13.07.2008
Abidjan, la perle de l'ordure
Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire est louée par certaines personnes pour sa beauté. Mais ces personnes n’ont sûrement pas dû y séjourner longtemps pour découvrir sa qualité hygiénique car Abidjan est sale. Il faut le dire.
“La perle de la lagune”. C’est ainsi qu’on nomme souvent la ville d’Abidjan qui ne dément pas cette appellation quand on visite certains de ses endroits. Cependant, la réalité est toute autre quand on rentre dans tous les quartiers. Surtout ceux qui ont une forte concentration économique tels qu’Adjamé, Abobo, Port-Bouet…. A voir les abords des marchés de ces grandes communes, c’est à se demander si l’ivoirien a en lui une notion de propreté. Pourtant il l’a. Il suffit de faire un tour dans les zones rurales pour voir à quel point les villageois accordent une place importante à l’entretien de l’environnement. La Côte d’ivoire possède même un ministère de la ville et de la salubrité urbaine, un ministère de la santé et de l’hygiène publique et un ministère de l’environnement. Alors comment peut-on accepter que des individus s’évertuent sciemment à jeter les ordures en bordure de route et même au milieu de la route comme c’est le cas à Gonzacqueville ? Des tonnes d’ordures qui perturbent la circulation des véhicules et des piétons. Les abords du forum d’Adjamé se transforment en décharge publique selon les périodes. L’échangeur entre l’école de police et la riviera II est “officiellement ” un dépotoir public. La “sensuelle” odeur qui en émane édifierait l’odorat le plus rebelle. Même le parking du District d’Abidjan n’est pas épargné. Pourtant, rares sont ceux qui s’en plaignent. “ On est habitué maintenant oh ! ”, “ On va parler cadeau. Rien ne changera ”, “C’est l’ivoirien même qui est sale oh”, osent dire certaines personnes. Or ces mêmes ivoiriens ne tardent pas à critiquer le manque de modernisme dans les pays limitrophes. Alors que ceux-là sont de vrais exemples de soin de l’environnement. L’ivoirien gagnerait à calquer ce comportement. La faute est souvent imputée aux sociétés de ramassage des ordures, aux particuliers qui en font la collecte, à la mairie de la localité qui n’offre pas assez de bennes ou aux consommateurs et vendeurs qui n’ont aucun scrupule à verser les ordures là où bon leur semble. Dans tous les cas, la solution réside dans une sensibilisation de la population sur la gestion des ordures. Une éducation stricte, avec des mesures drastiques doit s’imposer pour rendre à Abidjan et aux autres villes leur beauté originale.
Source : FlashAfrikMag
00:06 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, ordure, perle, saleté, poussière, abidjan, lagune
22.06.2008
Mourir pour le bobaraba !
Elles ont décidé de se doter de ce dont la nature les a dépourvues. Et cela, par tous les moyens. Comprimés, pommades de massage, produits injectables…tout un arsenal que les femmes utilisent aujourd’hui pour être appelées «bobaraba» à travers le grossissement de leur postérieur et leurs seins. Des pratiques qui malheureusement comportent des conséquences non négligeables.
K. Rokia s’était mariée le 8 février 2007. Malheureusement, cette union légale tant recherchée n’allait durer que le temps d’un feu de paille. Son époux, T. Adama allait la répudier 7 mois plus tard. Cela, au profit d’une autre au postérieur avantageux. Après cette déception, sa décision était prise. Il lui fallait par tous les moyens acquérir elle aussi, ce potentiel fessier. Rokia n’avait pas le choix. Elle devait être une « bobaraba » (expression malinké pour désigner les grosses fesses). «Je tenais à reprendre mon mari. Et pour ce faire, il me fallait devenir aussi une bobaraba surtout que certaines filles de notre quartier à Abobo étaient déjà passées par là. J’ai donc suivi les prescriptions des commerçantes et au bout de deux mois mes fesses étaient rebondies». Rokia avait pu corriger son « handicap » pour être à nouveau courtisée. Elle est devenue une bobaraba. Un phénomène qui a pris de l’ampleur en Côte d’Ivoire depuis bientôt un an. La belle femme, aujourd’hui est celle qui a un postérieur protubérant, imposant, respectable. Et toutes en rêvent. Pour y parvenir, elles se donnent les moyens allant des pommades de massage aux injections, en passant par des comprimés à ingurgiter et des suppositoires à se mettre.
