme un seigneur féodal

Chacun règne sur son territoire comme un seigneur sur son domaine, avec son armée, ses milices, ses administrations parallèles. Chacun y ponctionne les richesses naturelles, contrôle le commerce des matières premières, taxe en toute liberté les marchandises qui transitent par la région. A chaque sortie de ville, leurs soldats débraillés rackettent voitures, bus et poids lourds. De l’argent récolté, Abidjan ne voit pas la couleur. Les populations locales non plus, d’ailleurs. En octobre dernier, l’ONU a publié un rapport accablant sur la situation dans la région. Un régime "de type féodal", résume le document.

Parmi ces nouveaux seigneurs, il y en a un dont le nom revient avec insistance: Issiaka Ouattara, plus connu sous son pseudonyme de chef de guerre, Wattao. Cet ancien caporal de l’armée régulière traîne une réputation sulfureuse de noceur invétéré, multimillionnaire et amateur de belles voitures. "On dit aussi de lui que c’est un sanguinaire, témoigne Edouard Gonto, l’un des rares journalistes ivoiriens à avoir enquêté sur le système des com-zones. Lorsque je l’ai rencontré il y a quelques années, il m’avait lâché que les droits de l’homme, il n’en avait rien à faire."

Aujourd’hui, Wattao, qui porte le titre ronflant de "chef d’état-major adjoint des Forces nouvelles", cherche à montrer un visage plus respectable. Pour le rencontrer, il faut se rendre dans le quartier Air France III, à Bouaké. C’est là qu’il réside quand il n’est pas dans sa zone, située plus à l’ouest, ou à l’extérieur du pays. Pour pénétrer dans son domaine, il faut montrer patte blanche aux soldats en faction. Dans la cour, près de la maison un peu décatie, sont garés une douzaine de véhicules: des 4 x 4, mais aussi deux Audi TT flambant neuves. Sur le perron de "la villa", à côté de deux machines de musculation poussiéreuses, un berger allemand et deux huskies, groggy sous la chaleur féroce de ce début mars, montent péniblement la garde. Il est 10 heures du matin et le maître des lieux vient de se réveiller. Il a assuré toute la nuit la sécurité du Premier ministre, Guillaume Soro, qui séjournait à Bouaké. Au bout de quelques minutes d’attente, l’homme finit par apparaître, montagne de muscles ceintrée dans un polo Ralph Lauren orange. Sur son biceps gauche, large comme une cuisse, un impressionnant tatouage: un anaconda, l’emblème de l’unité de Wattao. Lui a hérité d’un surnom au diapason : "Saha Bléblé", le Gros Serpent.

Les ex-rebelles contrôlent café, cacao et pierres précieuses

Pourtant, Wattao, ancien champion de judo, se montre plutôt avenant, bien que peu disert. Il se décrit comme une personne "disponible", "faisant du social", "essayant de donner à manger à tout le monde". Il explique aussi avoir pris les armes parce que, dans l’armée, son avenir était bouché, notamment à cause de son nom à consonance nordiste. La fortune qu’on lui prête aujourd’hui? "L’argent que nous récoltons sert à nourrir et à habiller nos 33.000 hommes", rétorque-t-il.

Il suffit pourtant de faire un tour dans la zone qu’il contrôle pour se rendre compte que le com-zone travestit quelque peu la réalité. Son fief, c’est Séguéla, une ville glauque, située à plusieurs heures de piste à l’ouest de Bouaké. Pour contrôler ce territoire, le serpent Wattao a dû mordre et cracher son venin. En mai 2008, il a déposé Koné Zakaria, un autre chef de guerre à la réputation de boucher. Le coup de force de Wattao a fait de nombreux morts. Mais, désormais, c’est lui le chef.

Bien sûr, sur le papier, l’Etat ivoirien a fait son retour dans la ville, première étape en vue d’une prochaine réunification du pays préparée depuis les accords de Ouagadougou. Mais dans les locaux quasi déserts de la préfecture, on ne feint même pas d’avoir un quelconque pouvoir. "Nous n’avons pas vraiment autorité sur les Forces nouvelles, explique, désabusé, le secrétaire général Blaise Kouassi. Ce sont eux qui contrôlent la sécurité dans le secteur. Ce sont eux aussi qui ont la main sur le transport de marchandises. Et avec ça, ils se font beaucoup d’argent."

