28.11.2011
DJ Arafat à la conquête du Bataclan
Le grand concert de l'artiste ivoirien, Dj Arafat, Commandant Zabra, prévu pour le samedi 24 décembre (jour de fête) aura bel et bien lieu, selon les organisateurs. L'artiste accompagné de son staff au complet, devrait attérir en Décembre à Paris, dans la cadre de sa Tournée Européenne entre la France, l'Italie, Le Royaume-Uni et la Belgique.
DJ Arafat et ses danseurs BB sans os et Ordinateur, seront en attraction au Bataclan, l'occasion de démontrer une fois de plus leurs prouesses scéniques à travers le Zropoto, le frapper naboula ou encore l'Aregueder.
Il ne fait aucun doute que l’artiste ivoirien surnommé Yôrôbô va mettre le feu sur les scènes européennes.
Une véritable aubaine pour les mélomanes qui en ont de quoi passer un moment exceptionnel quelques jours avant de se lancer dans la nouvelle année.
Billeterie :
http://www.infoconcert.com/artiste/dj-arafat-95167/concerts.html
21:02 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : dj arafat, bataclan, concert, bebe sans os, ordinateur, coupé décalé, zropoto, 202, aregueder
09.07.2011
Insécurité à Abidjan:Des domiciles braqués en plein jour
Les braquages sont devenus monnaie courante à Abidjan. Même les quartiers huppés, longtemps épargnés, sont désormais des cibles de choix pour les gangsters. Les Abidjanais vivent en ces temps-ci, des moments de peur panique. Les attaques à mains armées et autres agressions connaissent une forte résurgescence. En effet, depuis quelques semaines, on assiste à une recrudescence des agressions à mains armées dans la commune autrefois paisible de Cocody, plus précisément à la Riviera Bounoumin. Le traumatisme est tel que la population de ce quartier vit à présent des moments d’intense frayeur. Selon les témoignages, alors que des femmes vaquaient à leurs occupations, des inconnus armés ont fait irruption au domicile d’un de leur voisin à Cocody, le mardi 5 juillet 2011, dans la matinée. Tétanisées par la peur, ces femmes ont assisté impuissantes à l’agression de la victime. Les bandits se sont ensuite retirés sans être inquiétés, avec leur butin. C’est dire que la situation devient insupportable pour les habitants de ce quartier. A la Riviera Bounoumin, un braquage a été perpétré non loin du domicile de l’ex-ministre Jean-Jacques Béchio, en pleine journée. Un cadre du ministère de l’Economie et des Finances qui a requit l’anonymat a été dévalisé sous la menace d’armes de guerre, en présence de sa famille. Tout ayant été emporté chez lui, c’est la désolation dans cette famille qui se remet à peine de sortir de la crise postélectorale. Dans le quartier, les habitants se barricadent désormais. Si bien qu’il devient difficile pour les uns et les autres de rendre, à l’improviste, des visites de courtoisie à leurs amis et connaissances. Et même à leurs proches parents. La peur ayant traumatisé les habitants de ce quartier. La nuit tombée, c’est l’angoisse et la psychose dans tout le District d’Abidjan. Alors que les autorités actuelles ont promis aux Ivoiriens de veiller sur les personnes et les biens. En attendant que la sérénité revienne dans le pays, le calvaire de la population continue et tout le monde vit la peur au ventre.
Par Jean-Baptiste Essis
19:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : ouattara, gbagbo, rebelle, soro, affi n'guessan
15.04.2011
Côte d'ivoire : Dure la Réconciliation...
Côte d'ivoire : Dure la Réconciliation...
Une réconciliation nationale déjà en péril ?
Le « Président »Alassane Ouattara promet de « réconcilier » et « pacifier » le pays. A l'heure actuelle, la Côte d'ivoire sort lentement d'un traumatisme post-électoral.
Cependant, comme l'affirmait dans le journal Libération un élément des Forces Licornes ayant collaboré avec les FRCI, « Alassane Ouattara a du pain sur la planche, les soldats traditionnels (dozos) sont tres indisciplinés » .