Les produits utilisés et leurs compositions

Les produits généralement utilisés pour développer les « atouts » féminins sont de plusieurs ordres et varient en fonction des bourses. Au niveau de l’ancien cinéma Roxy à Adjamé et dans les environs du commissariat du 3ème arrondissement, au grand marché d’Abobo, l’on a généralement affaire à des produits dénommés Vital’s, Star-Vit, Estyplex 5.
Vital’s est un médicament de type suppositoire. Chaque unité comme l’indique la composition marquée sur la notice, contient de l’huile de foie de morue. C’est une source riche en vitamines A et D. Elle contient divers acides gras non saturés qui sont des facteurs nutritifs essentiels. Vital’s est indiqué chez les malades avec exigence accrue de vitamine due à la maladie chronique ou infection. La notice indique une posologie d’un ou de deux « suppos » à mettre trois fois par jour. Mais les commerçantes conseillent pour le flacon de 100, 6 suppos quotidiens (2 unités 3 fois par jour). Cela pendant deux mois.
Concernant Star-vit, c’est une polyvitaminée. Chaque gélule contient des vitamines et des minéraux qui sont destinés à aider les futures mères et celles qui allaitent à lutter contre les pertes d’appétit et la fatigue. La posologie est d’une capsule à ingurgiter par jour. Ici également, les commerçantes prescrivent une quantité bien supérieure. «Les filles doivent en prendre 2 par jour. Une gélule le matin et une autre le soir », conseillent-elles.
Les ampoules injectables contiennent de la vitamine B complex. Les « commerçantes-médecins » du marché conseillent aux femmes deux injections par semaine pour une durée de deux mois. Selon les vendeuses, ces trois compositions ne sont pas utilisées simultanément pour le traitement qui dure 45jours, voire deux mois, selon le potentiel fessier désiré. «L’ampoule injectable et Star-vit ont la même fonction. Ils donnent de la vigueur à l’organisme. Le traitement du bobaraba se fait donc avec la combinaison de Vital’s et Star-vit ou alors Vital’s et l’ampoule injectable parce qu’en réalité, c’est le suppositoire qui donne du volume aux fesses et aux seins», explique N. Ahoua qui semble être une des doyennes dans la vente de ces produits. Cette combinaison a permis, en effet, aujourd’hui à D. Aïssata commerçante de pagnes au grand marché d’avoir un postérieur imposant. «J’aimais les grosses fesses, mais je n’en possédais pas. J’ai entendu parler de ces produits, je les ai essayés et ça marché. Aujourd’hui, lorsque je marche, je sens les regards dans mon dos et cela me fait plaisir. Je sens que j’existe», lâche-t-elle avec fierté.