Car la petite ville désolée est située à un carrefour stratégique. C’est par là que transitent bon nombre de convois qui partent vers le Burkina, le Mali, mais aussi vers les ports du Ghana ou du Togo. Une formidable manne pour Wattao et ses hommes. Leur principale ressource? Le commerce du cacao, produit en grande quantité dans la région. Selon l’ONU, il rapporterait à Wattao 640 millions de Francs CFA (975.000 euros) chaque année.

Et les profits ne s’arrêtent pas là. Café, bois, coton passent aussi entre les mains des ex-rebelles. La région de Séguéla possède l’autre avantage de regorger de diamants. Depuis 2005, pourtant, un embargo de l’ONU interdit tout commerce de pierres précieuses avec la Côte d’Ivoire. Mais comme ce sont les com-zones qui contrôlent les frontières nord du pays…

Dès lors, comment Wattao et les autres com-zones pourraient-ils accepter une réunification? Abandonner à l’Etat ivoirien leur territoire et les richesses qu’ils en tirent? "Ils ne sont pas près de lâcher le morceau", analyse un diplomate. Pourtant, Wattao jure qu’il ne souhaite qu’une chose: que l’élection présidentielle, repoussée depuis de longues années, ait enfin lieu. Quitter enfin les armes. Que fera-t-il après? "J’ai des projets. Je veux représenter mon pays à l’étranger." Aux Etats-Unis, où vivent déjà ses enfants? "Non plutôt la France." Et la guerre? "C’est fini. Il faut savoir dire stop."

*Le prénom a été modifié.

Source : Le JDD

17.03.2010

MAM et Villepin devant la justice ivoirienne

775370.jpgLe juge militaire, Jean Ehui, veut auditionner à titre de "témoins" Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie (photo), respectivement ministres des Affaires Etrangères et de la Défense lors du bombardement du camp militaire français de Bouaké en Côté d'Ivoire, en 2004. Le juge a rouvert le dossier après avoir reçu des "élèments nouveaux que lui ont apporté un certain nombre de témoins principalement maître Jean Balan, l'avocat français de plusieurs familles de victimes" a-t-il déclaré.

Une procédure a aussi été lancée par la juge du Tribunal aux armées de Paris (Tap), Florence Michon, pour obtenir l’audition comme témoin de l’ex-ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie (actuellement à la Justice), dans l'enquête sur le bombardement du camp militaire français de Bouaké (Côte d'Ivoire) par deux avions Sukhoï-25 des forces loyalistes ivoiriennes, le 6 novembre 2004. Une attaque qui avait entraîné la mort de neuf militaires français, d’un civil américain, et blessé 38 soldats.

La procédure, entamée ‘la semaine dernière’, selon des sources judiciaires, vise à obtenir l'autorisation du Conseil des ministres pour l’audition de Michèle Alliot-Marie. Si la juge ‘n'a pas encore obtenu de réponse’, la ministre ne s’oppose pas à sa démarche. Selon l’actuel ministre de la Défense, Hervé Morin, Michèle Alliot-Marie a ‘indiqué en Conseil des ministres (…) qu'elle répondrait à cette demande’.

Me Jean Balan, l’avocat des familles de victimes est très remonté contre Michèle Alliot-Marie, qu’il avait accusée, le 25 janvier dernier, d'avoir "menti" dans le dossier, notamment à propos des pilotes des Sukhoï. La ministre avait prétendu qu'ils n'avaient pu être identifiés, alors que, selon l’avocat, de multiples photos exploitables figurent au dossier. "Mme Alliot-Marie a toujours dit qu'elle s'exprimerait devant la justice si elle était convoquée. Je n'attends que ça", a déclaré Me Jean Balan.