Les élites ivoiriennes pourchassées
Deux jours après l'arrestation de Laurent Gbagbo par Alassane Ouattara et déjà plus de cent opposants politiques arrêtés, certains assignés à résidence, d'autres froidement battues et assassinés comme ce fut le cas du Ministre Désiré Tagro. Les hommes politiques d'aspiration socialiste sont largement visés, et recherchés à travers le pays, parmi lesquelles Laurent Akoun, Amani N'Guessan, Alphonse Douati, Gomon Diagou, ou encore Bohoun Bouabré. Les anciens compagnons de lutte du Président Houphouet-Boigny n'ayant pas soutenu Alassane Ouattara ne sont pas épargnés, ainsi Jean-Jacques Béchio et Ben Soumahoro ont été lynchés par les Forces Républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro-Ouattara), tandis que des anciens ministres d'Houphouet-Boigny sont activement recherchés. La liste des recherchés s'étend aussi aux acteurs de la vie économique, sociale et culturelle qui ne sont pas forcement ancrés dans une formation politique, il s'agit notamment d'Ahoua Don Mello (Ex- President du BNETD), Philippe Attey, Zadi Kessé, Michel Digbeu (Digbeu Cravatte), O'nel Mala, Bailly Spinto (liste non exhaustive). L'on vient aussi d'apprendre que Gadji Céli et Hanny Tchéllé auraient été découpés à la machette, une information qui reste à confirmer.
Une première pour la Côte d'Ivoire, jamais une chasse à l'homme de cette ampleur n'avait été observée, même sous le régime de Gbagbo, jamais un opposant politique n'avait été arrêté.
Au regard de tous ces événements, sans être partisan, nous somme en droit de nous demander si nous ne risquons pas de perdre toute une partie de la classe politique ou même une partie des élites ayant contribué directement ou indirectement au développement de la nation depuis l'indépendance. Alassane Ouattara, l'homme qui se dit économiste devrait savoir l'importance du capital humain et des ressources humaines en général, dans la perspective de croissance économique d'un pays. L'on ne peut pas remplacer tous les fonctionnaires de l'État par son bon vouloir. Il faudra compter sur des anciens hauts fonctionnaires connaissant biens les dossiers pour bâtir une politique économique efficace. Et non se contenter de nommer à des postes stratégiques des personnalités aux connaissances plus que douteuses, dont les parcours académiques sont limités comme Hamed Bakayoko (Ministre de l'intérieur), Guillaume Soro (Premier Ministre), Sidiki Konaté ou encore la ministre de l'Education Kandia Camara dont le cursus universitaire est limité au BAC+1 .
Il ne faudra pas oublier aussi que la réconciliation ne se fait pas à l'intérieur d'un seul camp ou par l'élimination des représentants d'un camp adverse, cela ne peut qu'animer le désir de haine pour se transformer en une spirale vicieuse de la vengeance d'années en années. A l'instar de Nelson Mandela en Afrique du Sud, le défi du Président Alassane Ouattara est de remettre au travail, ensemble, tous les enfants d'une même nation, après un forum de réconciliation des forces vives de la société, sans chercher à écarter ses opposants par des faux procès, comme l'on fait Mobutu (au Zaïre), ou encore Staline (URSS) dans le passé.
La Chasse aux civils
La situation est encore plus grave pour les civils, l'on constate que les populations du sud tels que les Attiés, Ebriés, Adjoukrous, Bétés ou encore Agnis, pour ne citer que ceux la, sont persécutés par les FRCI dans certaines zones de la capitale économique ivoirienne. C'est le cas notamment à Yopougon Gesco et Abidjan sud. Les populations dioulas et baoulés sont par contre épargnés.
Un régime de terreur à l'ouest
Les populations de l'ouest subissent les plus grandes exactions de la part de FRCI : viols et crimes par centaines, notamment à Duékoué, Daloa, Gagnoa, Issia ou encore Toulépleu. Selon des témoins sur place, les FRCI ont commencés depuis une semaine à arracher les terres cultivables aux populations autochtones pour les transmettre à des individus d'ethnie Mossi, Moré ou Dioula.
La terreur règne en ce moment dans la ville de Daloa qui s’est vidée de sa population Bété et des jeunes autres que Dioulas. Les forces d’Alassane Ouattara sont sans pitié pour tous les jeunes d’autres ethnies. Sur indications de certains jeunes, ces forces de la terreur dont certaines se surnomment, à raison, Terminator, écument les quartiers où vivent les Bété, Guéré et Wobés à la recherche de « miliciens de Gbagbo ». Ainsi, chaque jour qui passe apporte son lot de désolation dans les familles autres que Dioulas.
Ainsi, le mardi 12 avril dernier, au quartier Soleil 1, un jeune homme a été arraché de sa maison pour être exécuté au corridor de Man pour son activisme en faveur de Gbagbo pendant les campagnes présidentielles ; ce même jour également, dans un village dont nous taisons le nom, un autre jeune homme a été sauvagement abattu sous les yeux impuissants des villageois à qui l’ordre a été donné de ne pas l’inhumer pour servir « d’exemple aux autres » ! Le mercredi 13 avril, une femme a été battue à mort par les supporters de Ouattara qui continuaient encore de jubiler de l’arrestation de Gbagbo. Cette femme aurait proféré des injures à la bande joyeuse de Ouattara. La mort de ladite femme a multiplié la joie chez ladite bande.