A côté de ce premier ensemble de substances, se trouve un autre groupe composé de produits de massage. Il s’agit notamment des produits provenant de la Chine, de l’Inde et du Brésil. Le premier type comprend les produits « bôtchô» fabriqués à base d’huile de foie de morue, de miel et de plantes que l’on rencontre aujourd’hui à tous les carrefours. Le second type concerne les produits Sexoplus, très onéreux (20. 000 Fcfa le pot d’une dose, 40.000 Fcfa le pot de 2 doses et 60.000 Fcfa celui de 3 doses) qui sont fabriqués à partir de 10 plantes naturelles d’Indochine. «Les plus connues sont l’aloès vera et le ginseng», précise Guié Clément, responsable d’Afrique diététique, une agence de vente de ces produits Sexo basée à Yopougon. Dans ce magasin, l’on trouve les produits Sexo plus-B100 (1, 2 et 3 doses) qui servent pour l’augmentation du volume et la fermeté des seins. Quant aux Sexoplus AX-B200, ils sont utilisés pour augmenter le volume des fesses et pour les rendre molles et plus sexy. Une dame venue accompagner son amie pour l’achat des «produits miracles» révèle que la substance Sexoplus AX- B200 lui a permis de sauver son foyer qui avait commencé à se désagréger. «Je n’y croyais pas au départ. Mais aujourd’hui, je ne jure que par ce produit qui a fait de moi ce que vous voyez (le bobaraba bien rebondi). « Et cela s’est fait seulement au bout de 45 jours d’application de ce produit matin et soir», précise B. Elise. Et au responsable de la structure d’ajouter : «75% des clientes que je reçois, c’est pour les produits Sexo plus. Et je me réjouis parce que même si mes clients (les hommes y viennent également pour grossir leur verge) ne parviennent pas à obtenir à 100% ce qu’elles veulent, au moins je suis certain que mes produits ne leur feront pas de tort», se rassure-t-il. Une conviction que partage S. Lydie, employée chez «Miss Swan la magie de l’esthétique», un salon de beauté situé aux Perles aux Deux Plateaux dans la commune de Cocody. Une des employées de cette maison, Alice, est devenue l’élément garantissant la qualité des produits brésiliens faits à base de plantes utilisées dans cette maison. Il y a cinq mois, elle s’est soumise au traitement qui se compose de deux massages quotidiens, et cela pendant un mois. «Au bout d’un mois, mon postérieur avait eu le volume que je voulais et j’ai stoppé le traitement. Aujourd’hui je me sens bien et je n’ai pas de problème», explique la nouvelle bobaraba. Certainement une santé précaire puisque les spécialistes précisent qu’avec de telles métamorphoses, l’organisme réagit sévèrement.
Cancer, difficultés à l’accouchement, insuffisance rénale, perforation intestinales…
Les études faites en Côte d’Ivoire ne l’ont pas encore prouvé. Mais celles réalisées dans les pays occidentaux relatifs aux comblements en dermo esthétique permettent au Dr. Dion Lainé, médecin spécialiste en dermatologie, de révéler que de telles pratiques concourent au cancer.
La spécialiste explique que l’application des produits sur les fesses et les seins pour obtenir leur augmentation provoque une désorganisation des cellules adipeuses (graisseuse) qui conduit au cancer. Il a expliqué que, sur le plan anatomique, les fesses situées à la jonction du tronc en haut et des membres inférieurs en bas sont constituées de muscles qui jouent un rôle essentiel dans l'articulation de la hanche, et donc du bassin qui est très important pour l'équilibre, la stature de la femme. «Une augmentation exagérée ou asymétrique des fesses peut déséquilibrer la stature de la femme et donc du bassin entrainant des difficultés lors de l'accouchement», a-t-elle révélé. Cette augmentation exagérée pourrait également créer une cellulite (inflammation) par modification ou altération du tissu cutané (peau) ou sous-cutané avec perturbation de la circulation veineuse et lymphatique et provoquer des douleurs par compression des rameaux nerveux innervant la peau. Au niveau des seins, il constitue un tissu glandulaire, noble pour la femme. A ce niveau, il faut craindre, avec une augmentation rapide de volume suite certainement à une prolifération cellulaire incontrôlée par l'organisme, l'apparition d'atypie cellulaire par mutation et l'installation d'une néoformation (la cancérisation). Aussi a-t-elle proposé avec l’ampleur du phénomène, que des études médico-pharmacologiques soient entreprises en dermatologie, afin d’analyser les produits utilisés et dégager les risques à cours, moyen et long termes. Mais au niveau du ministère de la Santé publique et de l’Hygiène, la préoccupation semble ne pas encore avoir atteint le seuil nécessaire pour booster une action. C’est ce que laisse entrevoir la réaction du premier responsable de la cellule communication quant à notre préoccupation, à savoir les actions entreprises par ledit ministère pour arrêter le phénomène. «Ce n’est pas un problème de santé publique. Ce sont des personnes, qui individuellement, s’adonnent à la pratique», a répondu N’ Da Siméon. Mais au-delà du phénomène, il faut s’attaquer au mal à la racine. «Ce ne sont pas des produits pharmaceutiques qui permettent le grossissement du sein et du postérieur», laisse entendre Dr Kouassi Parfait, président de l’ordre des pharmaciens. Pour lui, il faut s’attaquer à la cause qui est la présence de «produits prohibés (Vital’s, Star-vit, Estyplex-5) et de contrebande sur nos marchés. Sans accorder de crédit à leurs possibilités de donner du volume aux seins et fesses, Dr Kouassi a expliqué que l’ingurgitation de ces capsules prohibées (avec des formes hors de la norme) pourrait provoquer une insuffisance rénale, une perforation des intestins et des hépatites. Autant de conséquences qui devraient faire rebrousser chemin aux dernières résistantes.