 

14.03.2010

CV de l'Afrique

NOM : Continent
PRÉNOM : Africain
AGE : Berceau de l'humanité.
SITUATION MATRIMONIALE : Célibataire avec plus d'un milliard d'enfants.
CONTACT : Au sud de l'Europe, à l'est de l'Amérique.

OBJECTIF : Mettre mes enfants et mes ressources à la disposition des autres pour contribuer à leurs développements, à mon détriment.

DOMAINES DE COMPETENCE

Coups d'Etats, guerres, génocides, tripatouillages de constitutions.

ETUDES ET FORMATIONS

-Hautes études à l'ESOCE (Ecole Supérieure Occidentale de Commerce d'Esclaves).
-Hautes études à l'AFRIQUE (L'Africaine de Formation pour la Réélection des Incompétents, Querelleurs, Usurpateurs et Egoïstes).

DIPLÔMES OBTENUS

-Le MRTS (Médaille de Reconnaissance du Tirailleur Sénégalais).
-Le GPRTT (Génocide le Plus Rapide de Tous les Temps).
-Le CPRMPP (Continent le Plus Riche Mais le Plus Pauvre).
-Le CPTS (Continent le Plus Touché par le SIDA).
-Le CPDPP (Continent ou les Présidents Durent le Plus au Pouvoir).
-Le PMDDP (Premier en Matière de Détournement de Deniers Publics).
-Le CPE (Continent le Plus Endetté).
-Le CN (Continent ''Noir'')

-Le CPPTE (Continent des Pays Pauvres Très Endettés)