C’est ainsi que la vie se déroule désormais à Daloa. Les membres de « mauvaises ethnies » se terrent ou vivent dans la brousse. Il règne en ce moment une ambiance de terreur à Daloa. En dehors des Dioula, tous les autres ont peur, à moins qu’ils soient militants RDR. Quant aux militants LMP, ils sont systématiquement traqués et/ou tués. Dommage que la « grande communauté internationale » ferme volontairement les yeux sur ces atrocités primitives portant atteinte grave aux droits de l’homme. « Nous vivons ici à Daloa la peur au ventre, attendant l’arrivée inopinée de ces visiteurs indésirables qui pillent aussi les maisons et arrachent les portables à leurs propriétaires » selon un témoin.
Par Akwa Bahi J.C
23:16 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : côte d'ivoire, election, ouattara, gbagbo, arrestation de gbagbo, frci, fds, licornes, dogbo blé, blé goudé
12.04.2011
Arrestation de Gbagbo : Blé Goudé, nouveau Président ?
En effet, l'information est tombée cette apres-midi : Le Président Laurent Gbagbo a été capturé par le bataillon de Watao et Sherif Ousmane dans la matinée du 11 avril, avec l'aide l'armée française sur place. L'on a aussi apprit que le Colonel Kassaraté Tiapé (des FDS, Pro-Gbagbo) se serait entretenu avec Alassane Ouattara cet apres-midi.
Malgré cela, les combats se poursuivent à Abidjan nord, et des FDS se sont repliés à Abidjan sud avec le reste des armes lourdes. Le Ministre Charles Blé Goudé, quant à lui, a demandé au Conseil Constitutionnel, au regard de la vacance du pouvoir, de l'investir Président intérimaire. Les magistrats du Conseil lui aurait refusé cela, prétextant que le seul à pouvoir remplacer Laurent Gbagbo, est Mamadou Koulibaly, Président de l'Assemblée Nationale, conformément au code électoral ivoirien.
Selon, les dernières informations, les Jeunes Patriotes sont repliés à Marcory INJS, et attendent le mot d'ordre d'un supérieur.
Dans la soirée, Charles Blé Goudé est intervenu sur la chaine I Tele, pour, entre autres, démentir son arrestation.
Akwa Bahi J.C
01:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : blé goudé, arrestation gbagbo, ouattara, simone gbagbo, michel gbagbo, ahoua don mello, fds, frci, licornes
16.02.2011
Budget 2011 : Comment les 2.907 milliards seront mobilisés
En pleine crise post électorale, croulant sous le poids des sanctions économiques, quasiment sevré par ses partenaires bilatéraux, le gouvernement ivoirien du Premier ministre Aké N’Gbo a fait le pari d’exécuter entièrement un budget fixé à 2907,3 milliards Fcfa.
La question était sur toutes les lèvres au lendemain de la publication du budget 2011 de la Côte d’Ivoire. La crise post électorale qui a exacerbé les perturbations de l’environnement socio- économique et la croissance attendue, en 2010 à 3%, a connu un fléchissement à 2,7%, sans compter la décélération de la croissance mondiale à 4,2% contre 4,8% en 2010. Comment, dans de telles conditions, le gouvernement ivoirien s’arrangera-t-il pour tenir les 2 907,3 milliards de budget annoncés ? Bluff, effet d’annonce, coup de pub… Le scepticisme était le sentiment le mieux partagé… avant la tenue, le 9 février dernier, de la rentrée budgétaire. Occasion, pour le ministère délégué en charge du Budget, de décliner toutes les composantes de ce budget et de situer sur l’effectivité de sa mise en œuvre. Justin Koné Katinan, en charge de ce ministère, a réuni les différents responsables des régies financières pour situer sur les dispositions pratiques qui seront prises, pour tenir ce pari, même dans un contexte de quasi hostilité !
Impôts : Signature de contrats d’objectifs entre le Dg et les responsables de services Principales pourvoyeuses de recettes pour l’Etat, les administrations des impôts et des Douanes reconnaissent que le contexte de crise post- électorale rendra difficile les hypothèses de travail, plus précisément, la collecte des ressources. Elles ont dû édicter des mesures particulières pour renforcer leur productivité sur le terrain. A la direction générale des impôts, la mesure phare est la signature de contrats d’objectifs chiffrés entre le Directeur générale et les responsables des différents services producteurs de recettes.