Source : Nord-Sud
21:35 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, bobaraba, phénomène, danger, mourire, afrique, grosses fesses
21.06.2008
Gbagbo s'est mis au travail
Gbagbo se rattrape ! il s'est mis au travail !
La Côte d'Ivoire à connue la crise la plus sanglante de son histoire pendant le mandat officiel de Gbagbo, personne ne peut le nier. Mais depuis quelques mois, on observe un nouveau visage du président Gbagbo. On constate qu'il est de plus en plus soucieux des ivoiriens et de la Côte d'Ivoire. On a d'abord vu son professionnalisme en qui concerne les manifestations contre la vie chère. Il a procédé à des mesures économiques en vue de faire baisser les prix. Un peu avant, l'indice de securité etait passé de 3 à 2.
Gbagbo contre la corruption
Gbagbo a décidé de sevir face à la corruption, ainsi depuis le 2 juin, un lourd programme de lutte contre le racket estimé à 500 000 000 de F CFA a débuté. Il a affirmé a ce propos : "Il faut encourager Mangou pour ne pas que la Côte d'Ivoire soit classée (au premier rang des pays corrompus, Ndlr). L'administration c'est la colonne vertébrale de l'Etat. On ne doit pas utiliser l'administration pour s'enrichir sur le dos des usagers. Si tel est le cas, il n'y a plus d'Etat. Le président compte sur l'armée et l'administration pour mener sa politique". 23 responsables seront aussi mis en examen pour détournements de fonds dans la filière café-cacao. Concernant la Lutte contre la fraude financière, 500 agents ont étés déployés sur le terrain recement. Pour la fraude aux examen, Gbagbo a aussi decidé de sevir, voilà ce qu'il a affirmer : "M. Le ministre de la Fonction publique, vous avez commencé, continuez ! Je suis avec vous. Frappez tous ceux qui vendent des places aux concours. Engageons-nous pour lutter contre la corruption".
Gbagbo l'homme des grands chantiers
Outre les travaux de Yamoussoukro qui devraient à terme créer 130 000 emplois, et la construction des deux raffineries, Gbagbo a ouvert d'autres projets ambicieux (Voiries Port d'Abobo, Stations de peage, agrandissement du PAA, Pipeline, autoroute du nord...). Le 11 juin il a procédé, dans le village d’Azito sis dans la commune de Yopougon, à la pose de la première pierre du pont devant relier le Port autonome d’Abidjan au village d’Azito et du nouveau terminal à conteneurs dudit port sur l’île Boulay. Gbagbo a aussi insister pour la reprise immediate des travaux du troisième pont d’Abidjan devant relier Marcory à Cocody. Il a aussi initié un projet pilote qui vise à mettre à péage deux tronçons routiers : l’autoroute du nord et l’axe Abidjan-Akoupé. Trois postes à péage seront construits à Attinguié, pour l’autoroute du nord, et deux à Moapé et Thomasset pour le tronçon Abidjan-Akoupé. Les travaux de ces 3 stations ont démarrés en mars 2008. Pour Gbagbo, l’Etat de Côte d’Ivoire ne disposant pas de moyens financiers pour construire de nouvelles routes, la construction de stations à péage est la solution idoine pour résoudre ce problème. "C’est la forme moderne de financement des routes aujourd’hui ".