 
EXPERIENCES

-Une participation chaotique aux deux guerres mondiales.
-Mes coups d'Etats:
 1952 : Égypte, Mohammed Naguib renverse Farouk Ier
 1958 : Soudan, Ibrahim Abboud renverse Abdullah Khalil
 1963 : Congo , David Moussaka et Félix Mouzabakani renversent Fulbert Youlou
 1963 : Togo , Emmanuel Bodjollé renverse Sylvanus Olympio
 1965 : Algérie, Houari Boumédiène renverse Ahmed Ben Bella
 1965 : Zaïre, Mobutu Sese Seko renverse Joseph Kasa-Vubu
 1966 : Burkina Faso , Sangoulé Lamizana renverse Maurice Yaméogo
 1966 : Burundi , Michel Micombero renverse Ntare V.
 1966 : Centrafrique, Jean Bédel Bokassa renverse David Dacko
 1966 : Nigeria , Johnson Aguiyi-Ironsi renverse Nnamdi Azikiwe
 1966 : Ouganda, Milton Obote renverse Edward Mutesa
 1968 : Mali , Moussa Traoré renverse Modibo Keïta
 1969 : Libye, Mouammar Kadhafi renverse Idris Ier
 1969 : Soudan, Gaafar Nimeiry renverse Ismail al-Azhari
 1971 : Ouganda, Idi Amin Dada renverse Milton Obote
 1973 : Rwanda , Juvénal Habyarimana renverse Grégoire Kayibanda
 1974 : Éthiopie, Aman Andom renverse Hailé Sélassié Ier
 1974 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Aman Andom
 1974 : Niger , Seyni Kountché renverse Hamani Diori
 1975 : République fédérale islamique des Comores, Saïd Mohamed Jaffar renverse Ahmed Abdallah
 1975 : Nigeria , Yakubu Gowon renverse Johnson Aguiyi-Ironsi
 1975 : Tchad, Noël Milarew Odingar renverse François Tombalbaye
 1976 : Burundi , Jean-Baptiste Bagaza renverse Michel Micombero
 1976 : République fédérale islamique des Comores, Ali Soilih renverse Saïd Mohamed Jaffar
 1977 : Congo , Joachim Yhombi-Opango renverse Marien Ngouabi
 1977 : Éthiopie, Mengistu Haile Mariam renverse Tafari Benti
 1978 : République fédérale islamique des Comores, Said Atthoumani renverse Ali Soilih
 1978 : Mauritanie, Mustafa Ould Salek renverse Moktar Ould Daddah
 1979 : Centrafrique, David Dacko renverse Bokassa Ier
 1979 : Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo renverse Francisco Macías Nguema
 1979 : Tchad, Goukouni Oueddei renverse Félix Malloum
 1979 : Ouganda, Yusufu Lule renverse Idi Amin Dada
 1980 : Burkina Faso , Saye Zerbo renverse Sangoulé Lamizana
 1980 : Guinée-Bissau, João Bernardo Vieira renverse Luis de Almeida Cabral
 1980 : Au Libéria, Samuel Doe renverse William Richard Tolbert
 1981 : Centrafrique, André Kolingba renverse David Dacko
 1982 : Burkina Faso , Jean-Baptiste Ouédraogo renverse Saye Zerbo
 1982 : Tchad, Hissène Habré renverse Goukouni Oueddei
 1983 : Burkina Faso , Thomas Sankara renverse Jean-Baptiste Ouédraogo
 1983 : Nigeria , Muhammadu Buhari renverse Shehu Shagari
 1984 : Guinée, Lansana Conté renverse Louis Lansana Beavogui
 1984 : Mauritanie, Maaouiya Ould Taya renverse Mohamed Khouna Ould Haidalla
 1985 : Ouganda, Basilio Olara Okello renverse Milton Obote
 1985 : Soudan, Swar al-Dahab renverse Gaafar Nimeiry
 1986 : Soudan, Ahmed al-Mirghani renverse Swar al-Dahab
 1987 : Burkina Faso , Blaise Compaoré renverse Thomas Sankara
 1987 : Burundi , Pierre Buyoya renverse Jean-Baptiste Bagaza
 1987 : Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali renverse Habib Bourguiba
 1989 : Soudan, Omar el-Béchir renverse Ahmad al-Mirghani.
 1990 : Libéria, Prince Johnson renverse Samuel Doe
 1991 : Mali , Amadou Toumani Touré renverse Moussa Traoré
 1992 : Algérie, le Haut conseil de securité renverse Chadli Bendjedid
 1995 : République fédérale islamique des Comores, Ayouba Combo renverse Said Mohamed Djohar
1996 : Burundi , Pierre Buyoya renverse Sylvestre Ntibantunganya
1996 : Niger , Ibrahim Baré Maïnassara renverse Mahamane Ousmane
1997 : Zaïre/République démocratique du Congo , Laurent Désiré Kabila renverse Mobutu Sese Seko
1999 : Union des Comores, Azali Assoumani renverse Tadjidine Ben Said Massounde
1999 : Côte d'Ivoire , Robert Guéï renverse Henri Konan Bédié
1999 : Guinée-Bissau, Ansumane Mané renverse João Bernardo Vieira
1999 : Niger , Daouda Malam Wanké renverse Ibrahim Baré Maïnassara
2003 : Centrafrique, François Bozizé renverse Ange-Félix Patassé
2003 : Guinée-Bissau, Verissimo Correia Seabra renverse Kumba Yala
2005 : Mauritanie, Ely Ould Mohamed Vall renverse Maaouiya Ould Taya
2008 : Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz renverse Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
2008 : Guinée, Moussa Dadis Camara s'accapare du pouvoir à la mort de Lansana Conté
2009 : Madagascar , Andry Rajoelina dénonce et renverse à une vitesse impressionnante le régime de Marc Ravalomanana

2010 : Niger, Djibrilla Hamidou renverse Tandja Mamadou

    
AUTRES CONNAISSANCES
Analphabétisme, déscolarisation, chômage, pauvreté, guerres religieuses, obscurantisme et paupérisation.

LOISIRS
Troubles, désordres en tout genre, natalité incontrôlée et famine.

Par F.Dindé

16.02.2010

Article 48 : le RHDP en a aussi profité

L'article 48 utilisée abusivement ?