« La réalisation de ces objectifs est une obligation de résultats », a indiqué Lambert Kessé Feh, le patron de l’administration fiscale ivoirienne. L’exécution de ces contrats fera l’objet chaque trimestre, d’une évaluation. Toutefois, les moyens nécessaires seront mis à la disposition de ces différents services pour la réalisation desdits objectifs. D’autres mesures ‘’à impact positif’’ sont annoncées dans l’annexe fiscale 2011 : reconduction de la contribution de sortie de crise, pour laquelle il est attendu 16,8 milliards FCFA, sera reversée à 100% au budget de l’Etat. Une taxe sur les télécommunications (l’un des secteurs les plus dynamiques) a été instituée et devrait rapporter 13 milliards de recette et contribuera à 50% au budget national. Le caoutchouc granulé aussi en pleine embellie connaîtra une nouvelle taxe qui participera à 30% au budget national. Ce qui devrait permettre d’engranger 9 milliards d’impôts. De façon plus générale, les efforts qui ont été des facteurs de productivité en 2010 seront renforcés. Il s’agit, notamment du renforcement de l’encadrement des services, de l’intensification de la lutte contre la fraude et de l’amélioration de l’organisation des services.
Selon Kessé Feh, si toutes ces mesures sont mises en œuvre, la DGI devrait pouvoir atteindre ses objectifs qui ont été fixés, pour 2011 à 1070,9 milliards F. Soit une marge de progression de 6,3% par rapport à 2010.
La Douane vise 1000 milliards
L’objectif de recette de la Douane en 2011 est, officiellement, fixé à 928 milliards F. mais le directeur général de cette administration compte bien aller au-delà et atteindre la barre des 1000 milliards. Alphonse Mangly explique cet optimisme par l’ensemble des projets qui seront mis en œuvre pour rendre les Douanes ivoiriennes aussi performantes qu’en 2010 où 938,58 milliards ont été collectés. Il s’agit, notamment de la sécurisation et de la simplification des procédures au niveau du Port, de l’organisation des contrôles sur la base de l’analyse du risque, de la maîtrise du transit, des régimes suspensifs et des exonérations, du renforcement des contrôles après dédouanement et la lutte contre la fraude, de la modernisation de la gestion des ressources et enfin, de l’optimisation du système Sydam Word.
Le Trésor compte sur la qualité de la signature de la Côte d’Ivoire Des différentes ressources qui sont attendues dûe la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, le plus gros espoir réside dans les emprunts sur les marchés monétaire et financier. Du moins jusqu’à ce que la crise à la Bceao n’éclate. Selon la Directrice générale de cette administration, Simone Djédjé Mama, en 2011, il est prévu, au titre des émissions de titres publics, un montant total de 717,1 milliards F, dont 627,1 milliards pour les Bons du Trésor, 60 milliards pour les emprunts obligataires et 30 milliards pour les obligations du Trésor. ‘’Ces émissions de titres publics représentent à elles seules 24,6% des ressources totales du budget’’, confie la ‘’caissière de l’Etat’’. Loin devant les recettes fiscales et non fiscales, desquelles il est attendu moins de 110 milliards.
Cette année, le Trésor ne compte pas sur les appuis budgétaires émanant essentiellement des partenaires bilatéraux que sont le FMI et la Banque Mondiale (73,7 milliards en 2010). C’est dire que le fer de lance au niveau de cette administration pour relever le défi du budget national est la mobilisation des emprunts sur les marchés monétaire et financier. Laquelle a bâti son succès sur la qualité de la signature de la Côte d’Ivoire. Une bonne réputation qui s’est forgée à travers le respect des échéances de remboursement des bons du Trésor, ‘’malgré un environnement économique et financier difficile’’. C’est pourquoi, la plus grande inquiétude de Simone Djédjé Mama est le désamour actuel entre la Bceao et la Côte d’Ivoire. ‘’Jusqu’à aujourd’hui, il n’y a pas eu d’intervention sur le marché financier. Alors que celles-ci ne devraient pas s’arrêter en principe’’. C’est pourquoi pense t- elle, ‘’il faut revoir les chiffres relatives aux prévisions sus mentionnées’’.
Par Jean-Louis GBANGBO (Le Journal De L'Economie - 14/02/2011)
01:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : economie, côte d'ivoire, ouattara, city bank, sgbci, election, crise, gbagbo