Le président procede aussi à la réalisation d’une voie express reliant le pont au réseau routier national avec jonction au niveau du troisième pont de Yopougon et a réalisation de travaux d’amenée des réseaux publics d’eau, d’assainissement, d’électricité et de téléphone en bordure du domaine concédé (points de l'extension du port).
Gbagbo a lancé la réalisation du prolongement de l’autoroute du nord vers Yamoussoukro. Dans ces nombreux projets ambiancieux on comte la renovation d'infrastructures sportives (en vue du CHAN 2009) ; la construction d'hôpitaux etc
Gbagbo prend du poids dans le concert des Nations
Gbagbo le nouvel avocat des pays africains dans le concert des nations du sud ? peut-etre, en tout cas c'est dans cette esprit qu'il a été invité au Venezuela en vue de symboliser avec Hugo Chavez la cooperation sud-sud ou la cooperation Amerique Latine-Afrique. Laurent Gbagbo est de plus en plus considéré dans la communauté des pays du Sud (selon, Daniel Ortega, president du Nicaragua, "Gbagbo est un leader mondial"). Premièrement, par sa volonté Yamoussoukro a acceuillit la 12 ème session du Groupe des 77 (130 membres) + la Chine. Il a ensuite prouvé par ses propositions qu'il se souciait de la solidification des relations des pays du sud pour de son developpement. Il a entre autre proposé la création d’une Banque d’investissement du Sud pour l’Afrique (à Yamoussoukro), la mise en place d’un Fonds de stabilisation des produits alimentaires et la taxation sue les exportations de matières premières.De surcroix, Gbagbo a renforcé les liens ivoiriens avec l'Algerie, le Nicaragua, la France, le Qatar, le Costa Rica, la Russie, la Belgique, l'Afrique du Sud, la Sierra Leone...
Gbagbo nous presente depuis quelques semaines son nouveau visage, ou peut-être son autre face
Par Akwa Bahi Jean-Christophe
13:40 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, gbagbo, afrique, chantier, port d'abidjan, democratie, groupe des 77
04.06.2008
Affaire FAO : Wade a peut-être raison
AFFAIRE FAO : Abdoulaye Wade attaque son "Frère Diouf" et pourquoi n'aurait'il pas raison ?
Il y'a deux semaines, dans un discours télévisé (à RTS - chaîne sénégalaise), alors que son pays est menacé par les manifestations contre la cherté de la vie, le président sénégalais à critiqué l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Le président sénégalais à affirmé que la FAO était "Un gouffre d'argent largement dépensé en fonctionnement pour très peu d'opérations efficaces sur le terrain". Selon lui, cette organisation est inefficace. Il a demander la suppression de cette institution dont le président est le sénégalais Jacques Diouf et la création d'une autre organisation plus efficace et installée en Afrique, c'est à dire au cœur du problème et non pas à Rome.
La part de vérité
Dans le système pratiqué par la FAO, le problème alimentaire africain est pris en aval et non en amont. La FAO ne fait pas d'important programme alimentaire mais que des dons. L'Afrique préfère comme l'a dit A.Wade un "investissement innovant dans l'agriculture en Afrique" car l'Afrique n'entend pas faire de l'aumône qui ne règle en rien son problème. Le problème dans certains pays africains c'est que les producteurs n'ont pas assez de moyens pour planter en quantité et peu de moyens techniques modernes qui permettraient d'atteindre une autosuffisance alimentaire au niveau nationale.