Rappelons-nous qu’en 2003, sous la pression de l’opposition, de la rébellion et la pression internationale, le président de la République a été contraint d’appliquer exceptionnellement, l’article 48 de la constitution afin de permettre à Mr Alassane Dramane Ouattara d’être candidat aux élections présidentielles, tout en sachant, qu’il ne remplissait pas toutes les conditions d’éligibilité. C’est aussi ce même article qui a permis que tout le monde puisse être candidat aux élections présidentielles chez nous. Monsieur Konan Bédié, avec son âge dépassant la limite permise et Adama Dahico n’ayant pas plus de dix ans de résidence en tant que citoyen… ont pu être candidat aux élections présidentielles. On voit qu’il y a deux poids deux mesures. Quant les décisions du président de la république relevant de l’article d’exception font l’affaire des opposants du RHDP, elles sont acceptables mais lorsque l’application de cet article ne les arrange pas, Monsieur Laurent Gbagbo devient alors un dictateur. Nous comprenons que ce n’est pas chez les responsables du RHDP qu’il faut aller chercher la bonne volonté d’aller à la paix, encore moins, l’application du code de bonne conduite.


QUAND LE PASSE DE BEDIE LE RATTRAPE
envoyé par lgconnect. - L'actualité du moment en vidéo.

 

Par Yro Djezion et Akwa Bahi

12.02.2010

A Bouaké, les "Com-zones" règnent en seigneurs sur le nord de la Côte d`Ivoire

A Bouaké, les "Com-zones" règnent en seigneurs sur le nord de la Côte d`Ivoire

Le drapeau ivoirien flotte de nouveau sur la préfecture de Bouaké, la "capitale" rebelle située à 350 km au nord d'Abidjan. Dans la chaleur étouffante de ce début février, l'atmosphère est plombée et le bâtiment plongé dans la léthargie. "L'important c'est le symbole, de montrer que l'Etat est de retour", reconnaît Traoré Vassiriki, secrétaire général de cette préfecture fantomatique. Car trois ans après sa signature, l'accord politique de Ouagadougou (APO) qui devait réunifier la Côte d'Ivoire, coupée en deux par la rébellion née au nord en 2002, n'y est pas parvenu. D'Abidjan, le président Laurent Gbagbo ne contrôle que le sud. Au nord, les ex-rebelles des Forces nouvelles (FN) sont enracinés. Ce bicéphalisme persistant a provoqué le report - à cinq reprises déjà - de la présidentielle. Et plus personne ne croit à la tenue du scrutin en mars.

Officiellement, la "zone de confiance" qui séparait physiquement le nord et le sud a pourtant été démantelée. L'ex-chef de la rébellion, Guillaume Soro, a été nommé en 2007 premier ministre par son ancien adversaire Laurent Gbagbo. Mais dans sa préfecture de Bouaké, comme partout au nord, Traoré Vassiriki doit se contenter de "symboles". Le pouvoir réel se trouve à trois cents mètres de son parking désert, à l'Infas, un ancien centre de formation des professions de santé devenu le siège des Forces nouvelles. Allers, venues, agitation, ballet de puissants véhicules tout-terrain... Ici, on travaille.

En ce dimanche 31 janvier, les dix "Com-zones" du pays - sanglés dans leurs uniformes camouflés et repassés, coiffés d'un béret rouge, bleu, vert ou noir simulant une vraie armée - y sont réunis en conclave. Ces commandants des Forces armées des forces nouvelles (FAFN) qui menèrent la rébellion en 2002 contre le pouvoir central d'Abidjan sont avec leurs milices les véritables maîtres du terrain. Toute la partie centre nord-ouest (CNO) de Côte d'Ivoire (60 % du pays, 30 % des Ivoiriens) est sous la coupe de Cherif Ousmane dit "guépard", Ouattara Zoumana, alias Wattao et autres seigneurs de guerre. Sous-officiers bodybuildés au début de la rébellion, les dix "Com-zones" règnent aujourd'hui en maîtres, qui ne se lassent pas de piller leurs domaines. "Ils contrôlent les précieuses ressources naturelles et le commerce", dénonce le dernier rapport d'évaluation de l'ONU, remis en décembre 2009 au Conseil de sécurité.

Les experts y décrivaient notamment "une économie de type féodal" tenue par les "Com-zones". Sécurité, circulation des marchandises, coton, cacao, diamant, essence et armement, rien ne leur échappe. Pas une taxe ne rentre dans les caisses d'Abidjan. Tout comme les paris de la Loterie nouvelle de Côte d'Ivoire (Lonci), version nordiste de la Lonaci abidjanaise. "L'argent va au Burkina Faso, au Mali ou dans des paradis fiscaux", explique un haut responsable de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci).