Prenons pour exemple la Côte d'Ivoire qui a aussi connut des émeutes de la faim. Dans ce pays Ouest-africain, le riz constitue la nourriture de base d'une grande partie des populations. L'État importe 700 mille tonnes de riz pour plus de 152 milliards de FCFA (à peu près 232 000 000 €) par an. Et pourtant, certains pays fournisseurs comme la Chine, la Thaïlande premier producteur mondial du riz, n'ont pas été aussi "gâtés" par la nature que la Côte d'Ivoire. L'espace cultural et la démographique galopante sont autant d'éléments qui devraient faire de ce dragon d'Asie, une oasis de famine. Mais que non, le 1 milliard 600 millions de chinois mangent suffisamment et arrivent à exporter le surplus vers les autres pays notamment la Côte d'Ivoire.
De sur croix, selon les experts, le riz pousse partout en Côte d'Ivoire ! et on peut facilement et rapidement ramener les importations à 5 mille tonnes par an comme le veut l'État mais les moyens injectés restent insuffisants.
Pour revenir à la FAO, son budget s'élève chaque année à 867,6 millions de dollars, le président Wade à lui dénoncé "certaines ONG, goulues et dévoreuses de ressources d'aide qui en absorberont une bonne partie au moyen de toutes sortes d'artifices, en administration, voyages et frais d'hôtel luxueux de soi-disant experts, plutôt qu'en actions".
La réponse de Diouf
Jacques Diouf a lui jugé "inopportunes" les virulentes déclarations du président sénégalais et l'a renvoyé "à ses problèmes".
La position de Ban-Ki Moon
Devant cette allocation solennel du Président Wade, Ban-Ki Moon compatit mais n'entend pas céder, il a affirmé à la presse : "Vu la gravité et le sérieux de la situation, je veux comprendre l’irritation de beaucoup de dirigeants africains et compatir avec eux, y compris le président Wade du Sénégal".
Pour finir, on peut resté serein, ce problème alimentaire qui existe depuis plus de 40 ans sur le continent africain se règlera certainement dans un peu moins d'un mois à Rome (siège FAO). Enfin, c'est ce que nous croyons ! ce qui est sûre, il se tiendra une importante réunion internationale sur la crise alimentaire mondiale à l'extérieur du continent le plus pauvre.
Par Akwa Bahi Jean-Christophe.
18:15 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, Sénégal, Wade, FAO, Diouf, Dossier, Ivoirenews
22.05.2008
VIDEO : Galère des étudiants de Bouaké
Reportage Vidéo : Gros plan sur les conditions de vie difficiles des étudiants de l’université de Bouaké (le 22 mai 2008).
Regardez la vidéo >>>> ICI <<<<
20:05 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, dossiers, étudiants, afrique, bouaké, misère, ivoirenews
L’Union Africaine : Pour quoi ?
Dans quelques jours, précisément le dimanche prochain 25 mai, l’organisation de l’Unité Africaine aura 45 ans. D’une structure dédiée à la décolonisation, la mutation en Union Africaine doit éclaircir les rôles et missions de l’organisation panafricaine. Que de chemins parcourus ?
Cependant, à l’heure actuelle, hormis l’ancien Président Béninois Emile Derlin Zinzou, aucun des chefs d’Etat, pères fondateurs de l’OUA, ne se trouve encore parmi nous. Excepté les présidents Ahmed Sékou TOURE de la Guinée et Félix Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire (morts au pouvoir), Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Léopold Sédar Senghor du Sénégal (décédés après avoir bien longtemps abandonné le pouvoir), tous les autres pères fondateurs de l’organisation ont été soit destitués, soit victimes de coups d’Etat. La défunte OUA était essentiellement politique.
Créée en vue de consolider la paix et la concorde entre tous les Etats du continent, l’OUA n’a jamais pu accomplir cette noble mission. La preuve, aussitôt après sa naissance, elle connaîtra des conflits internes aigus tel le problème du Sahara Occidental. C’est ce problème qui est à l’origine du retrait du Maroc de l’organisation. Malgré moultes démarches et tractations, le Roi Hassane II n’a jamais voulu faire réintégrer son pays au sein de l’OUA.
Après le décès du Roi Hassane II en 2000, son fils Mohamed V n’a, lui aussi, daigné faire un retour du royaume à l’organisation. Le Zaïre de Mobutu, aussi, avait mis un moment sa participation entre parenthèse, avant de revenir sur la pointe des pieds. Les sommets de l’OUA étaient devenus une sorte de foire destinée aux rencontres annuelles de chefs sans relief. En son temps, l’Ivoirien Felix Houphouet Boigny préférait un voyage d’agrément à Paris à la messe africaine.
En 2003-40 ans après son existence – en vue de redynamiser cette organisation moribonde, les chefs d’Etat africains, avec à leur tête le guide Libyen Mouammar Kadhafi, opteront pour le changement de l’OUA en « Union Africaine ». L’Ivoirien Amara Essy fut le dernier secrétaire général de l’OUA et notre compatriote, Alpha Oumar Konaré aura été le premier président de la commission de l’Union africaine. L’Union Africaine ayant succédé à l’OUA, le Secrétariat général a été remplacé par la Commission. Malgré ce profond changement, l’Union africaine, à l’instar de la défunte OUA, traverse de nombreuses difficultés. Bâtie sur le même modèle que l’Union Européenne, l’Union Africaine souffre d’abord d’un manque de moyen certain.
L’épineux problème de l’Union Africaine est le non-paiement des cotisations par les Etats. Rares sont les Etats-membres qui s’acquittent régulièrement de leurs cotisations annuelles. Pour certains des Etats, c’est un refus délibéré et non une incapacité financière. Des Etats avaient mis plus de cinq ans sans s’acquitter de leurs arriérées de cotisations.
Un autre problème majeur auquel est confrontée l’Union Africaine est la lourdeur des dépenses. Malgré ses maigres ressources et le refus de certains Etats de payer leurs cotisations, l’Union Africaine entretient ses fonctionnaires à coup de milliards de nos francs. D’ailleurs, d’aucuns se demandent si l’organisation panafricaine a été créée pour le bonheur commun de tous les africains ou pour l’enrichissement de quelques personnes se trouvant à sa tête. Article copié sur maliweb. net. La nouvelle Union Africaine, tout en conservant le même siège que l’OUA propose une réelle mutation. Elle compte prendre en charge le développement du continent. Elle est porteuse d’un programme politique, économique et social pour l’Afrique. Avec pour objectif, une politique commune de défense, la participation populaire aux affaires de l’Union, le droit d’intervention dans les pays coupables de crime contre l’humanité ou simplement à la demande d’un pays afin de rétablir la paix ou la sécurité.
Sur le continent, la guerre existe au Soudan, en Somalie, au Burundi, au Tchad, au Congo Démocratique, en Erythrée etc.…. Qu’a fait l’Union Africaine pour la résolution de ces problèmes brûlants ? Ces conflits ont contraint des millions d’africains à prendre le chemin de l’exil. Qu’a fait l’Union Africaine pour ces millions de réfugiés qui vivent sur le continent ? Souvent, des chefs d’Etat sont eux-mêmes la cause du phénomène des réfugiés en Afrique. Assisterons-nous impassibles à ce phénomène de réfugiés, rapatriés et personnes déplacées sur notre continent ?
La fusion de deux propositions de plans de développement de l’Afrique, celle du Sud-Africain Thabo MBecki et du Sénégalais Abdoulaye Wade donna naissance à un plan unique, le Nouveau Partenariat pour le Developpement de l’Afrique (NEPAD). Malgré une promesse de soutien de l’Union Européenne, des institutions internationales et du G8, le NEPAD tarde à prendre son envol. Le Président de la commission de l’UA semble plus absorbé par les questions de politiques ou de gestion des conflits que de developpement.
Enfin, le problème de leadership tend à diviser les responsables de l’Union. Les structures sont élaborées de telle sorte que le président de la Commission n’a aucun pouvoir contraignant sur les chefs d’Etat.