Il n'y a guère que le slogan écrit sur les murs du lycée de jeunes filles fraîchement repeint et rouvert grâce à l'aide internationale pour proclamer "la Côte d'Ivoire, unie à jamais". "Et non ! Nous avons braqué le nord et nous ne le lâcherons pas", rectifie en souriant un cadre des FN. "Les élections, la réunification, le désarmement, tout cela c'est du cirque. Les affaires sont trop bonnes", ajoute-t-il.

Ce trentenaire gère l'un des corridors partant de Bouaké où passent plus de 500 camions par semaine. "Cumulés, les péages aux différents barrages des FN me coûtent jusqu'à 100 000 francs CFA (environ 170 euros) par semi-remorque", calcule un industriel. "Le coût de la tonne transportée est l'un des plus élevés au monde", confirme Jean-Louis Billon, puissant homme d'affaires ivoirien.

A quelques carrefours de la ville, des policiers des Forces nouvelles règlent tout aussi vainement qu'à Abidjan une circulation chaotique. Et rackettent les conducteurs pour moins cher que dans la capitale économique rongée par la corruption. Cherif Ousmane - et non les casques bleus pakistanais de l'Onuci déployés dans la ville - a aussi remis de l'ordre dans ses troupes de volontaires qui ne gagnaient leur vie qu'en terrorisant la ville. Mais on ne peut pas parler d'administration. Les fonctionnaires qui avaient fui les combats ne sont d'ailleurs revenus qu'au compte-gouttes.

Et surtout, le désarmement des milices - 6 000 hommes, selon les Forces nouvelles -, leur casernement ou leur intégration dans le Centre de commandement qui associe l'état-major loyaliste et celui des ex-rebelles sont illusoires. "Nous attendons l'argent d'Abidjan pour rénover les quatre casernes", se justifie le "Com-zone" Wattao. "Nous désarmons mais, en fait, nous avons encore nos armes", ajoute-il, elliptique, le regard dissimulé derrière ses larges lunettes de soleil. Le rapport des experts de l'ONU dénonce, quant à lui, le réarmement des ex-rebelles (et aussi des forces loyalistes) au mépris de l'embargo international.

Certes, à Bouaké, les habitants ordinaires ne regrettent pas de vivre dans une zone franche où l'eau et l'électricité sont gratuites. "A Abidjan, c'est le désordre, mais à Bouaké c'est le non-droit et l'arbitraire", résume un militant des droits de l'homme. Le temps de l'union sacrée est d'ailleurs révolu. "C'est de plus en plus dur pour tous les Ivoiriens (49 % vivent avec moins d'un dollar par jour). Mais moi, je vis ici, et je vois les "Com-zones" pleins aux as. Et nous, nous ne voyons pas la couleur de l'argent", se lamente Fanta.

Inscrite dans un programme de réinsertion des anciens combattants financé par la coopération allemande, la GTZ, cette ex-rebelle à la carrure de catcheuse est déçue. "J'ai fait le coup de feu pour un idéal, confie-t-elle. Je suis allée à la baston". "Mais cet idéal a disparu depuis longtemps", regrette-t-elle, une casquette kaki vissée sur sa tête, relique de cette époque.

"On voulait chasser le régime corrompu de Laurent Gbagbo (président en fonction depuis 2000), oublier le tribalisme en donnant aussi une chance aux gens du nord marginalisés. Pour ça on a arrêté l'école, on a rejoint les "Com-zones". Maintenant, on galère, alors qu'ils nous avaient promis une vie meilleure", lâche-t-elle. "Aucune des parties n'a intérêt à reprendre les affrontements", juge un responsable de l'Onuci. Mais pour Fanta, malgré son amertume, "si ça chauffe à nouveau, j'y retourne".

Christophe Châtelot (LeMonde -

12 février 2010

)

01.12.2009

Pas d'equité politique à la RTI

ong.jpgDes organisations de la société civile ivoirienne ont dénoncé mardi "un parfait déséquilibre" à la télévision publique entre les principales forces politiques du pays, au profit du camp du
chef de l'Etat Laurent Gbagbo, dans le contexte de l'avant-scrutin présidentiel.

"La Convention de la société civile ivoirienne (CSCI) constate un parfait déséquilibre dans la répartition des temps d'antenne entre les partis et leaders politiques et la société civile sur les médias audiovisuels d'Etat durant la phase préélectorale", a affirmé son coordonateur Patrick N'Gouan devant la presse.

Le Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) et les autres organisations favorables à M. Gbagbo "bénéficient d'une meillleure couverture médiatique" sur la Radiodiffusion télévision ivoirienne (RTI, principale chaîne publique), a-t-il souligné.

De décembre 2008 à mai 2009, leur temps d'antenne "devance de plus de deux heures" celui du Rassemblement des républicains (RDR) et du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), les deux grands partis d'opposition, a-t-il précisé en présentant un rapport de la CSCI sur le sujet.

Les activités de l'opposition "ne sont pas suffisamment couvertes par la télévision publique", a insisté M. N'Gouan, en disant son organisation également "victime de l'ostracisme" de la RTI.

La Convention "invite" donc le Conseil national de la communication audiovisuelle (CNCA) à "assurer une répartition équitable des temps d'antenne sur les médias d'Etat".

Le PDCI a dénoncé récemment "la caporalisation" de la télévision publique.

Le leader du RDR Alassane Ouattara a aussi réclamé "l'équité de traitement", demandant à l'ONU "des mises en garde ou des sanctions".

Censée clore la crise née en 2002 d'un coup d'Etat manqué, l'élection présidentielle n'a pu se tenir dimanche, sixième report depuis la fin en 2005 du mandat de M. Gbagbo, candidat à sa succession.

05.10.2009

Le Dadis Web Show

dadis show.pngLes colères du président guinéen sont visionnées par des dizaines de milliers d’internautes.

 

Il est l’une des nouvelles coqueluches du Web. Il n’est pourtant pas « people », il n’est ni star de cinéma ni chanteur, juste le chef d’une junte qui tient depuis neuf mois le pouvoir en Guinée. Si les vidéos de Moussa Dadis Camara remportent un tel succès – 30 000 visiteurs sur YouTube –, c’est à cause de ses colères. Elles sont d’une violence rarement vue dans les hautes sphères du pouvoir. Dadis perd souvent le contrôle et, du coup, son français.

Petit échantillon des dérapages. Hors de lui, Dadis Camara lance au téléphone à un conseiller de son Premier ministre, Kabiné Komara : « Il n’est pas culotté de recevoir un directeur de zone aurifère sans nous tenir informés ! Ce n’est pas lui qui a pris le pouvoir !… Le Premier ministre là, il est gonflé, il est gonflé, hein ! » « Vous n’avez pas affaire à un con », martèle le chef de la junte, qui tempête pendant plusieurs minutes au téléphone, laissant son interlocuteur sans voix.

Une autre victime de la furie de Dadis : l’ambassadeur d’Allemagne en Guinée. Il y a un mois, le diplomate exprimait en public les inquiétudes de l’Union européenne sur une candidature de Dadis Camara à la présidentielle. Il est stoppé net et rappelé à l’ordre par le président devant des membres du gouvernement et du corps diplomatique, lors de l’un des fameux « Dadis shows » diffusés par la télévision guinéenne. « Ne me prenez pas pour votre petit gamin. Je suis le président de la Guinée. Respectez mon autorité », lance Dadis tel un professeur réprimandant un élève indiscipliné.

Idem pour deux hauts fonctionnaires, sommés de venir à la tribune, face au public, pour cinq longues minutes de réprimandes, qui se terminent par une sanction sur-le-champ : « Vous avez combien d'ans de service ? 28 ans ? bon, retraite anticipée. Et vous ? 27 ? retraite anticipée. » Sans autre forme de procès.