Est-ce la raison pour laquelle notre compatriote, Alpha Oumar Konaré, n’a pas jugé nécessaire de briguer un second mandat ? Quel avenir pour l’Union Africaine
Source : temoust
19:15 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Afrique, Côte d'Ivoire, Sénégal, Union Africaine, Ivoirenews, Boigny
19.05.2008
Organisation des pavés en Afrique
Afrique : Les pavées et occupées. Le cas d'Abidjan :
Occupés abusivement par les commerçants et les vendeurs ambulants, les trottoirs sont presqu’ inexistants dans le district d’Abidjan.
Les trottoirs aménagés et réservés aux déplacements des piétons sont en voie de disparition. Ils sont plutôt bondés d’étalages de certains vendeurs. Malgré les opérations de déguerpissements initiées par les mairies et le District, cette autre catégorie de commerçants continue de faire de la résistance. Approchés, les mis en cause ont développé des arguments pour justifier leur choix de ces espaces. Pour bon nombre d’entre eux, il s’agit de questions économiques. «Le coût des places disponibles dans les marchés est énorme. Ajouté à cela, on note un manque criard d’infrastructures pour accueillir tous les opérateurs», a expliqué Mme Kouassi Léonie, vendeuse de produits vivriers à Adjamé. Tout comme cette dernière, une vendeuse de fruits a fait remarquer que la plupart de leurs clients sont tout le temps pressés et refusent de rentrer dans le marché pour faire leurs achats. «Les clients préfèrent faire leur marché en bordure des routes qu’à l’intérieure du marché pour éviter les bousculades entre les box», a noté une vendeuse, qui a présenté le marché d’Adjamé comme une niche de chiens. Selon cette dernière, le marché du Forum dans la commune d’Adjamé est mal construit et mal éclairé. Elle a aussi dénoncé les taxes municipales ainsi que les coûts excessifs des places. A Adjamé Ran, les clients sont en partie responsables de l’occupation anarchique des espaces réservés aux piétons. Ces clients, généralement des «boss», viennent en véhicules et refusent de descendre de leur voiture pour faire leurs achats. Beaucoup d’autres fréquentent ces marchés où ils ont la possibilité de payer moins cher, généralement au prix de gros. A Yopougon UTB et SIPOREX, les vendeuses de vivriers et de poisons frais se sont installées sans gène sur le trottoir. Les récurrents accidents qui ont lieu dans cette zone ne découragent pas les clients et les commerçants qui s’y rendent régulièrement pour leurs affaires. «A Yopougon, nous n’avons pas de marchés mais des baraques qui ne répondent pas à nos attentes. Quand il pleut, le marché est inondé. Dans ces conditions, il est difficile de faire ses emplettes», a présenté un consommateur qui a dit ne pas être prêt à patauger dans la boue pour faire ses achats. Le pont piéton de l’Habitat Extension est devenu un véritable centre de commerce. Même scénario au rond point d’Adjamé-220 logements. Les opérations de déguerpissement initiées récemment par le ministre de la Ville et de la Salubrité se sont avérées inutiles. Les commerçants ont encore réinvesti les lieux, sans se préoccuper des piétons qui sont obligés de se frayer un passage tant bien que mal. Parfois, ces «envahisseurs» qui font de la résistance aux opérations de déguerpissements poussent leur audace jusqu’à l’occupation des chaussées réservées aux automobilistes. Des trottoirs sont carrément transformés en maquis et buvettes. Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, malgré les occupations anarchiques et illégales, des taxes municipales sont exigées à ces commerçants. Toute chose qui les encourage à demeurer dans cette situation. Outre les vendeuses de vivriers et les commerçants, les véhicules, à savoir les taxis communaux, les camions et les Gbakas encombrent les trottoirs. Impossible de se déplacer aisément à la gare routière d’Adjamé. Le District doit revoir sa copie et veiller à la construction de marchés modernes dans les communes.
Sources : Le Quotidien
21:25 Publié dans Dossiers | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Côte d'Ivoire, routes, afrique, infrastructures, indiscipline, pauvreté, abidjan