Traitement non moins humiliant pour l’ex-patron de la société minière Rusal en Guinée, l’Ukrainien Anatoly Pantchenko. Alors qu’il se confond en excuses devant le chef de l’État, ce dernier l’accuse d’être un voleur et le gronde ainsi : « Tu me parles comme ça, je te renvoie ! »

Parfois à peine compréhensible tant la colère l’emporte, Dadis Camara suscite de nombreux commentaires et, si quelques-uns des internautes saluent son courage et sa franchise, la plupart s’interrogent sur sa capacité à maîtriser ses humeurs.

Voir >> : Dadis pret a taper l’Ukrainien Anatoly Pantchenko

Voir >> : Dadis humilie l'Ambassadeur d'Allemagne en Guinéé

Voir >> : Dadis humilie deux hauts fonctionnaires

Par Jeuneafrique

24.07.2009

Affaire Kieffer : Un faux temoignage receuillit par France 3

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Revoilà encore l'Affaire Kieffer ! Subitement, après les interrogatoires "humiliants" de certains dirigeants ivoiriens par des juges français en Côte d'Ivoire, alors que la France refuse de faire témoigner les quatre français mis en cause par la partie ivoirienne, on trouve comme par miracle un nouveau témoin "oculaire" et "auriculaire"! Alain Gossé, qui se présente comme un Major de l`armée ivoirienne, a affirmé, dans une interview diffusée le mercredi 22 juillet 2009 sur France 3, que l`entourage de l`épouse du président ivoirien, Simone Gbagbo, est impliqué dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer. Selon lui, trois hommes, Seka Yapo Anselme, chargé de la sécurité de la Première Dame, Patrice Baï, chef de la sécurité civile du président, et Jean-Tony Oulaï, soupçonné d`avoir dirigé le commando auteur de l`enlèvement et actuellement en détention provisoire en France, auraient participé aux interrogatoires de M. Kieffer

Mais voila, aux dires des responsables de l'armée ivoirienne, il faut vérifier les informations transmises par ce monsieur. Il se fait appelé "Alain Gossé" (patronyme de la même ethnie que celle du président de la République) alors qu'en réalité, il se nomme Zinsonni Noubila Paul, né le 1er janvier 1960 à Bitougou, de père Zinsoni Lamine Nadiga et de mère Andou Lamifa selon certaines sources. De surcroix, il arbore un béret de caporal de la Firpac, une unité qui n’existe même plus’’. Cette force d’intervention rapide paracommando s’est muée, à en croire nos sources, en 1er bataillon commando parachutiste (Bcp). Du côté de l’état-major des armées, l’on apprend que le général Philippe Mangou aurait convoqué une réunion d’urgence hier mercredi 22 juillet 2009 pour plancher sur la question de celui que la grande muette considère comme un imposteur. Inconnu des services ivoiriens, il passe à l'antenne Frtance 3, et apporte un témoignage qui trouble l'enquete sur la disparition du "journaliste" français. Ce n'est pas la première fois que la chaîne publique France 3 donne de faux temoignage concernant l'affaire Kieffer, un certain Berté Seydou l'avait précédé. Il se pourrait que le gouvernement ivoirien porte plainte contre France Télévision pour "Faux témoignage" et "Obstruction à l'enquete". "Des gens qui ont intérêt à ce que la manifestation de la vérité se fasse veulent distraire la justice en faisant apparaître de faux témoins comme ça a été le cas de Berthé Seydou dont on a dénoncé la nullité du témoignage", selon le conseillé Rodrigue Dadjé dans le quotidien l'Inter. Ce dernier a ajouté sur France 24 : " Dans l’armée, le macaron du béret se met à droite. Pour lui se trouve à gauche "[...] alors qu’on va vers la manifestation de la vérité, on prend n’importe qui pour venir dire n’importe quoi à la télévision "

Par Akwa Bahi JC

04.07.2009

L'espoir de la Côte d'Ivoire !

Mini documentaire: "L'espoir de la Côte d'Ivoire", un mini film émouvant, réalisé par Ivoiremedia. La Côte d'Ivoire souffre mais l'homme de la situation est arrivé pour la liberation totale du peuple ivoirien et africain apres 30 ans de luttes ! Voici la vidéo

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